>>> Dossier spécial
Grande fan de Mozart devant l’éternel, Anne Grandjouan, 75 ans, est la présidente du centre de généalogie de Loire-Atlantique. À la lecture de notre titre, qui révélait l’existence de cette partition, son sang n’a fait qu’un tour. « L’été, je vais régulièrement au festival de Salzbourg, écouter du Mozart, dont je possède deux intégrales, explique Anne Grandjouan. Amie avec Geneviève Geffray, qui travaille au Mozarteum, nous nous voyons à cette occasion ».
Un cadeau
Parallèlement, à la médiathèque de Nantes, elle consulte le fonds de Pierre-Antoine Labouchère, qui comprend la fameuse partition. « Voilà deux ans, avant de partir rendre visite à mon amie du Mozarteum, j’ai demandé à la médiathèque de Nantes de me photographier deux lettres, l’une de Mozart et l’autre de son père et le morceau de partition. Je les ai emmenées à Salzbourg et les ai offertes à Geneviève Geffray ».
Voilà comment celui-ci est arrivé au sein du Mozarteum, institut dirigé par le grand spécialiste de Mozart, Ulrich Leisinger. Ce dernier, « Mozartien » reconnu de par le monde, intrigué par cette portée qu’il juge alors inédite, décide de venir voir l’original à Nantes. Il l’authentifie en 2007. On connaît la suite.
Stéphane Pajot