Au lendemain de la publication de sa liste, Christophe Béchu dévoile sa position sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. L’idée d’un moratoire lui avait été prêtée. « Je l’ai trouvée séduisante », admet-il. « Mais j’ai étudié le dossier, écouté chacun : désormais j’ai la conviction que le transfert de Nantes Atlantique à Notre-Dame-des-Landes est une nécessité ».
Impératif de sécurité, attractivité du territoire, désenclavement de l’Ouest, développement économique… Ces arguments l’ont emporté sur ceux plus strictement environnementaux. « Le projet est Grenello-compatible : il ne s’agit que d’un transfert ».
Franchissement de la Loire
Cette position est toutefois assortie de conditions sine qua non. « La question des dessertes routières et ferroviaires est capitale. Sans elles l’aéroport est voué à l’échec ». À ses yeux, un nouveau franchissement routier de la Loire et une ligne à grande vitesse (LGV) Nantes-Rennes sont indispensables.
« Je suis surpris que ni la Région, ni le Département, ni Nantes n’aient pas mis plus d’énergie pour interpeller l’État sur ces dossiers. »
Nantes-Rennes en juin
« Le franchissement de la Loire permettra à d’autres territoires que la Loire-Atlantique, comme la Vendée, de se sentir concernés par l’aéroport », poursuit Christophe Béchu. Et pour la LGV Nantes-Rennes il voit une « fenêtre de tir » à ne pas manquer : en juin avec une inscription au schéma national des infrastructures de transport.
Seulement les dessertes
Le candidat UMP ne le dit pas mais le pense très fort : il serait le meilleur avocat auprès du gouvernement pour faire avancer ces dossiers. Il avoue d’ailleurs les avoir déjà évoqués avec François Fillon. Enfin, il considère que le Conseil régional n’a pas vocation à financer l’aéroport : « Il devra concentrer ses financements exclusivement sur les dessertes ».
Jean-Philippe Lucas
Trois projets architecturaux étaient en lice pour la concession du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Bayrou dit « non » (vidéo)