La délinquance de voie publique (vols avec violence, vol à la roulotte, vol de véhicules) a pris une bonne claque (- 6,3 %). Mais les dégradations ont sérieusement augmenté (+ 6,6 %). Outre les cambriolages, le nombre de véhicules incendiés aplus pour la police également progressé (834 en 2007 contre 816 l'année précédente).
Dans ces conditions, rien de surprenant à ce que le débat sur la vidéosurveillance ressurgisse. Le préfet, Bernard Hagelsteen, qui parle de « vidéoprotection », l'a dit en début d'année : il souhaite que la police soit reliée au réseau de vidéosurveillance des transports publics de la ville d'ici la fin de l'année.
L'exemple de St-Herblain
Surtout, Bernard Hagelsteen rêve que Nantes prenne exemple sur Saint-Herblain et se dote de caméras reliées au commissariat central. « C'est un bon outil pour lutter contre les vols ou les incendies de véhicules », estime Bernard Hagelsteen. Lequel ne manque pas de rappeler que « le ministère de l'Intérieur propose d'ores et déjà de financer le raccordement du système de vidéosurveillance au poste de police ».
La police est favorable au projet. À défaut de statistiques claires mettant en évidence l'élucidation de faits grâce à la vidéosurveillance, on cite quelques flagrants délits opérés à Saint-Herblain. Des jeunes interpellés alors qu'ils confectionnaient des cocktails incendiaires. D'autres surpris en train de commettre des dégradations. « La résolution d'affaires grâce à la vidéosurveillance reste modeste, indique Yves Monard, directeur départemental de la sécurité publique. Mais c'est un outil utile aux policiers. Un vrai plus. »
Le dispositif ne permettra pas d'enrayer pour autant l'autre point noir du bilan « sécurité 2007 », à savoir les atteintes volontaires à l'intégrité physique (6 561 faits contre 6 175 en 2006). Délits qui interviennent souvent dans le cercle privé, sur fond de consommation excessive d'alcool.
Yan Gauchard