Les défaites cinglantes des deux ex-adjoints de Jean-Marc Ayrault, Dominique Raimbourg à Saint-Sébastien et François de Rugy à Orvault, ont certes un peu gâché la fête, dimanche soir. Mais ces deux échecs notables mis à part, ce premier tour des municipales a globalement souri une nouvelle fois à la gauche sur le territoire de la communauté urbaine.
On ne reviendra pas sur la victoire sans appel de Jean-Marc Ayrault à Nantes, qui lui permet d'asseoir un peu plus sa position de « patron » de l'agglomération. Comme lui, tous les poids lourds socialistes de Nantes Métropole ont été réélus facilement, dès le premier tour : Gilles Retière à Rezé, Jean-Pierre Fougerat à Couëron, Charles Gautier à Saint-Herblain, Christian Couturier aux Sorinières ou encoreJean-François Retière à Mauves.
Relève assurée
Même chose dans les communes gérées par la gauche et dont les maires sortants ne se représentaient pas : partout, leurs successeurs désignés l'ont emporté haut la main. C'est le cas de Valérie Demangeau au Pellerin, de Pascal Pras à Saint-Jean-de-Boiseau et de Fabrice Roussel à La Chapelle-sur-Erdre, trois nouveaux venus qui incarnent la relève.
Arrivés aux commandes de leurs communes respectives en cours de mandat, à la faveur d'élections anticipées, Michèle Gressus à Bouguenais, Liliane Plantive à La Montagne,Jean-Yves Le Drenn à Indre et Bernard Aunette à Sainte-Luce ont, eux aussi, été confirmés dans leurs postes dès le premier tour. À Brains et à Saint-Léger-les-Vignes, les maires PS sortants, Jean-Pierre Legendre et Jacques Gillaizeau, sont également réélus.
Bouaye repasse à gauche
À Bouaye, la sortante centriste Marie-France Burgaud, qui ne l'avait emporté que de cinq voix en 2001, a cette fois été largement battue par le socialiste Jacques Garreau. Enfin, à Saint-Aignan-de-Grandlieu, le centre-gauche Jean-Claude Lemasson, étrille littéralement (avec plus de 73 % des suffrages) son adversaire Yann Repic, dauphin désigné du maire sortant divers droite Jean-Pierre Guilbaud, qui ne se représentait pas.
Au total, dix-sept des vingt-quatre communes de Nantes Métropole vont donc être gérées par la gauche à l'issue de ces municipales.
La droite conserve ses bastions
Sans surprise, l'UMP Laurent Dejoie a facilement été réélu dans son fief de Vertou. Victoire facile, également, du centre droit Joseph Parpaillon à Orvault, du « sans étiquette » Joël Guerriau (ex-UDF, ex-UMP) à Saint-Sébastien et du sortant Claude Guillet, successeur de Gisèle Gautier, à Carquefou, malgré la présence d'une deuxième liste de droite.
À Basse-Goulaine, le successeur de Serge Poignant, Alain Vey, en ballottage très favorable, devra en revanche patienter jusqu'à dimanche pour retrouver son siège. La droite devrait aussi conserver Sautron,où Marie-Cécile Gessant, ex-première adjointe du maire sortant Claude Brétécher, a largement distancé son dauphin désigné, Alain Besso, et le socialiste Dominique Gautier. Incertitude en revanche à Thouaré, où le duel du second tour s'annonce très serré entre le sortant Pierre Aillet, soutenu par l'UMP, et le socialiste Bernard Chesneau.
Xavier Boussion