Pourtant, avec la flambée des prix du baril de pétrole et après le Grenelle de l'environnement, le problème des transports va s'avérer crucial dans les prochains mois. Certains projets comme la liaison des lignes 1 et 2 du tramway, la liaison Nantes - Châteaubriant en « tram-train » et l'achat de nouvelles rames sont lancés, mais il reste encore beaucoup de travail à effectuer.
Les dangers de la saturation et de la concentricité
Les grandes orientations de demain auront une influence directe sur les modes de déplacements des prochaines années. Il faut d'abord se méfier d'un réseau trop concentrique de transports et essayer de développer un maillage périphérique du réseau qui désengorgerait le centre de Nantes et, en particulier l'arrêt Commerce. Et les liaisons entre les communes périphériques relèvent souvent du chemin de croix.
Se pose aussi la question des capacités futures du réseau à absorber le flux important de voyageurs supplémentaires qui est envisagé par la Semitan (5 % par an). Le Busway semble déjà victime de son succès et les heures de pointe dans le tram sont à éviter.
Un réseau ferré sous exploité
Mais le principal progrès à faire reste au niveau du réseau ferré, qui est encore largement sous exploité alors que le trafic suburbain ne cesse de progresser. La ligne Nantes - Vertou est victime de son succès et il faut envisager une extension vers Clisson. L'aménagement des deux accès à la gare reste sommaire, au nord comme au sud. Que dire de celle de Chantenay ou du Grand Blottereau...
Les aménagements favorisant la multimodalité n'en sont encore qu'au stade embryonnaire et une gare dédiée au trafic suburbain à Baco, permettrait l'accès direct au centre-ville et à toutes ses correspondances.
Les manques
Enfin, la ligne 5 (Baco - Gare - Île de Nantes - Chantenay - Université), la desserte de l'Île de Nantes (Jean-Marc Ayrault a promis un tramway), l'axe Guist'hau - Dervallières, l'aménagement du pôle d'échange gare sud et la ligne express Thouaré - Sainte-Luce - Gare sud par la prairie de Mauves sont toujours au point mort.
Philippe Corbou