L'actu de la campagne à Saint-Nazaire
Comment vous sentez-vous au lendemain de ces élections ?
Écoutez, bien sûr, je ne suis pas tout à fait satisfait des résultats. Même si la gauche maintient ses scores traditionnels, il faudra tenir compte de la nouvelle répartition. Comme je l'ai déjà déclaré, les inquiétudes de la population se sont exprimées. Nous avons consacré beaucoup d'énergie à l'avenir de Saint-Nazaire au détriment d'une multitude de petites insatisfactions. Pour répondre à ces lacunes, nous réfléchissons à une nouvelle forme d'organisation.
Revenons sur la campagne. N'avez-vous pas privilégié les échanges Internet au travail de terrain ? Le sondage, vous ayant placé gagnant, n'êtes-vous pas tombé dans le péché d'orgueil ?
Non, je ne pense pas. Nous avons été sur le terrain, mais je pense que l'essentiel vient de ces insatisfactions, que « Label gauche » a d'ailleurs réussi à coaguler.
Beaucoup y voient un désaveu du maire ?
Ce n'est pas une élection glorieuse. On va étudier tout ça. Mais c'est la première campagne où j'entends dire que Batteux est autoritaire et a tout le pouvoir. Je n'accepte pas ça, car le Plan global de développement a été arrêté de manière très collective. Notre conseil municipal fonctionne comme les autres, avec un groupe majoritaire. Communistes, Verts, socialistes : chacun a son quant à soi. Ce n'est pas un seul homme qui décide tout.
Envisagez-vous de modifier votre méthode ?
Nous sommes en train de revoir les méthodes de gouvernance. Ce sera des réformes de fond. Je ne les ai pas inventées hier soir. Ça fait trois mois qu'on réfléchit là-dessus - sur le sujet de notre réactivité - car on sentait bien qu'il y avait « du mou ». Dans un délai d'une semaine après le prochain conseil, nous serons en mesure de donner les nouvelles dispositions.
Envisagez-vous de modifier certains de vos projets ?
Je ne pense pas que c'est notre programme qui a dérangé. Nous poursuivrons l'aménagement du front de mer (dès 2009) et de Ville-Port. Et aussi le pôle tertiaire et ville ouest. On nous a reproché d'avoir rasé la salle Gérard-Philipe mais il était important de faire le Ruban Bleu. D'autre part, les professionnels ne considéraient pas cette salle comme un théâtre. Le nouveau théâtre répond à une attente réelle des habitants. Il n'y a pas de raison de remettre en cause ce projet.
Comment comptez-vous travailler avec les forces politiques émergentes ?
Attendez un petit peu. Des propositions seront faites au MoDem et à Label gauche. Il y aura égalité de traitement.
Propos recueillis par M. Vaillant-Prot
« Ambiance démocratique comme on les aime à Saint-Nazaire » : Joël Batteux, maire sortant et futur chef de file de la prochaine municipalité, a dû se rendre à l'évidence : le pouvoir sera partagé à Saint-Nazaire. D'abord avec la gauche altermondialiste qui a amélioré son score et compte bien bousculer les habitudes. Ensuite, avec les centristes du MoDem qui ont littéralement cartonné en grignotant encore plus de voix de la droite UMP.
Moins bon
Hier soir, la foule s'était donné rendez-vous très tôt dans la soirée. L'ambiance n'était pas à la joie chez les socialistes et leurs partenaires. « C'est moins bon que la semaine dernière », se plaignaient des militants. « Le message est clair : les Nazairiens veulent du changement ; il faudra bien l'entendre », en rajoutaient d'autres. Les ardents défenseurs de la gauche montaient le ton : « Moi, je compte, et les chiffres ne trompent pas : les forces de gauche représentent encore plus de 58 % des votants ».
46 % d'abstentions
Son voisin, serré dans la masse compacte, nuançait : « Quand même ! La droite réunie fait mieux que nous, et là, tu vois, ça m'arrache la gueule ». Les abstentionnistes arrivent encore en tête (46 %) comme autant de citoyens qui n'ont pas voulu défendre un choix pour leur ville. Là encore, c'est dur à encaisser. 10 % de nouveaux votants se sont rendus aux urnes mais autant ne sont pas revenus. Une partie sans doute de Lutte ouvrière a préféré s'abstenir que de choisir entre l'Union de la gauche, qui ne lui a pas fait de place entre les deux tours, et une autre gauche qui compte des sympathisants LCR.
La course à la modernité
Le maire sortant, en commentant à chaud les résultats, s'est certes réjoui « des scores de la gauche un peu partout en France » mais il a analysé sa piètre performance en expliquant que « l'équipe municipale de gauche avait dépensé beaucoup, beaucoup d'énergie pour que Saint-Nazaire demeure dans la course de la modernité et ne perde pas pied. Trop sans doute. Et aux dépens des citoyens qui ont pensé qu'on ne s'occupait pas suffisamment d'eux ».
« Une évolution dans l'organisation des élus et des services » a été annoncée. Une place devrait être réservée plus largement aux oppositions de droite et de gauche. « Mais c'est au pied du mur qu'on voit le maçon ». Avis à ceux qui veulent travailler.
M. Vaillant-Prot

Hier soir, deux listes ont particulièrement exprimé leur
joie à l'annonce des résultats définitifs. À droite et à gauche de la liste du
maire sortant, à savoir : les altermondialistes de Label gauche et les
centristes. Applaudissements accompagnés de cris de joie. Socialistes, Verts et
communistes ont salué leur première place avec plus de discrétion. Il faut dire
qu'il n'y avait pas de quoi pavoiser.
La poussée au centre
« Label gauche » a grignoté des voix du côté de ceux qui avaient envie de
sanctionner la politique en place depuis quatre mandats. La surprise vient du
MoDem de Kévin Izorce, qui a rassemblé les votes du flanc droit de Joël Batteux
et ceux des déçus de la campagne de l'UMP et de la guerre qui a agité les élus
en place et le candidat labellisé.
Le jeune candidat a grandement amélioré son score depuis les législatives. Il
l'a plus que doublé. Il faut dire qu'il a fait campagne avec sérieux et en
proposant un projet ; alors qu'à droite, les propos acerbes de Jean-Louis
Garnier ont fini par lasser son électorat.
Grosse abstention
Important à signaler : le premier parti qui arrive en tête est... celui de
l'abstention, avec 46 %, soit plus encore qu'en 2001. Là encore, des
électeurs du maire sortant ne sont pas allés voter, persuadés sans doute qu'il
serait réélu ; à moins qu'ils aient été démotivés.
Autre leçon à tirer de ce premier tour : la gauche dans son ensemble, avec
l'extrême gauche, pèse 60 % des voix contre 40 % à droite. Le
climat actuel s'est exprimé avec le besoin d'une vraie politique de gauche.
Quatre listes en lice
Quelle sera la physionomie du second tour ? Quatre listes peuvent rester en
course. D
es alliances sont possibles à gauche comme à droite mais pour l'instant, le
MoDem, qui surfe sur son score historique, n'a pas envie de tendre la main à
l'UMP. Quant à « Label gauche », l'envie est forte d'aller jusqu'au bout. Et
l'alliance n'est envisageable que si la droite s'unit.
« Lutte ouvrière », qui a reculé, sans doute au profit de « Label gauche »,
ne sera plus présent au conseil municipal. « La semaine va être
longue », a commenté Kévin Izorce.
Pour la municipalité en place aussi. Elle qui appelle au rassemblement de ses
forces.
M. Vaillant-Prot

La culture est toujours un sujet sur lequel il est facile de
s'étriper. Vous arriverez toujours à trouver quelqu'un qui regrette les Fêtes de
la mer de Saint-Nazaire et même le Chariboumnaz. Depuis des décennies,
Saint-Nazaire essaie de concilier les grands rassemblements culturels et des
propositions plus élitistes. Avec l'exigence de la qualité.
Offre
variée
Certaines manifestations offrent en effet la possibilité
de s'ouvrir sur de nouvelles formes artistiques ou de rencontrer la crème de la
littérature sans prendre sa voiture. C'est le cas des Rencontres internationales
de littérature avec la Maison des écrivains étrangers et traducteurs ; des
expositions du Grand Café ; des performances au sein du Lieu international des
formes émergentes (LIFE).
Dans un registre plus consensuel, la scène
nationale le Fanal et la salle des musiques actuelles (ou amplifiées)
travaillent aussi à varier les genres et les plaisirs. La première a dû
s'adapter depuis que la salle de la Maison du Peuple a été détruite, en
attendant un nouvel équipement conforme à ses besoins. Le second vient de
déménager et doit investir un nouveau lieu et susciter de nouvelles
habitudes.
Un rayonnement
La municipalité a
également su soutenir des événements qui participent au rayonnement de la cité
portuaire. Consonances, la Folle journée ou même la biennale d'art contemporain
Estuaire en font partie.
Désormais incontournable, le festival des
musiques du monde, les Escales, a encore de beaux jours devant lui sur le port ;
même si des projets de développement sont programmés dans ce secteur et risque à
terme de modifier ses habitudes. Grande marée fait aussi partie de ces grands
rendez-vous populaires qui mêlent loisir et culture. Il y avait aussi Plage
arrière : ces trois concerts gratuits de juillet qui sont passés à deux puis...
à rien, pour des raisons de sécurité et de budget à augmenter.
Quant à la
pratique amateur, on la retrouve plutôt dans les Maisons de quartier ou à Agora
où une salle lui est réservée. Le théâtre, lui, a du mal à trouver sa place tant
que le Jean-Bart est monopolisé par un Fanal SDF.
Une
vitalité
À Saint-Nazaire, tous les publics peuvent y trouver
leur compte. Pour une ville d'à peine 70 000 habitants, cette large palette est
plutôt un signe de vitalité. Mais autour de la grande ville, d'autres salles et
d'autres initiatives pointent leur nez et viennent capter un public de plus en
plus mobile. Des élus communautaires estiment qu'une réflexion à l'échelle du
territoire sera à mener. Une compétence « culture » à la Carène ? L'idée fait
son chemin.
Une idée à creuser car sur un territoire positionné à gauche,
il ne faudrait pas oublier le public défavorisé qui aujourd'hui reste curieux...
à condition que l'accès à la culture soit gratuit ou très peu
cher.
M. Vaillant-Prot

Quand les électeurs passent aux urnes, ils pensent d'abord à
élire leur maire et le conseil municipal. À Saint-Nazaire, première ville de
l'agglomération, cette élection a d'autres répercussions. Le maire devient le
président de la communauté d'agglomération de la région nazairienne et de
l'estuaire. Et il aura pour vice-présidents, les maires des neuf autres communes
qui la composent.
La dernière mandature a permis de construire cette intercommunalité de A à Z
avec des élus issus des conseils municipaux. Les communes ainsi rassemblées
conjuguent leurs forces sur de grands dossiers d'intérêt général à l'échelle du
territoire. La Carène a en charge le développement économique, l'habitat, les
transports publics, l'environnement, l'eau et l'assainissement, le tourisme, les
grands équipements culturels et sportifs, en particulier, les piscines.
Les prochains élus auront à finaliser la filière des déchets et à réfléchir
sur l'intégration d'autres compétences comme la culture. Parmi les grands enjeux
du futur, l'environnement et les transports.
M. V.-P.

N
otre liste est la seule à avoir réservé une part de son
budget de campagne (7 000 €) pour connaître les attentes des
Nazairiens », lâche en préambule Joël Batteux qui entend désormais
recourir à
« un sondage annuel des habitants ».
Spectacles type Zénith
La population interrogée (*) a cité onze priorités. On trouve, dans l'ordre :
les animations (14,6 %), le logement, l'emploi, la circulation et le
stationnement, être à l'écoute, les maisons de retraite, le social, les espaces
verts, la sécurité, tandis que les impôts et la propreté sont mentionnés en
dernier.
« Des tourneurs de spectacles de variétés grand public, de type
Zénith, ont été contactés afin d'évaluer les conditions techniques et
financières d'adaptation de la Soucoupe pour des événements non
subventionnés, commente Joël Batteux. Car la gratuité n'est pas notre
religion, mais plutôt : à chacun selon ses moyens, grâce à différents
tarifs ».
Grand chef
Concernant le manque de lieux de convivialité soulevé dans cette
mini-enquête, le maire sortant rappelle que le Ruban bleu va venir renforcer
l'offre en matière de bars et de restaurants, « en attendant un autre
ensemble prévu à l'emplacement de l'ancienne criée.
En outre, nous envisageons l'installation d'un restaurant gastronomique au
pied d'un immeuble à la place de l'hôtel du Pilotage. Un très grand chef est
très intéressé par ce projet... ».
Logements « bleus »
Sur le logement, « l'objectif est toujours fixé à 500 nouveaux
logements au minimum par an, dont 20 % réservés au social. Des logements
bleus adaptés aux personnes âgées seront aussi intégrés aux futures opérations
immobilières publiques et privées », confirme le candidat Batteux qui
par ailleurs s'oppose « à la mise en place d'une police municipale,
très onéreuse ».
La poursuite des grands chantiers (Ville-Port, Ville-Gare, Ville-Ouest)
seront bien sûr au coeur de ce municipe.
« Le projet ANRU, lié à la construction de la cité
sanitaire, va transformer l'ouest de la ville. D'ici 2012, ce sont 500 M€
qui seront injectés dans cette opération ! », a-t-il
rappelé.
Busway
Autre préoccupation des sondés : le stationnement. « Deux grands
parkings souterrains sont réalisés à la gare et au Ruban bleu. Le départ de
Point P, d'ici un an, permettra la création d'une autre aire gratuite de 450
places », commente Joël Batteux, qui envisage « un
transport urbain rapide de type busway entre Saint-Nazaire et Pornichet d'ici 10
ou 15 ans... ».
Cale
Dans les cartons, il y a aussi la création de « petits squares
et la construction d'une cale pour la mise à l'eau des bateaux le long de la
jetée ouest... plutôt qu'un port de plaisance, techniquement très difficile à
réaliser », fustige le marin Batteux à l'adresse de certains de ses
concurrents.
Franck Labarre
(*) « Quelles doivent être selon vous les priorités du
maire ? » : sondage réalisé en décembre 2007 par la société
Polygone auprès de 617 personnes

Joël Gicquiaud jette l'éponge. L'information est tombée hier
alors que le candidat s'apprêtait à présenter sa liste, le lendemain. C'est un
nouveau rebondissement dans l'histoire mouvementée de la droite au cours de ces
élections municipales à Saint-Nazaire.
Conseiller municipal depuis 1989, réélu en 2001 sous l'étiquette Démocratie
Libérale, Joël Gicquiaud était président du groupe UMP au conseil municipal de
Saint-Nazaire de 2003 à 2008. Ignoré par la fédération départementale qui avait
choisi le radical, Jean-Louis Garnier, il était monté au créneau, critiquant
vertement le candidat labellisé. Il avait finalement fait alliance avec Benoît
Bonaffé qui peinait à monter une liste apolitique. Six listes sont donc en
course à Saint-Nazaire ; le même nombre qu'en 2001.
Désarroi de l'opposition
« J'ai pu mesurer au cours de la semaine écoulée combien est grand
le désarroi de l'électorat de l'opposition. Il est certain qu'il s'abstiendra
massivement. Par son ostracisme et son sectarisme, Jean-Louis Garnier a
fortement contribué à affaiblir l'UMP sur l'ensemble de l'agglomération. Je suis
désormais convaincu que la présence d'une seconde liste à droite ne saurait
créer les conditions d'un sursaut politique. C'est pourquoi je renonce
finalement à conduire une liste ».
Benoît Bonaffé dit « avoir beaucoup appris en quelques jours aux
côtés de Joël Gicquiaud ». Il ne lui en veut pas et trouve dommage de
jeter l'éponge. Lui non plus n'a pas de mots assez durs pour qualifier
Jean-Louis Garnier, le trouvant « froid » et
« prétentieux ». « Nous regrettons tous le choix
de Jean-Louis Garnier dont l'agressivité même dans son propre camp n'est pas de
bon augure pour l'avenir et ne doit pas être tolérée ».
M. Vaillant-Prot
Le débat prévu mercredi 20 à 19 h, au Trou du fût à Saint-Nazaire sera
maintenu.

Bien sûr, le candidat Rémy Guyon ne cache son appartenance
au parti des travailleurs. Mais la liste, qu'il conduit n'en affiche pas
l'étiquette. On est plutôt dans le rassemblement de différentes composantes de
l'extrême-gauche (parti des travailleurs, communistes, syndicalistes,
socialistes déçus) avec une ligne directrice commune : l'opposition farouche à
l'Union européenne, du moins telle qu'elle se construit.
« Pour nous,
c'est une monstrueuse machine de régression sociale au service des marchés
financiers », dit Rémy Guyon qui soutient que les enjeux européens
peuvent s'immiscer dans une campagne municipale :
« Cette question est
présente dans tous les aspects de la vie politique et sociale ».
Défense des emplois locaux
Les exemples ne manquent pas. Et ce sont des priorités pour la liste
« Saint-Nazaire reconquête ». « On voit bien que
la future réforme des ports autonomes est la conséquence du diktat
européen », explique Rémy Guyon. « Idem pour la future Cité
sanitaire qui allie capitaux publics et privés ; ou le logement social en
voie de privatisation ».
Autre priorité, et non des moindres, la défense des emplois et du tissu
industriel local contre les externalisations-délocalisations : « Pour
nous, l'avenir de Saint-Nazaire se joue sur ce terrain avec la construction
navale et Airbus », ajoute ce dernier. « Mais j'ai plutôt
l'impression qu'on livre ces deux entreprises aux requins de la finance. Il faut
conserver la vocation industrielle de Saint-Nazaire, plutôt que de transformer
la ville en parcs à touristes ».
Baisser la taxe d'habitation
Face à une Europe sociale à laquelle, ils ne croient plus, les membres de
« Saint-Nazaire reconquête » appellent à entrer en
« résistance ». « On peut lutter contre cette
hégémonie européenne au niveau d'une mairie. Nous sommes notamment favorables au
retour d'une taxe d'habitation conforme à la moyenne nationale, ce qui n'est pas
le cas actuellement ».
Avec en ligne de mire, le rétablissement d'une vraie « démocratie
communale ».
Nicolas Dahéron
« L'idée, c'est un apéro, une soirée, un
candidat ». Ceci n'est pas un nouveau concept de téléréalité mais
« un acte de citoyenneté ». « L'apéro
élections », c'est inviter le temps de l'apéritif chaque
candidat aux élections municipales.
L'idée a germé dans l'esprit d'Habib Abouladl, 38 ans, patron du bar
l'Appart. Un établissement qui est plus habitué à recevoir des artistes en tous
genres. « On peut accueillir des musiciens, des peintres... Alors
pourquoi pas les candidats aux municipales ? On essaye toujours de sortir
de l'ordinaire, d'être original », résume Habib Abouladl.
« C'est l'occasion d'une rencontre entre les Nazairiens et les
candidats pour qu'ils puissent défendre leurs idées autour d'un
verre ».
« C'est un défi »
Du 19 au 26 février, chaque candidat aura sa soirée « apéro élections ». Une
soirée en deux temps, de 19 h à 21 h, pendant laquelle le candidat présentera
d'abord son programme puis participera au jeu des questions-réponses. Le patron
de l'Appart espère que les questions vont fuser et que les candidats vont se
faire un peu chahuter. « Les clients sont intéressés, ils attendent de
pouvoir les interpeller ! Les discussions de comptoir, refaire le monde,
c'est tous les jours. Mais pouvoir confronter ses idées aux hommes politiques,
c'est nouveau. Et peut-être que les clients ont aussi des idées
intéressantes ! »
Les candidats ont tous répondu favorablement à l'invitation d'Habib Abouladj.
« Je les ai mis dans une situation où c'était difficile pour eux de
dire non. C'est un défi. Les Nazairiens sont demandeurs. Ça n'a pas été
difficile de convaincre les candidats. Ils vont sortir de leur train-train
quotidien, de leur campagne sur les marchés et dans les maisons de
quartier ». Des passages obligés qui ne se terminent jamais autour
d'un verre...
Mathieu Roulleau
Des travailleurs au service des travailleurs. Tel pourrait
être le slogan de campagne de la liste Lutte ouvrière aux élections municipales
à Saint-Nazaire.
« Notre liste est composée de travailleuses et de
travailleurs, de militants syndicalistes et de militants politiques qui n'ont
d'autre ambition que de représenter les intérêts du monde du
travail », présente Jean-Claude Saint-Arroman, 59 ans, tête de liste
et unique conseiller municipal Lutte ouvrière.
« Il faut élire des
conseillers municipaux au service de la population laborieuse,
ajoute-t-il.
Des élus qui sachent ce que signifie vivre avec des bas salaires
et des conditions de travail de plus en plus difficiles ».
Montrer l'exemple
Chômage, pouvoir d'achat, logements sociaux et « l'argent public
pour les services publics » sont les principaux chevaux de bataille
de la liste Lutte ouvrière. Pour les deux premiers cités, Jean-Claude
Saint-Arroman reconnaît que « ce sont des problèmes qui ne peuvent pas
se régler au niveau communal ». Cependant, selon lui, la Ville
devrait montrer l'exemple. « La gestion du personnel municipal devrait
montrer dans quel sens on souhaite aller. Or, la municipalité multiplie les
temps partiels, en particulier pour les emplois féminins les plus mal
payés : elle montre l'exemple de ce qu'il ne faut pas
faire ».
Pas assezde logements sociaux
Pour le logement social, la liste Lutte ouvrière clame « peut mieux faire » :
« Saint-Nazaire est une ville de gauche qui a su construire des
logements accessibles au plus grand nombre. Les logements sociaux ont représenté
30 % des logements par le passé. Mais aujourd'hui cette proportion est en
baisse ». Il avance le chiffre de 3 000 demandes de HLM non
satisfaites. « La municipalité refuse de maintenir à un niveau élevé
ce type d'habitat. La priorité est de maintenir ce niveau ».
De l'utilisationde l'argent public
« L'argent doit servir d'abord à la population, aux services
publics, et non pas à aider le privé à s'installer comme ça s'est produit avec
le Ruban bleu ou avec la cité sanitaire », souligne Marie-France
Belin, 63 ans, en seconde position sur la liste Lutte ouvrière.
« L'argent public devrait être utilisé à la rénovation des écoles et
des équipements sportifs, à la création de crèches municipales, ce n'est pas du
luxe ».
Mathieu Roulleau
« La politique menée par Joël Batteux ne peut pas être considérée comme une politique de gauche. » Thierry Brulavoine, tête de liste de Label gauche tient à marquer sa différence.
« Lorsqu'une même équipe dirige une ville près d'un quart de siècle, on ne peut pas dire que la démocratie en ressort renforcée. Aujourd'hui, le château est devenu pratiquement inaccessible pour la majorité des Nazairiens ».
Réseaux
D'où l'idée de lancer une liste « avec de nouvelles têtes, des Nazairiens connus ou anonymes, proches des préoccupations de leurs concitoyens, le coeur à gauche ». Pour rassembler 49 noms, Thierry Brulavoine a fait jouer « ses réseaux ». Éric Edom, parle même « d'une liste qui place le collectif au-dessus de tout. »
Dans Label gauche se côtoient des personnes issues du milieu associatif et syndical. « C'est ce qui fait notre richesse et notre diversité » estime Thierry Brulavoine. Et de pointer encore et toujours la façon de gouverner du maire en place : « la démocratie ne doit pas être simplement un moyen de gestion municipale, mais une fin en soi. Elle est un objectif politique : que chaque citoyen puisse être acteur de sa vie. »
Prendre du temps
Pour mener à bien cet objectif, Thierry Brulavoine conduit une équipe jeune, 42 ans de moyenne d'âge, fortement ancré à gauche. Parmi eux quelques anciens de la liste « Saint-Nazaire en Bretagne » engagée dans la campagne de 2001 « qui ne se reconnaissent toujours pas dans la politique de Joël Batteux » dixit Éric Edom.
Leur volonté première est de « remettre le citoyen au coeur de la cité. Ce n'est pas une utopie, même si cela va prendre du temps. »
Pour rendre cette idée possible, Label gauche souhaite s'appuyer sur un tissu d'associations « très riche mais que la municipalité a volontairement phagocyté. »
Coup de jeune
Label gauche souhaite « redonner un coup de jeune à Saint-Nazaire. Une ville qui ne mise pas sur sa jeunesse, ne peut pas être considérée comme une ville de gauche. »
Elle prévoit notamment de mettre en place des comités de quartiers. En donnant la parole aux habitants. « Certaines villes ont déjà franchi le pas souligne Thierry Brulavoine. Et ça marche. » La tête de liste prévoit notamment de donner aux habitants les moyens d'élaborer un budget participatif. « Ce sont eux qui ont les cartes pour juger des investissements à faire et des priorités à donner. »
Nicolas Aufauvre
Kevin Izorce n'a pas choisi l'endroit au hasard.
« Le Vieux môle, c'est la base historique de la ville de
Saint-Nazaire. » C'est donc avec vue sur l'estuaire que la tête de
liste de « Saint-Nazaire autrement » a présenté ses 48 colistiers samedi. Une
équipe censée
« refléter la diversité et la richesse de
Saint-Nazaire ».
Le candidat du MoDem aurait « repoussé les avances de certaines
personnalités qui n'étaient pas les bienvenues sur certaines listes. Des gens
sont venus me voir pour me demander une place. J'ai refusé, car les personnes
qui placent leur ambition personnelle avant celle de l'équipe, je n'en veux
pas ».
Convictions
Pas de concession possible donc pour le benjamin des têtes de liste. À 24
ans, il a souhaité « prendre des gens de conviction. Personne ne m'a
demandé de lui garantir une place. C'est en faisant appel à des gens de
convictions que l'on parvient à fédérer une équipe qui tire sa force de sa
diversité ».
Pour son premier combat municipal, Kevin Izorce s'est entouré d'une équipe
jeune, 44 ans de moyenne d'âge. Parmi les 49 noms, plus de la moitié adhère au
MoDem. Certains d'entre eux se trouvaient déjà à l'UDF du temps de Michel
Almazor.
Pour le reste, Kevin Izorce a joué, à sa façon, la carte de l'ouverture avec
nottament une ancienne du PS, Josette Emonides et une actuelle conseillère
municipale d'opposition, Ornella Campa.
23 colistiers se présentent sans étiquette. « Ce sont des gens
issus de milieux divers qui se retrouvent dans notre projet. Nous allons mener
une campagne de projets, défendre nos idées. Saint-Nazaire a vraiment besoin que
le débat s'installe ».
Propositions
Premier visé : Joël Batteux : « Il se place en arbitre. Il estime
avoir la légitimité pour critiquer les idées des uns et des autres. Mais il doit
enlever son costume de maire et le remplacer par celui de candidat. Les
Nazairiens attendent toujours qu'il fasse de vraies
propositions ».
Il n'épargne pas non plus les candidats de droite : « L'image
qu'ils montrent de la politique est pathétique. C'en est risible. On voit bien
que les ambitions personnelles prennent le pas. C'est dommage ».
Même s'il dit regretter « la tournure que prend cette
campagne », Kevin Izorce entend bien profiter de cette situation pour
réaliser un bon score au soir du 9 mars.
Nicolas Aufauvre
Une liste au lieu de deux ! Benoît Bonnaffé et Joël Gicquiaud ont décidé de se rapprocher pour mener ensemble le combat lors des prochaines élections municipales.
Instigateur de la liste « Audace 44 », un collectif « indépendant des partis politiques », Benoît Bonnaffé peinait pour trouver 48 colistiers. « Nous avons le nombre suffisant d'hommes. Il nous manquait juste quelques femmes ».
Adhérant de l'UMP depuis deux ans, Benoît Bonnaffé accueille ce rapprochement comme « une aubaine. » Alors que sa participation dans le débat avait du plomb dans l'aile, faute de candidats suffisants pour boucler sa liste, il s'apprête maintenant à jouer un rôle de premier ordre.
Rapprochement récent
Joël Gicquiaud a fait récemment son apparition dans la campagne. Il a ouvertement critiqué le choix de l'UMP départementale d'investir, comme tête de liste du parti présidentiel, le radical Jean-Louis Garnier.
L'actuel conseiller municipal d'opposition avait alors émis l'idée de fédérer toute la droite. Idée qui n'a pas été suivie par les centristes et Jean-Louis Garnier. -Du coup, il avait décidé de se lancer lui-même dans la bataille, s'entourant notamment de Thierry Cocheteux et James Millot, deux élus municipaux d'opposition. « Sachant ses difficultés, j'ai sollicité Benoît Bonnaffé pour faire une liste commune. Nous allons présenter au moins autant de candidats UMP que sur la liste de Jean-Louis Garnier. Même si nous ne sommes pas investis, nous avons une légitimité pour nous présenter sous la bannière UMP ».
Division à droite
Joël Gicquiaud mènera la liste. Benoît Bonnaffé occupera la troisième position. Pour connaître le nom de tous les candidats, il faudra encore attendre quelques jours. « Nous allons jouer la carte de l'ouverture » prévient-il. « Un accord a été trouvé sans trop de problèmes sur le programme. Nos points de convergences sont nombreux. Nous allons mener une campagne de projets ».
Une chose est sûre : cette candidature change la donne. Surtout à droite. Les électeurs auront maintenant le choix entre deux listes pro UMP. De quoi diluer les votes et profiter peut-être au candidat MoDem.
Nicolas Aufauvre
Désormais, sept listes devraient participer au premier tour des élections municipales le 9 mars prochain.
« Arrêt du monopole », « Retour de la démocratie », « Être attentif aux attentes des Nazairiens », « Savoir écouter les habitants »..., autant de phrases différentes mais qui au fond veulent dire la même chose. Samedi, lors de la présentation de la liste Saint-Nazaire autrement, les colistiers de Jean-Louis Garnier avaient tous, ces mots à la bouche quand ils expliquaient les motivations de leur engagement politique. Pour la grande majorité d'entre eux c'est une première, ils ne s'étaient jamais jusqu'à lors investis de cette manière en politique.
Démagogie
Avant donc, de dévoiler son programme dans le courant de la semaine prochaine il semble bien qu'une des volontés principales des colistiers soit celle du changement « après tant d'années passées avec Joël Batteux ». Une des adversaires du maire sortant, Maud Durandet, numéro deux sur la liste dit même : « On ne peut pas dire que les premiers mandats de Joël Batteux n'aient pas été constructifs, mais là c'est trop, on est dans la démagogie et la démocratie est absente ». Tous veulent « être à l'écoute des citoyens » et souhaitent que cesse « les fausses réunions de quartiers on plus personnes ne vient ».
Candidats d'ouverture
Pour mener cette bataille, Jean-Louis Garnier a rassemblé des personnes assez jeunes puisque la moyenne d'âge est d'à peine 47 ans. Des candidats qui viennent d'horizons différents, avec évidemment beaucoup de membres de l'UMP (26) mais aussi des représentants du Parti Radical, du Front républicain social de Christine Boutin, d'autre de la Gauche moderne de Jean-Marie Bockel et enfin et des Sans étiquette, dont une ancienne membre du PS. Bref, une belle ouverture que Nicolas Sarkozy, him-self, ne renierait pas. Des colistiers représentant « le monde de l'entreprise, de tous les niveaux et de tous les quartiers de la ville » précise Jean-Louis Garnier qui ajoute avoir également choisi des membres « des différentes communautés et croyances de la Ville » à l'image de Mohammed Teffahi.
Lettres d'injures
Enfin et pour couper court à d'éventuelles rumeurs Jean-Louis Garnier a rappelé que lui et sa liste avaient le soutien officiel de l'UMP et des adhérents du parti de la circonscription. Une manière d'envoyer dans les cordes des élus sortants qui disent ne pas se retrouver dans cette liste. Ils n'y sont pas effectivement « parce qu'alors que nous les avions contactés, ils ne nous ont pas répondu si ce n'est par des lettres d'injure ». Mais surtout, estime Jean-Louis Garnier « parce que de notre point de vue, durant sept années ils n'ont rien fait, aucune réunion de travail et n'ont pas participé aux campagnes électorales. Ils n'ont donc pas défendu le point de vue de l'UMP ».
Laurent Huou
La liste complète Saint-Nazaire Alternance
1. Jean-Louis Garnier,
58 ans, PR, expert-conseil;
2. Maud Cascino-Durandet, 43 ans, UMP,
secrétaire d'avocat;
3. Christian Bertin, 69 ans, UMP,retraité;
4. Sandra Vandeuren, 36 ans, juriste;
5. Gaston Charton, 62 ans,
UMP, cadre supérieur;
6. Anne Vandecasteele-Lamblin, FRS, 56 ans,
infirmière en gériatrie.
7. Mohammed Teffahi, 57 ans, encadrant en
insertion;
8. Isabelle Godet, 45 ans, directrice de restaurant;
9. Philippe Freche, 48 ans, UMP agent commercial;
10. Adeline
Gaultier, 39 ans, salle de sports;
11. Bertrand Le Masle, 48 ans, gérant
de société;
12. Rozenn Belle, 43 ans, mère de famille.
13.
Manuel Agouiez, 56 ans, retraité des chantiers;
14. Catherine
Bordier-Sasso, UMP, 35 ans, négociatrice en immobilier;
15. Phlippe
Cadiet, UMP, 53 ans, ingénieur;
16. Annick Branger-Pomares, 62 ans,
retraitée de la fonction publique territoriale;
17. Olivier Chancerel,
31 ans, FRS, ingénieur Aker.
18. Céline Catrou, 32 ans, conseillère
sportive;
19. Pascal Dumelié, UMP, 51 ans, professeur de danse;
20. Sandrine Darrieu, UMP, 51 ans, gérante d'institut beauté;
21. Laurent Fernandez, UMP, 37 ans, assureur;
22. Catherine
Gillet, agent de service, 53 ans;
23. Djamal Gali, 50 ans, UMP,
électricien;
24. Florence Luquiau, 37 ans, FRS, mère au foyer;
25. Philippe Henri Jegoudez, 51 ans, UMP, cadre supérieur privé;
26. Hélène Le Gouill, UMP, 26 ans, éducatrice;
27. Sébastien
Lanic, 28 ans, UMP, étudiant;
28. Cahterine Lefeuvre, UMP, 36 ans,
secrétaire;
29. Marc Noël, 49 ans, PR, chef d'entreprise;
30.
Séverine Martin, UMP, 27 ans, responsable reception;
31. Henri Piquet,
UMP, 49 ans, ouvrier aéronautique;
32. Anne Marguery, 57 ans, gérante de
société;
33. Patrick Proutière, UMP, 38 ans, conseiller technique;
34. Claire Trinco, UMP 29 ans, assistante de recrutement;
35.
Jean-Louis Rhetiere, 60 ans, consultant en disponibilité;
36. Sabrina
Vaillant, 28 ans, GM, professeur en BTS ;
37. Yann Roussel, 33 ans,
con-sultant en gestion de patri-moine;
38. Chantal Thiebaut-George, 60
ans, gérante Sarl vente;
39. Christian Vaillant, GM, 54 ans, expert en
développrement économique;
40. Catherine Mougel, 51 ans, auxiliaire
puéricultrice;
41. Yves Davon, UMP, 52 ans, technico- commercial;
42. Véronique Desplanque, 52 ans, infirmière en pédiatrie;
43.
Gilles Roger, 60 ans, rôtisseur;
44. Charlotte Görtz, 63 ans, UMP,
retraitée du batiment;
45. Frédéric Chatal, 53 ans, médecin;
46.
Brigitee Reyes, UMP, secrétaire médicale;
47. Patrick Aubin, UMP, 50
ans, secrétaire administratif;
48. Caroline Verdier, FRS, 47 ans,
médecin.
49. Christian Bouthemy, PR, 52 ans, écrivain.
C'est parti ! La liste « Saint-Nazaire, l'esprit d'équipe avec Joël Batteux »
(maire sortant) qui rassemble des hommes et des femmes du PS, du PC,
des Verts, Radicaux de gauche, UDB et sans étiquette, a lancé très
officiellement sa campagne.
Après la présentation de leur liste, ils ont tenu un premier séminaire, samedi dernier. Objectif : «
que tout le monde connaisse tout le monde. Et que les nouveaux venus
apprennent ce qu'est un PGD (plan global de développement) ; pourquoi
il est mis en place, comment et quels sont les résultats », commente Joël Batteux.
La
municipalité en place a déjà un certain nombre de projets dans les
tuyaux, comme Ville-Port, le Ruban bleu et celui qui sera le gros
morceau du prochain municipe : Ville Ouest, un énorme projet de ville,
prévoyant la destruction de plusieurs tours et la restructuration
complète et en profondeur du quartier comprenant également des services
de proximité et une nouvelle école.
À l'ouest du nouveau
Ce n'est pas un hasard, si la liste de gauche a ouvert son local de campagne à proximité du rond-point d'Océanis. « Car c'est à l'ouest qu'il y aura du nouveau. Le développement de la ville se fera de ce côté-là ».
En une semaine, 10 000 pages ont été lues en une semaine et grâce à
l'opposition de droite du candidat labellisé UMP, il est référencé sur
Google.
Dès le 2 février, des équipes vont sillonner la ville et
à partir du 25 février, des réunions publiques se tiendront dans tous
les secteurs de la ville, chaque soir. Deux thèmes forts vont être
abordés dans les prochaines semaines. Le premier axe : « nous voulons que Saint-Nazaire soit exemplaire sur les économies d'énergie ». Plusieurs initiatives seront prises dans ce sens.
Sept élus en lien avec la population
Le second axe est « de renforcer la concertation et l'information. Les adjoints spéciaux ont déjà fait un beau travail mais on peut faire mieux ».
Il cite en particulier les actions d'Arlette Mousseau, élue des Verts
qui a en charge le difficile dossier des quartiers Ouest.
Ils seront sept adjoints territoriaux dans le prochain municipe. Toutes des femmes, sans doute plus à même « d'écouter, de débattre et d'expliquer » et de faire le lien avec la population.
Sont pressenties : Gaëlle Bénizé à Méan, Penhoët et Herbins ; Catherine Teisseire à l'Immaculée ; Jacqueline Perrin à Saint-Marc ; Pascale Clément en centre-ville, port et Petit Maroc ; Arlette Mousseau, quartier ouest ; Françoise Lestien au Parc Paysager, front de mer et Océanis ; un élu communiste dans le quartier nord, de la gare à l'Immaculée.
M. Vaillant-Prot
Contacts : 24 rue de la Mer d'Iroise
Tél. : 02 40 45 83 97
Site Internet : www.sn2008-2014.com
Le local de la liste du Mouvement démocrate pour les élections municipales des 9 et 16 mars prochains, baptisée « Saint-Nazaire Autrement », a été inauguré samedi midi, en présence du président départemental du MoDem, Olivier Deschanel.
La petite cérémonie a été l’occasion pour la tête de liste « Saint-Nazaire Autrement », Kévin Izorce, de présenter ses neuf premiers co-listiers et une partie de son programme pour la ville et ses habitants. La suite au prochain numéro, le samedi 9 février prochain.
Parité oblige, c’est Martine Dardillac, la suppléante de Charles Hervy, candidat aux cantonales sur Saint-Nazaire Ouest, qui est placée en 2e position sur la liste qui comportera bientôt 49 noms. En n°3 figure donc Charles Hervy, puis Nadège Rouxel, Patrick Le Tallec, Josette Emonides, Jean-Christian Diat, Virginie Boutet, Emmanuel James et Martine Lepape.
Orientations culturelles et touristiques… dans un premier temps
Outre les noms de sa garde rapprochée, Kévin Izorce a dévoilé les grandes lignes de son programme pour les municipales. Parmi celles-ci, on peut noter la création d’un port de plaisance du côté de Port-Désiré et d’une vaste retenue d’eau de mer située entre la cale et le monument aux Américains. La construction à l’emplacement de la salle Jacques-Brel et de la halle en bois d’un centre des congrès, modulable en salle de spectacles de 1 300 à 200 places.
Kévin Izorce préconise également l’installation de l’Écomusée dans l’ancienne gare qui serait couverte d’une verrière, la création d’un festival d’arts urbains et de crèches interentreprises. Parmi les autres propositions, le candidat du MoDem souhaite que les séances du conseil municipal soient filmées et diffusées sur Internet « pour pouvoir juger du travail et du comportement des élus, de manière à recréer un lien de confiance avec les Nazairiens. »
F. LB
La critique ne vient pas toujours du côté où on l'attend. Joël Gicquiaud, James Millot et Thierry Cocheteux « UMP pro-Sarkozystes, de droite et qui l'assument » n'ont pas de mots assez forts pour qualifier « l'absence » du candidat UMP désigné, Jean-Louis Garnier, dans l'arène politique. À six semaines de l'échéance électorale, « le silence est assourdissant et consternant. La situation est affligeante : exit l'ouverture ; et en plus on ne voit pas venir de projet ». Ils sont 300 adhérents UMP dans la circonscription et de nombreux sympathisants. « Nos électeurs se sentent orphelins, ils s'inquiètent », déclarent les élus qui sont interpellés. « Même le maire s'inquiète de ne pas avoir de débat. C'est le comble ! », ragent-ils.Ne pas avancer masquéIls en veulent d'abord à Jean-Louis Garnier qui fait preuve « d'ostracisme ». « Il met de côté la stratégie d'ouverture et de rassemblement du président de la République. Cette fois, cette politique aurait pu inquiéter la gauche en place atteinte par l'usure du pouvoir. Qui connaît le programme d'un Parti radical lavoisien ? Il avance masqué sans le sigle UMP. On ne part pas au combat en mettant son drapeau dans sa poche ! ».Ils en veulent aussi aux instances départementales qui ont superbement ignoré les élus locaux. « Nous avons pourtant une légitimité et une expérience ; nous avons toujours défendu les valeurs et les orientations portées par Nicolas Sarkozy et François Fillon ».L'UMP en décomposition à Saint-NazaireCe qui se passe en ce moment « est l'aboutissement d'un processus de décomposition de l'UMP ici » et de citer « le score historique et catastrophique » du CNI parachuté, Jean-François Arthur, lors des législatives. Pour les municipales, « le département fait une nouvelle fois preuve de son aveuglement et de son indifférence à l'égard de notre ville. Est-elle condamnée à devenir un centre de recyclage politique ? ».Alors pour ne pas « laisser discréditer davantage » l'UMP locale, les élus ont décidé de passer à l'action « avant que la machine à perdre » se mette en branle et « que sonne le glas de l'opposition ».Table ronde en fin de semaineLe coup de gueule a pour but « de sortir le mouvement de l'ornière ». Ils demandent à tous les acteurs locaux de l'UMP de se rassembler en fin de semaine au cours d'une table ronde « afin de réorienter » le programme municipal vers les lignes sarkozystes. Ils chercheront également à trouver un accord « dans la dignité » avec le MoDem. « Face à l'omnipotence de la gauche, il est de notre devoir de s'unir ».Soit Jean-Louis Garnier et ses colistiers acceptent la fusion-réorientation. Soit les élus UMP constituent une liste. Ils espèrent en tout cas « un sursaut collectif ». Des réactions, sûrement.M. Vaillant-Prot
Et maintenant la campagne. En annonçant samedi sa liste d'union de la gauche « Saint-Nazaire, l'esprit d'équipe », Joël Batteux a dégainé le premier. Une tactique imposée par le « silence de ses concurrents. On a bien du mal à discerner la stature d'un capitaine de droite ». Leur lançant même un appel : « Mesdames et messieurs de la droite : tirez les premiers. Nous sommes curieux de connaître les listes complètes de nos adversaires et surtout leurs projets dont les Nazairiens n'ont pas la moindre idée à six semaines des élections... Il est temps qu'ils se prononcent enfin sur les grands dossiers qui conditionnent l'avenir de nos emplois directs et indirects et l'avenir de nos recettes : la navale, Airbus et le port autonome ». Les voeux du maire sortant devraient être exaucés en fin de semaine prochaine, date choisie par Jean-Louis Garnier pour annoncer sa liste.Campagne socialeJoël Batteux a profité de son avance pour placer les jalons de la campagne. La thématique principale devrait être le volet social. « Les élections municipales ne remettront pas en cause le résultat des présidentielles, ni celui des législatives. Elles sont malgré tout une occasion d'interroger le gouvernement et ses amis sur les grands dossiers locaux, surtout quand ils conditionnent l'avenir ». Et notamment celui de l'industrie nazairienne : « Pour la navale, il faut un grand partenaire industriel. L'État est silencieux. Il doit s'exprimer. Il a sauvé Alstom du naufrage. Il est en droit d'attendre un renvoi d'ascenseur en investissant dans la navale. Aker est en bonne santé et les actions sont au plus bas. C'est le moment d'investir. Sinon, ce sont les Coréens qui rachèteront tout par grappe ».Des réponses de l'ÉtatLe maire sortant souhaite également « des commentaires de l'État » sur la reprise de l'usine ville par Latécoère « et la confirmation de Gron comme unité d'assemblage ».Enfin sur le port autonome, il se dit « consterné par les paroles de François Fillon qui ne semble compter que sur Le Havre et Marseille pour restaurer la place des ports français dans la compétition européenne ».Pendant les six semaines à venir, Joël Batteux promet « quelques surprises » même si « plusieurs grandes lignes de la quatrième phase de notre PGD (plan global de développement) sont déjà connues et même engagées ». Il se réserve l'annonce « de nouveaux projets, de nouvelles dispositions le moment venu, mais avant les élections ».Nicolas AufauvreUne erreur s'est glissée dans l'article « Union de la gauche élargie derrière le maire ». Contrairement à ce que nous annoncions, Jacques Le Thily fait bien partie de la liste de Joël Batteux.
Pour lancer sa dernière campagne, le « capitaine » Batteux a fait dans la sobriété. C'est à Agora qu'il a simplement présenté samedi matin, un à un, les 48 « membres de son équipage » chargés de lui permettre de prolonger de six nouvelles années, son bail à la tête de la ville de Saint-Nazaire. Au final, cela donne une liste « renouvelée à 49 % » réunie autour d'un slogan : « Saint-Nazaire, l'esprit d'équipe. Pour une grande ville moyenne, de qualité » ; et d'une idée forte : l'union de la gauche. « L'esprit d'équipe c'est ce qui a permis la métamorphose de la ville depuis 1989, justifie l'actuel maire. Travailler en équipe, c'est l'esprit de notre majorité de gauche. »Le PS largement majoritaireOutre le Parti socialiste, quatre autres formations politiques intègrent la liste du candidat Batteux. Au côté des alliés de longue date, le Parti communiste et les Verts, vient s'ajouter deux membres du Parti radical de gauche et un représentant de l'Union démocratique bretonne. Trois pièces rapportées qui n'ont finalement que peu de chance de siéger dans le prochain conseil, vu leur place en fin de liste.Succession ouverteDans les premières positions, le parti socialiste se taille, sans surprise, la part du lion (16 dans les 20 premiers). Avec une génération montante chargée de remplacer les grands absents, Jean Fabry, Jacques Le Thily ou encore Jacqueline Trégret. C'est sans doute parmi eux qu'il faut voir « les futurs capitaines de gauche » que croit discerner Joël Batteux. L'ascension de David Samzun (n° 3) et d'une moindre mesure de Jean-Jacques Lumeau (n° 11) ainsi que l'arrivée d'Éric Provost (n° 13) peuvent être considérés comme des signes forts. La nomination en n° 2 de Lydie Mahé étant d'avantage une conséquence de la loi sur la parité.S'il est élu, Joël Batteux profitera certainement de son dernier mandat pour trouver un successeur.Il s'entourera de quatorze adjoints et de trois adjoints spéciaux. Parmi eux deux élus Verts (Arlette Mousseau et Bernard Garnier) et deux élus communistes (Jeannine Hottelard et Alain Manara qui profite du recul de Christian Saulnier).Appelés à occuper des fonctions au niveau européen (Yannick Vaugrenard), national (Marie-Odile Bouillé) ou départemental (Philippe Grosvallet et le Vert Gilles Denigot), plusieurs élus se sont volontairement placés en retrait sur la liste.« Tirez les premiers »Le candidat Batteux part « sereinement » pour une campagne d'un mois et demi. Lançant même appel à son principal adversaire : « Mesdames et Messieurs de la Droite : tirez les premiers. Il est temps pour vous de vous prononcer sur les grands dossiers qui conditionnent l'avenir de nos emplois directs et indirects et l'avenir de nos recettes. » Il promet « quelques surprises. Nous nous réservons l'annonce de nouveaux projets, de nouvelles dispositions importantes. »Nicolas Aufauvre
L'audace est une qualité. C'est ce nom qu'a pris une liste qui veut se présenter aux prochaines élections municipales : Audace 44. Cela signifie « Association pour une union démocratique et une action civique efficace ». « Ce mouvement sera ni de gauche ni de droite mais bon gestionnaire de deniers publics et sera l'aiguillon qui empêche une majorité trop homogène et disciplinée de se scléroser », prévient Benoît Bonnafé, cardiologue à Saint-Nazaire et tête de liste. Les copains de Natur'actionÀ ses côtés, il compte des militants UMP, d'anciens socialistes et des « proches » de sensibilités diverses. Audace espère aussi enrôler des membres de Natur'action, connue pour s'opposer à la politique d'urbanisme de la Ville. « L'association est un bon remueur d'idées. On va leur en parler, on est proche d'eux ». Dans cette logique, Audace tient à « soutenir la demande de Natur'action d'un nouveau jardin public place de l'Amérique latine pour compenser les pertes récentes de jardins publics ».La démographie en questionLe candidat reprend l'argument du candidat UMP, Jean-Louis Garnier concernant le développement de la Ville. « S'il n'est de richesses que d'hommes, on doit reconnaître que la Ville s'est appauvrie en passant de 70 000 habitants à 65 000 remontant à 68 000. Pendant le même temps, des villes comme Guérande, Pornic, Vannes ou Le Havre avaient un développement constant et majeur. La ville se repeuple d'abord par le simple effet littoral qui concerne toute la façade atlantique ».Face à ce problème démographique, Audace 44 a une idée : « La Ville s'est embellie. La mise en valeur du bord de mer a commencé. Il y a des choses superbes faites entre Sautron et l'oeuvre d'art, mais tout le front de mer devrait être fait ». Le ola sur certaines dépensesAudace 44 souhaite mettre le ola sur « les dépenses élitistes ». Il donne l'exemple du Grand café, lieu d'exposition d'Art contemporain. « J'y suis allé souvent, c'est un peu l'arnaque. Il constitue un des puits de dépenses faciles à combler », remarque Benoît Bonnafé.Parmi ses autres propositions : « ouvrir jusqu'à 2 h du matin, les restaurants et bars » et « inciter les gens à une mixité en généralisant la Fête des voisins ». Mathieu Roulleau
Les candidats de la droite défendront également leurs couleurs aux cantonales. Jean-Louis Garnier sur le canton de Saint-Nazaire Ouest, Maud Durandet-Cascino sur Saint-Nazaire Centre. Inauguration en grande pompe pour le local de campagne (19 boulevard de la Renaissance) de Jean-Louis Garnier, qui conduit la liste UMP - SNalternance - pour les prochaines municipales. Samedi matin, et en présence d'André Trillard, responsable de la droite départementale, l'adversaire de Joël Batteux a rappelé les motivations de sa candidature pour « mettre un terme à un système politique qui gouverne Saint-Nazaire depuis 25 ans, n'a plus rien de gauche ».Maud Durandet-Cascino sur le secteur CentreL'homme annonce sa couleur et sa volonté « de se faire connaître » des Nazairiens. C'est la raison pour laquelle il a également décidé de se lancer dans la bataille des cantonales sur Saint-Nazaire Ouest, bastion de Marie-Odile Bouillé, élue député en juin dernier. Et c'est Maud Durandet-Cascino, n°2 sur la liste UMP aux municipales, qui représentera la droite sur le canton de Saint-Nazaire Centre. Âgée de 41 ans, cette dernière n'est pas novice en politique puisqu'elle a été la dirigeante locale des jeunes RPR. « Le combat que nous avons à mener est le même pour les deux scrutins, du fait de la politique de nos adversaires », souligne ce dernier.Liste d'ouvertureConcernant la liste qu'il conduira aux municipales, Jean-Louis Garnier annonce qu'elle sera « très largement ouverte ». Il devrait la faire connaître début janvier, le temps de régler « les derniers petits arbitrages ». « Il y aura des surprises », promet le candidat UMP.Nicolas Dahéron
Qu'à bien pu constater maître Barillé, huissier de justice nazairien, hier, lors de la conférence de l'Université interâges consacrée au développement urbain ? Celui-ci intervenait, sur ordonnance du tribunal, et sur demande de Jean-Louis Garnier, candidat UMP aux prochaines municipales, qui reprochait la venue comme intervenant du maire sortant et candidat, Joël Batteux. Fin octobre, Jean-Louis Garnier, chef de file de la liste Saint-Nazaire Alternance, n'y allait d'ailleurs pas par quatre chemins et prévenait qu'il ferait intervenir la justice. Pourquoi ? « L'UIA transgresse le code électoral en permettant à M. Batteux la promotion des réalisations de la collectivité qu'il dirige [...]M. Batteux sera le seul politique, il n'est pas technicien sur la question qu'il présente. Son intervention s'appuiera sur des documents, schémas, photos, produits par ou pour le service communication de l'agglomération qu'il dirige. Le cas échéant, nous ne manquerions pas de le faire constater par huissier afin d'intégrer les dépenses afférentes à son compte de campagne ». Mise en garde qui a donc été suivie d'effets hier. Prudence pour être dans les règlesMais Joël Batteux a marché sur des oeufs avec la prudence du propos pour fil conducteur. Lui d'habitude si prolixe, voire passionné, pour parler de l'avenir de la ville et du territoire, a insisté en préambule : « je ne parlerai pas des projets, la période n'est pas propice parce que je ne veux pas que l'on me le reproche plus tard ». Quant à l'utilisation « dénoncée » de documents émanant des services de la Ville ou de la communauté d'agglomération, aucun n'a été diffusé. À la place, sur l'écran, la salle comble a pu voir des plans de 1830, des cartes postales d'avant et d'après guerre, « prêtée par la Chambre de commerce » et quelques prises de vue actuelles. Du coup, il a été beaucoup question du Saint-Nazaire d'autrefois, des souvenirs, des bâtiments disparus. Exposé sur... l'île de NantesAu cours du débat, prudence toujours, les réponses du maire aux interrogations de la salle ont banni le discours politique. Exemple sur l'attractivité de Saint-Nazaire ? « C'est un mouvement général de la population vers les côtes comme pour 50 % des Européens ». Joël Batteux s'était aussi adjoint pour cette conférence les services de Laurent Théry, urbaniste à l'origine avec d'autres du Paquebot centre-ville ou encore de Ville Port, mais qui a présenté le projet dont il a la charge depuis plusieurs années : l'île de Nantes. Reste à savoir si maître Barillé, qui n'a pas souhaité s'exprimer, y aura déniché une transgression du code électoral et du grain à moudre pour le candidat Garnier. S. Le Hesran