Jean-Marc Ayrault et d'autres élus sont montés au créneau. On a l'impression qu'il sort l'artillerie lourde mais il tire une salve de pétards mouillés. Les arguments de Nantes métropole ne concernent que Nantes Métropole. Les élus ne parlent que de l'activité économique et l'urbanisation du Sud Loire. On est loin de leur projet du Grand Ouest », signale Jean-Jacques Kogan, vice-président de la CCEG délégué aux infrastructures.
Batailles de chiffres
Les arguments sur l'économie du foncier réalisé avec la fermeture de Nantes Atlantique (voir notre édition de mardi) font aussi réagir la CCEG. « Récupérer 300 hectares dans le Sud Loire serait mieux qu'en consommer 2 000 hectares en Nord Loire... ». Les opposants rappellent leurs arguments : « A Nantes Atlantique, il y a une progression du nombre de passagers et non du nombre de mouvement. Depuis 2000, il baisse progressivement. 56 000 en 2000 et 53 000 actuellement en 2008 ».
L'élu revient sur la sécurité de Nantes. « Il y a un moyen d'éviter le survol de la ville ». Il regrette que les pro-aéroport dénaturent la proposition de Solidarités écologie en calquant le projet de Notre-Dame-des-Landes sur Nantes Atlantique. « La proposition est celle d'une seule piste avec un axe Est-Ouest ».
Finances
Côté finances, Jean-Jacques Kogan parle « de méconnaissance dramatique » après les propos cités lundi à Nantes métropole. « Ils parlent de 480 millions d'euros pour le site et 100 millions pour le barreau routier financé par l'État. Mais on sait déjà que l'État ne donnera pas les 100 millions d'euros pour le barreau routier, mais seulement 30 à 40 % ». Selon Thérése Leparoux, vice-présidente déléguée à l'aménagement de l'espace, « ce projet est un gouffre d'un point de vue économique.
Quand on voit l'évolution des impôts locaux, on se demande où ils vont trouver l'argent... ».
Caroline Tréman
caroline.treman@presse-ocean.com
Repères
Recours
La CCEG et Vigneux-de-Bretagne n'ont aucune nouvelle de leur recours devant le Conseil d'État.
Collectif des élus
Le collectif des élus contre l'aéroport avoisine dorénavant les 500 adhérents.
Trois projets architecturaux étaient en lice pour la concession du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Bayrou dit « non » (vidéo)