Les élections municipales
à Nantes



Notre dossier spécial !

Les résultats de 2001
à Nantes

J.-M. Ayrault (PS) : 54,94 %
(réélu dès le premier tour)

J.-L. Harousseau (UDF) : 34,15 %

H. Defrance (LO) : 5,53 %

P. Bruneau (FN) : 3,02 %

P. Peraldi (MNR) : 2,36 %

Les 65 membres de la liste Ayrault

"Nantes & Plus"

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Lutte ouvrière

L'actu de la campagne à Nantes

lundi 10 mars 2008

Nantes : Jean-Marc Ayrault haut la main

Une victoire claire, nette et sans bavure. En l'emportant dès le premier tour avec 55,7 % des suffrages, Jean-Marc Ayrault a une nouvelle fois mis tout le monde d'accord.

Malgré la présence de sept listes en compétition, une profusion qui rendait plausible l'hypothèse d'une (ré)élection en deux tours, le maire PS sortant, qui partait archifavori, s'est imposé aussi facilement que lors des précédents scrutins.

Il s'offre même le luxe d'améliorer son score par rapport à 2001 (54,94 %), en réunissant sur son nom plus de 55 000 voix et en distançant sa principale rivale, Sophie Jozan, de près de 26 000 voix. Le tout sur fond de participation en hausse sensible : plus de 55 %, contre 51 % il y a 7 ans.

Pas le moindre signe d'usure, donc, pour celui qui tient fermement les rênes de la sixième ville de France depuis 1989, et qui devient ainsi le premier maire de Nantes, depuis Ferdinand Favre (1832-1848 puis 1852-1866), à décrocher un quatrième mandat. Au passage, Jean-Marc Ayrault obtient un élu de plus et repart pour six ans à la tête d'une équipe de cinquante-deux adjoints et conseillers municipaux.

L'UMP à l'étiage

Désignée par l'UMP pour partir à l'assaut de la « forteresse Ayrault », Sophie Jozan, malgré une campagne honorable, n'a pas réussi à faire mieux que ses prédécesseurs. À quelques dizaines de voix près, elle frôle tout juste la barre des 30 %. En 2001, Jean-Luc Harousseau avait fait quatre points de mieux, avec il est vrai deux listes de moins en présence.

La candidate de la droite nantaise, qui obtient dix élus, n'a pas réussi à mobiliser au-delà de son électorat traditionnel. Elle a sans nul doute pâti d'un contexte national plutôt favorable à la gauche, mais aussi de la présence de la liste MoDem, emmenée par Benoît Blineau, qui a davantage mordu à droite qu'à gauche.

Les espoirs déçus du MoDem

Fort du score obtenu par François Bayrou à Nantes lors de la dernière présidentielle (21 %), Benoît Blineau pensait être en mesure de jouer les trouble-fête de ces municipales 2008. Voire même de se maintenir au deuxième tour s'il franchissait la barre des 10 %. Ses espoirs ont été déçus : avec tout juste 6,5 % des suffrages et deux élus au conseil municipal, le MoDem ne peut prétendre peser véritablement dans le paysage politique nantais.

L'extrême-gauche perd son élue

Seule représentante de l'extrême-gauche au conseil municipal depuis 2001, Hélène Defrance a perdu son siège hier. La porte-parole de Lutte ouvrière, qui obtient tout juste 1,5 % des voix, paie là le prix de son refus de faire liste commune avec la LCR et les indépendantistes bretons d'Emgann.

Avec un peu plus de 3,7 % des suffrages, Thierry Fourage et ses colistiers de « Nantes, à gauche toute ! » s'en tirent un peu mieux. Mais ils ne réussissent pas à atteindre la barre des 5 %. Avec les 890 voix recueillies par la liste conduite par Jean-Pierre Bréus (Parti des travailleurs), l'extrême-gauche, partie en ordre dispersée, ne réunit qu'à peine plus de 6 % des suffrages.

La liste « Culture (S) à Nantes » ne pouvait guère espérer faire mieux que de la figuration. Avec ses 1 789 voix, l'objectif est atteint.

Xavier Boussion


 

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