Dépôt des dossiers : fin octobre. Choix du lauréat : printemps 2010. Jean Daubigny, le préfet de région, a rappelé les échéances qui aboutiront à la désignation du groupement d’entreprises qui sera chargé de la construction et de l’exploitation du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Il l’a fait devant les conseillers régionaux. « Nous ne sommes plus au stade d’une décision de principe à prendre. Le débat démocratique, sous le contrôle de la justice, a eu lieu. Désormais le cadre juridique existe », a dit le représentant de l’État. Aucune remise en cause du projet donc. Mais le préfet souhaite « prendre des initiatives pour poursuivre le dialogue » afin d’envisager des améliorations au projet.
UMP : « Historique »
Dans l’hémicycle régional, chaque sensibilité a rappelé sa position. Des déclarations qui ne se calquent pas toujours sur les clivages droite-gauche. « C’est un investissement historique, qui touche une aire de huit millions d’habitants et générera des retombées économiques importantes », disent à l’unisson François Pinte, Sophie Jozan et Daniel Augereau (UMP). Ils ironisent au passage sur « l’adhésion silencieuse » de Jacques Auxiette, le président PS du conseil régional qui « a bien du mal à clarifier sa position au sein de sa majorité ».
Verts : « Gouffre »
Et il est vrai que du côté des Verts, l’heure n’est pas au relâchement dans le combat anti-NDDL. « C’est un projet grenello-incompatible, un gouffre financier », résume Romain Langlet pour qui « l’optimisation de l’existant est à la base du développement durable ».
PS : « Pas une girouette »
Alors silencieux Jacques Auxiette ? « Pas du tout. Mais le débat sur l’opportunité de cet équipement est derrière nous, même si un dialogue doit se poursuivre, notamment sur les dessertes. Je n’ai pas de position à géométrie variable : ce dossier est stratégique pour le développement grand ouest. Quant à la position des Verts, elle n’est pas nouvelle. Au sein d’une même majorité il peut y avoir des sensibilités différentes… ».
Centre : « Concertation »
Restent les centristes. Par la voix de Michel Hunault, ils pensent aussi que « la concertation doit se prolonger » mais, semble-t-il, sur des bases élargies « car le projet suscite encore des interrogations ».
« Il est notamment impensable que la concession soit décidée sans un éclairage clair sur les conditions de dessertes ferroviaires et routières ».
Jean-Philippe Lucas
Trois projets architecturaux étaient en lice pour la concession du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
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