Les élections municipales
à Nantes



Notre dossier spécial !

Les résultats de 2001
à Nantes

J.-M. Ayrault (PS) : 54,94 %
(réélu dès le premier tour)

J.-L. Harousseau (UDF) : 34,15 %

H. Defrance (LO) : 5,53 %

P. Bruneau (FN) : 3,02 %

P. Peraldi (MNR) : 2,36 %

Les 65 membres de la liste Ayrault

"Nantes & Plus"

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Lutte ouvrière

L'actu de la campagne à Nantes

mardi 22 janvier 2008

Les espoirs déçus du boutiniste nantais Ghislain Gomart

Absent de la liste de Sophie Jozan pour les élections municipales de Nantes, Ghislain Gomart, le délégué régional du Forum des républicains sociaux (FRS) et co-président de Générations Nantes, juge « l'affaire mal engagée ».

Vous attendiez-vous à ne pas être sollicité pour figurer sur la liste menée par l'UMP Sophie Jozan ?

« Je suis effectivement surpris de ne pas avoir été sollicité alors qu'elle m'invitait régulièrement, il y a peu, aux réceptions de sa campagne législative. Mais le temps venu, j'ai rapidement compris que Sophie Jozan n'avait aucune intention de m'appeler. »

« Je n'ai pas de regrets, mais du ressentiment »

Avez-vous des regrets ?

« Je n'ai pas de regrets, mais du ressentiment. Depuis le départ, on peut imaginer que Sophie Jozan n'avait en fait pas la volonté de s'allier toutes les forces de droite. Alors qu'elle avait obtenu, dans un premier temps, le soutien de toutes les composantes de la majorité présidentielle, elle a délibérément choisi de se priver de l'apport de nombreuses personnalités politiques locales et de certaines sensibilités de l'UMP. »

Quel est le poids du Forum des républicains sociaux (FRS) à Nantes ?

« Nous comptons entre 200 et 300 adhérents à Nantes. Nous ne nous retrouvons absolument pas dans cette liste eu égard à notre poids politique sur la ville, au dynamisme et à l'engagement de nos militants sur le terrain. »

Pour expliquer votre absence sur cette liste, Sophie Jozan évoque vos obligations parisiennes qui vous empêchent d'être sur le terrain à Nantes....

« C'est effectivement ce qu'elle avance. Je crois que mes fonctions de conseiller de Jean-Louis Borloo et de cheville ouvrière du Grenelle de l'environnement auraient été considérées pour toute autre tête de liste comme des atouts pour la campagne électorale. Mais je note que ce qui n'est pas possible pour les uns l'est pour les autres. Hervé Grelard, qui figure en dixième position sur la liste, travaille lui aussi à Paris toute la semaine. »

« Le combat contre Jean-Marc Ayrault sera difficile »

Il s'agit donc pour vous d'une décision purement politicienne ?

« Oui. Et c'est dommage. Le combat contre Jean-Marc Ayrault sera difficile. L'union large et dynamique telle que nous l'avons pratiquée avec François Pinte au sein de Générations Nantes était d'autant plus impérative. Quelle tristesse de s'apercevoir que la droite nantaise n'est toujours pas capable d'entrer dans une logique d'alliance pour mettre toutes les chances de gagner de son côté. »

En conclusion, vous n'allez donc pas soutenir la liste Jozan ?

« On ne me l'a pas demandé. Mais pour ma part je vais suivre avec grand intérêt cette campagne. Je vais me positionner en observateur. Je réside toujours à Nantes et j'y suis tous les week-ends. Je souhaite bonne chance à cette liste. Et je regarderai le 17 mars si les résultats sont bons. Aujourd'hui, je préfère m'inscrire dans l'avenir. Car Nantes est toujours au centre de mes préoccupations. »

Propos recueillis par Dominique Bloyet.
 

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