Les élections municipales
à Nantes



Notre dossier spécial !

Les résultats de 2001
à Nantes

J.-M. Ayrault (PS) : 54,94 %
(réélu dès le premier tour)

J.-L. Harousseau (UDF) : 34,15 %

H. Defrance (LO) : 5,53 %

P. Bruneau (FN) : 3,02 %

P. Peraldi (MNR) : 2,36 %

Les 65 membres de la liste Ayrault

"Nantes & Plus"

Les 65 membres de la liste Blineau

"Nantes Démocrate 2008"

Les 65 membres de la liste Jozan

"Ensemble, pour Nantes !"

Les 65 membres de la liste Defrance

Lutte ouvrière

L'actu de la campagne à Nantes

lundi 03 mars 2008

Une campagne municipale, combien ça coûte ?

Les moyens financiers varient terriblement d'une liste à l'autre pour la campagne des municipales. Il est vrai que les candidats et les appareils politiques n'ont rien de comparable. À Nantes, le budget varie de 8 000 à 200 000 € suivant les candidats.

À Nantes, les candidats n'ont pas le droit de dépenser plus de 250 752 € pour le seul premier tour, plafond fixé par la loi. Seul Jean-Marc Ayrault (200 000 €) s'en approche, sachant que l'État ne remboursera pas plus de la moitié du plafond fixé, soit 125 000 €. Et seules les listes qui atteindront la barre des 5 % de bulletins exprimés pourront être remboursées de leurs frais.

Pauvre Culture (S)

Les petites listes ont, naturellement, les budgets les plus étriqués. « Le minimum obligatoire » pour Pierre Combarnous et sa liste Culture (S) à Nantes. Chaque colistier s'est « engagé à apporter une centaine d'euros. Le reste est complété par des dons de mécènes » explique M. Mouch. Car il faut imprimer les bulletins de vote (425 528), les professions de foi (203 093) et les affiches (162 grandes et 162 petites) obligatoires. « Le but est de s'autofinancer » détaille le chef de file de Culture (S). Jean-Pierre Bréus (Parti des travailleurs) part sur la même base, chaque sympathisant apportant son obole.

Thierry Fourage et son équipe bénéficient de l'aide de la LCR qui fournit bulletins de vote, professions de foi et affiches officielles, une dépense estimée à 9 500 €.

Sans oublier le petit coup de pouce d'Emgann. L'équipe nantaise ne prévoit donc pas plus de 3 000 € de dépenses. Hélène Defrance a prévu 1 000 € en plus du kit officiel pris en charge par Lutte ouvrière au niveau national.

Elle devrait donc dépenser 9 000 €. Et les militants et sympathisants sont invités à rembourser les 1 000 €.

Le recours à l'emprunt

Chez les trois principales listes, on va du simple au double avec 100 000 € pour le MoDem, 125 000 pour l'UMP et 200 000 pour l'équipe sortante. Le recours à l'emprunt est généralisé. Les deux tiers du budget ont été empruntés par les cinquante premiers colistiers chez Jean-Marc Ayrault. Au MoDem, tous les colistiers, selon leurs possibilités, se sont portés caution (de 200 à plusieurs milliers d'euros) pour un emprunt à 100 %. Le phénomène est identique pour l'équipe Jozan.

Les dons sont, en revanche, assez faibles, même si des chèques allant de 5 à 300 € sont régulièrement reçus aux permanences des différents candidats. Et certains profitent aussi des réunions et des marchés pour organiser des collectes.

Enquête Philippe Corbou
 
 

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