Les mille chaises ont été rapidement occupées, hier soir, au parc de la Beaujoire. Quelque 1 300 militants sont venus de toute la région soutenir la campagne de Christophe Béchu et voir François Fillon. Salves d'applaudissements quand les 103 colistiers montent sur scène, suivis peu après, annoncés par le porte-parole François Pinte, par Philippe de Villiers, Christine Boutin, Laurent Wauquiez, Roselyne Bachelot. Encadré par le service d'ordre, François Fillon a pris le temps de serrer des mains avant d'arriver les bras en V sur scène pour l'un de ses derniers meetings du premier tour après plus de 20 000 km parcourus durant la campagne.
« Bienvenu dans une région qui ne vous a pas oubliés et que vous n'oubliez pas » remercie Laurent Dejoie, tête de liste en Loire-Atlantique lançant : « Nous avons un super-candidat ! ». Jamais avare d'un bon mot, Philippe de Villiers fait remarquer que depuis que la gauche est à la tête de la région « on est en deuxième division ».
« Se défier des sondages »
Christophe Béchu se présente grandi par cette campagne, se défie des sondages et s'attaque de front à la gauche : « Nous ne supportons plus une gauche qui donne des leçons et qui n'est pas là quand il s'agit de faire. Une gauche qui distribue des tracts aux ouvriers en soutenant le blocage du port au moment du lancement d'un paquebot ». « Comme bien d'autres régions, les Pays de la Loire ne sont pas condamnés à demeurer dans le giron de la gauche » prévient François Fillon qui défend la politique et le respect des engagements de son gouvernement. Il met en avant l'unité de la majorité présidentielle. « Plus la mondialisation s'accélère plus la gauche veut ralentir les réformes », il fustige le « contre-pouvoir » que le PS veut faire des régions : « Au nom de quoi ? Il n'y a pas de peuple régional de gauche contre je ne sais quel autre peuple ».
Éric Cabanas
Le dernier grand meeting de campagne de la liste conduite par Jacques Auxiette avant le premier tour a rassemblé un peu plus de 800 personnes, hier soir, à la cité des congrès de Nantes.
Tête d'affiche de la soirée : François Hollande, venu apporter son soutien à la majorité régionale sortante. L'occasion, pour l'ancien premier secrétaire du PS, de se rappeler qu'en 2004, au soir du deuxième tour, les résultats des Pays de la Loire avaient été parmi les derniers à tomber. « La victoire de la gauche dans cette région, c'était la cerise sur le gâteau ».
Mais, passée l'évocation de ce bon souvenir, François Hollande a surtout appelé les électeurs de « La gauche en action » à se mobiliser massivement dès dimanche. « Un bon bilan ne suffit pas à faire pas une élection, hélas, ni de bons sondages. Pour qu'il y ait un résultat, il faut que les électeurs votent ».
Avant lui, Jacques Auxiette et Jean-Marc Ayrault ont expliqué que le scrutin à venir devait être l'occasion d'adresser à la fois « un message de confiance à l'égard des majorités régionales sortantes », presque toutes de gauche, et « un message de défiance à l'égard de la politique menée par Nicolas Sarkozy » depuis 3 ans.
Et pour que le message porte, il faut que la participation soit forte. « Si elle est faible, le sens du scrutin au niveau national sera atténué. C'est d'ailleurs le calcul que fait Nicolas Sarkozy, qui sait que les résultats seront mauvais pour sa majorité », a souligné François Hollande.
Creuser l'écart
Mais l'appel à la mobilisation des électeurs de « La gauche en action » dès le premier tour vise aussi un autre objectif : creuser l'écart avec les autres listes de gauche, à commencer par celle d'Europe Écologie.
« Plus haute sera la liste Auxiette dimanche soir, plus simple sera le rassemblement pour le deuxième tour et plus ample sera la victoire le 21 mars », a martelé l'ancien « patron » du PS, après avoir regretté que l'union de la gauche n'ait pas pu se faire avant le premier tour. « Si cela avait été le cas, alors, la victoire aurait pu se décider dès dimanche soir ».
Xavier Boussion
Europe Écologie espère devancer le PS dans certaines régions. Quel pronostic pour les Pays de la Loire ?
« Certains ont effectivement annoncé que nous pourrions être devant les socialistes ici ou là. Je suis beaucoup plus prudent. Notre objectif est de nous incruster définitivement comme deuxième force de gauche et troisième force politique du pays. Dans les Pays de la Loire, nous espérons faire un très bon score mais je ne crois pas que l'on dépasse le PS ».
Et ce score ce serait quoi ?
« Entre 15 et 17 %, ce serait très bon pour nous ».
Quels seront vos points d'intransigeance avec le PS pour le second tour ?
« Il ne peut y avoir accord que s'il y a respect mutuel. Il faut en finir avec l'hégémonie d'une seule force. C'est sur la base de cette reconnaissance que se fera l'accord. Ensuite le PS sait que sans transformation écologique visible dans le programme de gouvernance, dans tous les domaines d'activités, la fusion ne pourra pas s'opérer ».
Il y a pourtant un point de divergence majeure : Notre-Dame-des-Landes...
« Nous sommes contre. Cet aéroport est une absurdité. Je ne suis pas le porte-parole d'Europe Écologie dans la région mais je lance une idée : si nous n'arrivons pas à persuader nos partenaires, alors redonnons la parole aux populations. Organisons un référendum régional sur le sujet. »
François Fillon monte dans les sondages, Nicolas Sarkozy et l'UMP sont à la peine. Comment l'expliquer ?
« François Fillon récupère les déçus du sakorzysme. Mais il est aussi potentiellement minoritaire que Nicolas Sarkozy, à un degré un peu moindre c'est tout. Au royaume des aveugles les borgnes sont rois ».
Quelle est votre position par rapport au MoDem ?
« Des militants sont en déshérence. Avec eux aussi nous devons discuter sur le contenu d'un rapprochement. Corinne Lepage l'a fait en Alsace. Je suis pour l'unité dans la diversité. C'est cela la politique du partenariat à laquelle nous aspirons. La diversité de la société doit se retrouver dans la manière de gouverner ».
Jean-Philippe Lucas
Un grand « machin » compliqué comme le disait de Gaulle à propos de l’ONU. L’impression est sensible quand on évoque la région et le scrutin de dimanche avec de jeunes électeurs. Des étudiants de Sciences’com, qui connaissent pourtant bien la chose publique, en témoignent.
Découpage pas clair
Stanislas, Sarah et les autres, tous un peu plus de 20 ans, soulignent d’abord les contradictions du schéma régional. « Autant l’entité bretonne interpelle, explique Anaïs, autant la région des Pays de la Loire présente un découpage aléatoire ». Nicolas confirme sur un autre registre : « Je trouve que la région est coupée en deux avec, d’un côté, l’attractivité forte de Nantes et du littoral et, de l’autre, des départements moins bien dotés ». « Pas sûr ! reprend Sarah, la véritable attractivité régionale c’est celle des grandes villes de l’Ouest : Nantes, Rennes, Angers et pas des régions ».
Et cela se complique encore quand tout le monde plaide pour le statu quo. « Oui, explique Adrien, il faut être compétitif dans le monde. Et seules les régions sont capables de répondre à cette nécessité ». Tant mieux. Mais, ajoute Baptiste dans la foulée, « la proximité est aussi importante dans les affaires publiques. Et là, le département est au bon niveau tandis que la région semble lointaine ».
Campagne d’états majors
La campagne électorale ajoute à l’embarras des jeunes. Certes, dit Maureen, le scrutin a « le mérite de parler de l’entité régionale » Mais ses camarades estiment que tout est écrasé par les querelles d’états majors. « On est dans la guerre médiatique, regrette Anaïs. On ne fait pas attention aux programmes des candidats régionaux ». « C’est bien dommage, ajoute Jean-Baptiste. Autour de moi beaucoup de gens iront voter blanc juste pour contester le système politique ». « Et ces choses-là, conclut Pierre, n’arrivent pas dans les élections locales où la politique passe au second plan ».
C’est dire si nos candidats ont du pain sur la planche !
J.-D. Fresneau
A partir du mardi 9 mars, nos pages spéciales tous les jours dans Presse Océan. Retrouvez :
- la parole aux huit listes
- les échos et l'agenda de la campagne
- les grands rendez-vous de la semaine (meetings d'Europe Ecologie, du PS, de l'UMP)
- la photo ou le dessin de la semaine
Au premier tour des élections régionales, la liste emmenée par Christophe Béchu (UMP, Nouveau centre, MPF), arriverait en tête avec 32 % des voix, contre 30 % à celle de Jacques Auxiette (PS). La liste Europe Écologie de Jean-Philippe Magnen est créditée, elle, de 15 %.
Mais compte tenu des plus larges réserves à gauche, ce serait la liste de Jacques Auxiette qui l’emporterait au second tour avec 55 % des voix, contre 45 % à celle de Christophe Béchu. C’est ce que révèle le sondage OpinionWay-Fiducial réalisé pour nos confrères Le Figaro, LCI et RTL et publié hier.
Derrière les trois déjà citées, la hiérarchie du sondage s’établit ainsi : MoDem (7 %), Front national (6 %), Front de gauche-NPA (6 %), Lutte ouvrière (3 %), liste Nous te ferons Bretagne (1 %). Ce sondage est évidemment de nature à satisfaire le PS et Europe Écologie qui feront alliance au second tour. Christophe Béchu, pour sa part, peut se référer à la précédente élection régionale pour espérer. François Fillon y avait été annoncé vainqueur par les sondages. C’est Jacques Auxiette qui l’avait finalement emporté.
Il était possible de déposer des candidatures pour les élections régionales jusqu’à hier midi. Mais la préfecture des Pays de la Loire n’en a pas enregistré de nouvelles depuis vendredi. Au total, il y aura donc huit listes en compétition, sous réserve de la validation par les services administratifs des conditions d’éligibilité des différents candidats. Une procédure qui prendra quelques jours.
Choix par départements
Dans les Pays de la Loire 103 conseillers régionaux seront à élire. Mais chaque électeur votera pour des listes strictement départementales.
En Loire-Atlantique ces listes comporteront 33 candidats, en Maine-et-Loire 23, en Sarthe et en Vendée 18, en Mayenne 11.
Listes et chefs de file
Les huit listes enregistrées sont les suivantes :
- « Lutte ouvrière soutenue par Arlette Laguiller », conduite par Eddy Le Beller.
- « Tous ensemble, la gauche vraiment », conduite par Marc Gicquel.
- « Europe Écologie Pays de la Loire », conduite par Jean-Philippe Magnen.
- « Front National Pays de la Loire », conduite par Brigitte Neveux.
- « Agir vraiment avec Christophe Béchu », conduite par Christophe Béchu.
- « Pays de la Loire Démocrates, liste soutenue par François Bayrou », conduite par Patricia Gallerneau.
- « La gauche en action, liste de rassemblement de la gauche et des écologistes », conduite par Jacques Auxiette.
- « Nous te ferons Bretagne », conduite par Jacky Flippot.
J-Ph. L.
Le premier round des élections régionales a lieu le 14 mars. Tour d’horizon des principaux candidats.
À un mois du premier tour des régionales, Jacques Auxiette affiche une grande sérénité face à l’enjeu et à l’adversité. Pour le président (PS) sortant du conseil régional des Pays de la Loire, presque tous les voyants sont au vert.
L’union a minima réalisée autour du chef de file socialiste a été mieux digérée que prévu ; l’accueil sur le terrain est jugé très satisfaisant par ceux qui suivent l’ancien maire de La Roche-sur-Yon à la trace ; les derniers sondages nationaux confirment une avance substantielle de la gauche au second tour.
Bref, le contexte politique se veut porteur, comme en 2004, malgré quelques nuances d’époque.
Reste que, rapidement, Jacques Auxiette et ses colistiers vont concentrer les critiques et les attaques. Celles de Christophe Béchu, le leader de l’UMP missionné pour récupérer une Région emblématique, celles aussi de leurs anciens alliés communistes et Verts qui, pour différents motifs, ont choisi de compter leurs voix au premier tour.
Avant rabibochage ? Tout dépendra de leur performance. Les critiques et les attaques, enfin, de tous les autres candidats qui rivaliseront d’imagination pour se positionner en tant qu’alternative crédible.
Béchu sur le terrain
Pour Christophe Béchu, les vacances de février tombent mal. Après une négociation ardue avec le sénateur centriste de la Mayenne Jean Arthuis, dont il est finalement sorti par le haut, le président (UMP) du conseil général de Maine-et-Loire a donné un coup d’accélérateur à sa campagne. Sans les contrarier, la quinzaine qui s’ouvre peut ralentir les plans de ce challenger ambitieux, qui a forcément besoin de plus de temps et de proximité pour convaincre l’électorat. Sans compter qu’il lui sera reproché, un jour ou l’autre, les échecs du gouvernement et les errements de l’Élysée.Ces multiples difficultés n’empêcheront pas l’élu angevin de continuer à labourer le terrain. Il n’a pas le choix. Christophe Béchu doit compenser un déficit évident de notoriété par la curiosité et l’engouement qu’il est en mesure de susciter au travers sa jeunesse, son allant et sa détermination.D’avoir fédéré toutes les énergies au sein de la droite ligérienne suscite l’admiration à l’UMP, où la constitution des listes a accouché dans la douleur, et témoigne d’un dynamisme bien réel. Est-ce suffisant pour opérer la bascule ? A priori, non.La victoire se dessinera sous le poids des reports de voix au second tour. Reports traditionnels à gauche, beaucoup plus aléatoires dans l’autre camp.
La double ambition d’Europe Écologie
Au fil de la campagne, Europe Écologie affine sa double ambition. Tout d’abord, capitaliser le résultat des élections européennes de juin 2009 (16,46 % des suffrages en Pays de la Loire) afin de s’imposer comme la troisième force politique de la Région. Ensuite, réaliser un score assez significatif (la barre des 15 points a été évoquée) pour négocier pied à pied avec Jacques Auxiette au soir du premier round.Le dossier du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, aujourd’hui dans les tuyaux avec l’assentiment du PS et de l’UMP, s’annonce-t-il comme un écueil insurmontable ? « Il serait absurde de dire que c’est un casus belli », a déclaré cette semaine Jean-Philippe Magnen, qui se dit adepte de la « coopération conflictuelle ».Une notion assez floue pour laisser libre court à toutes les interprétations et à toutes les échappatoires. D’autant que, selon les dernières estimations, Europe Écologie doit faire face à une baisse de ses intentions de vote : 10 %. Soit à 17 points des listes socialistes…
Emmanuel Caloyanni
La Vache Rit. Un hangar de tôle au milieu d'une ferme, sur la route Notre-Dame/Vigneux. Et un lieu symbolique de la lutte anti-aéroport, puisqu'il se trouve là où demain, peut-être, s'installera un aéroport international.
« La voix de la raison »
Dans le cadre de sa tournée des régions, le patron du MoDem, François Bayrou, y a chaussé les bottes, discuté agriculture (un petit peu), politique (un peu plus) et projet d'aéroport (beaucoup). Au milieu de ces bocages, de ce qu'il a lui même défini comme « poumon vert formidable pour la région », il a attrapé au vol les arguments des militants anti-transfert. Naturellement sensible à la disparition des zones agricoles - ici 1 600 ha - il a fustigé « la vraie raison de ce projet, qui est de vouloir faire de la promotion immobilière au sud ». Il tacle au passage PS et UMP, qui s'accordent sur ce sujet et surtout, selon François Bayrou, sur « un mode de pensée : celui des grosses constructions et des gros budgets ».
« Un sujet formidable ! »
S'adressant à Patricia Gallerneau, tête de liste MoDem pour les prochaines régionales, il s'enthousiasme : « Vous avez ici un sujet formidable, où l'on met en avant notre différence d'opinion ! » Alors pourquoi ne pas s'allier avec Europe Écologie, eux aussi contre ce projet ?
« Parce qu'ils ont déjà annoncé qu'ils s'allieraient avec le PS au second tour » répond, du tac au tac, un François Bayrou revigoré par l'air frais landais. Et concernant les difficultés à réunir une liste MoDem pour les Pays de la Loire ? « On ne peut pas être dans cette famille politique et récuser son indépendance. C'est la clé même de notre existence ! ».
Symbole de cette liberté, François Bayrou a intégré le comité des élus qui doutent. « Car pour douter, il faut être indépendant ».
Mathilde Clavier-Bourgine
mathilde.clavier@presse-ocean.com
Que le 21 mars soit le jour du printemps démocrate ! » À moins de deux mois du scrutin des régionales, le Saumurois Stéphane Robin, tête de liste du Modem dans le Maine-et-Loire, semble confiant. Et ne manque pas de faire savoir son optimisme auprès de ses colistiers. Avec Patricia Gallerneau, la chef de file du mouvement démocrate en pays de Loire, il se dit prêt à œuvrer pour « un aménagement utile de nos territoires ». Ceci à travers une réorientation de la politique de transports et de déplacements.
Le développement du rail
Viscéralement opposé à la réalisation d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, le Modem rallié par l’Alliance écologiste indépendante, se dit prêt à étudier « un projet alternatif avec un développement du rail ». Récusant le constat de saturation de l’actuel aéroport de Nantes Atlantique, Patricia Gallerneau évoque l’intérêt d’un « projet ferroviaire structurant pour lever de l’isolement une partie de nos territoires ». Cela grâce à « l’étude d’une nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) entre Le Mans, Angers et Nantes passant par Cholet, qui permettrait de désenclaver le nord Vendée et le Sud Maine-et-Loire, de libérer l’axe actuel Nantes-Angers-Le Mans-Paris et d’ouvrir les voies pour des liaisons TER-GV rapides et performantes transmétropoles ». De telles dispositions permettraient, selon Patricia Gallerneau, « de mettre La Roche-sur-Yon à seulement 1 h 50 de Paris contre 3 h aujourd’hui ».
« L’image du territoire »
Les ambitions des démocrates ne s’arrêtent pas à la seule problématique de déplacement. Emploi, social, pêche et agriculture sont autant de thématiques sur lesquels ils se disent avoir sinon des solutions tout au moins des avis et opinions. Pour la Sarthe, Dominique Dhumeaux se définit peut-être comme « l’amateur de la bande », il n’en est pas moins convaincu « qu’il faut avoir une image objective du territoire pour prendre de bonnes décisions ». Ce que lui confère son mandat de Maire de Fercé-sur-Sarthe.
À Nantes hier, quelques écharpes oranges ont flotté dans la cité des ducs pour confirmer l’implication du Modem dans les régionales.
Cédric Blondeel
cedric.blondeel@presse-ocean.com
Les candidats Modem dans le 44
Patricia Gallerneau, 54 ans, chef de file. Vincent Bonny, 45 ans, ingénieur énergie. Annie Le Gal La Salle Aei, 44 ans La Chapelle sur erdre, chercheur CNRS. Franck Meyer, 51 ans, chef d’entreprise. Valérie Fraux, 49 ans, infirmière. Cyril Begue, 24 ans, étudiant en médecine. Genevièvre Fredeval, 58 ans, consultante industrielle. Ronan Le Layec, 38 ans, gérant d’auto école. Brigitte Villareal, 56 ans, conseillère municipale à Orvault. Yannick Prud’Homme, 43 ans, ingénieur informatique. Sylvie Tassin, 45 ans, enseignante. Emmanuel Citte, 39 ans, paysagiste. Anne-Myriam Douchement, 23 ans, étudiante en urbanisme. Philippe Renaud, 47 ans, employé en Coopérative. Myriam Mahé-Chartier, 45 ans, enseignante libérale. Bernard Coudriau, 52 ans, agent SNCF. Gwenaele Duranel De Valois, 35 ans, responsable financier chantier naval. Philippe Fintoni, 43 ans, chef des ventes. Marie-Annick Macé, retraitée. Jean- Christian Diat, gérant de société. Anne Lavielle, 52 ans, adjointe administrative aux affaires étrangères. Jean-Philippe Thoiry, 42 ans, directeur adjoint de lycée. Aurélie Roquet, 31 ans, juriste. Florant Lucas, 19 ans, étudiant. Chantal Ferré, 56 ans, conseillere municipale. Jacques Houdouin, 50 ans, professeur. Sophie Armand, 40 ans, commerçante. David Le Borgne, 33 ans, consultant Informatique. Marie-Sylvie Hardy, 58 ans, Grh en recherche d’emploi. Gilles Belliot, 68 ans, maire honoraire et ex-Conseiller général. Anne Tilly, 45 ans , informaticienne. Patrice Le Gurun, 30 ans, analyste programmeur. Hélène Telle, 23 ans, étudiante.
Après le bon score réalisé par les formations écologiques aux européennes, le vert est devenu une couleur à la mode dans le paysage politique. Jean-Philippe Magnen ne manquera pas de le rappeler cet après-midi, à la Maison des Associations à Nantes, à la faveur de la convention d’Europe Ecologie pour les Pays de la Loire. Au delà de la présentation des candidats dans chaque département, il sera surtout question des dix piliers phares du programme.
10 piliers phares
Le « contrat écologique » pour la région est l’élément majeur de ce programme. Pour les Verts « la crise en France n’est pas simplement sociale, mais elle est aussi écologique ». Il faut donc renforcer l’isolation thermique des logements sociaux, ce qui entraînerait une baisse des charges pour les locataires, réduire de 30 % d’ici 2020 les émissions de gaz à effet de serre, créer un « chèque écologique et solidaire », pour l’éducation et l’apprentissage et généraliser le « bio » dans les cantines… Réfractaire au projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-landes, Europe Ecologie entend aussi « labelliser une zone de 3 000 hectares autour du projet », en y développant une agriculture « bio et paysanne ».
Fort de ces idées, Jean-Philippe Magnen avoue que « ne pas dépasser les 10 % serait un échec. Aux alentours de 15 %, ce serait bien ». Devenir la troisième force politique régionale et nationale est le souhait d’Europe Ecologie. Et pour le second tour ? « Des tractations sont déjà à l’étude avec la liste de Jacques Auxiette », président PS de la région.
En Loire-Atlantique
En Loire-Atlantique, la liste sera conduite par Christophe Dougé, 42 ans, coordinateur d’associations en environnement dans l’Estuaire de la Loire. Il est membre du comité de bassin de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne. et ancien directeur de la ligue pour la protection des oiseaux.
Jean Rioufol
Au lendemain de la publication de sa liste, Christophe Béchu dévoile sa position sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. L’idée d’un moratoire lui avait été prêtée. « Je l’ai trouvée séduisante », admet-il. « Mais j’ai étudié le dossier, écouté chacun : désormais j’ai la conviction que le transfert de Nantes Atlantique à Notre-Dame-des-Landes est une nécessité ».
Impératif de sécurité, attractivité du territoire, désenclavement de l’Ouest, développement économique… Ces arguments l’ont emporté sur ceux plus strictement environnementaux. « Le projet est Grenello-compatible : il ne s’agit que d’un transfert ».
Franchissement de la Loire
Cette position est toutefois assortie de conditions sine qua non. « La question des dessertes routières et ferroviaires est capitale. Sans elles l’aéroport est voué à l’échec ». À ses yeux, un nouveau franchissement routier de la Loire et une ligne à grande vitesse (LGV) Nantes-Rennes sont indispensables.
« Je suis surpris que ni la Région, ni le Département, ni Nantes n’aient pas mis plus d’énergie pour interpeller l’État sur ces dossiers. »
Nantes-Rennes en juin
« Le franchissement de la Loire permettra à d’autres territoires que la Loire-Atlantique, comme la Vendée, de se sentir concernés par l’aéroport », poursuit Christophe Béchu. Et pour la LGV Nantes-Rennes il voit une « fenêtre de tir » à ne pas manquer : en juin avec une inscription au schéma national des infrastructures de transport.
Seulement les dessertes
Le candidat UMP ne le dit pas mais le pense très fort : il serait le meilleur avocat auprès du gouvernement pour faire avancer ces dossiers. Il avoue d’ailleurs les avoir déjà évoqués avec François Fillon. Enfin, il considère que le Conseil régional n’a pas vocation à financer l’aéroport : « Il devra concentrer ses financements exclusivement sur les dessertes ».
Jean-Philippe Lucas
L’info en plus
François Fillon à Nantes
Le Premier ministre devrait être l’invité du meeting que la liste conduite par Christophe Béchu organisera le 11 mars prochain à Nantes (La Beaujoire).
Les démissions se multiplient au MoDem de Loire-Atlantique. « Il y a ceux qui avaient un rôle mais il y en a plein d’autres, des maires, des élus, de simples adhérents » note un cadre du mouvement. Après le passage du président départemental Olivier Deschanel sur la liste menée par l’UMP aux régionales, les noms de ceux qui ont choisi de quitter le navire se succèdent. Une vingtaine pourrait rejoindre Jean Arthuis et son Alliance centriste. Dans la liste figurent notamment Anne-Marie Cordier, vice-présidente du MoDem 44 ; Patrick Meluc, délégué départemental ; Patrick Barau, élu à Carquefou et Nantes métropole, président de la section d’Ancenis ; Yves Aumon, 1er adjoint à Saint-Sébastien et président du groupe Centre démocrate à Nantes métropole, président de la section du Sud-Loire ; Josette Settelen, conseillère régionale, responsable des élus démocrates et membre du Conseil national ; Maurice Perrion, conseiller général maire de Ligné, responsable des élus démocrates.
Autres changements
Kévin Izorce, conseiller municipal de Saint-Nazaire, reste au MoDem mais désire quitter sa fonction de vice-président du mouvement départemental. Le maire et conseiller général d’Ancenis, Jean-Michel Thobie, s’est déjà écarté du MoDem, comme l’ex-trésorier du mouvement Jean-Pierre Chamard. Parmi les ralliements à noter, celui de Laurent Martinez, un adhérent issu de Cap 21, qui a rejoint la liste d’Europe écologie. Mais le MoDem sera représenté aux élections régionales par Patricia Galerneau, conseillère municipale de Pornichet, et le Nantais Vincent Bonny. Stéphane Robin, chef de file régional, devrait présenter la liste aujourd’hui à Nantes. On y retrouvera ni Isabelle Loirat, ni Benoit Blineau, pourtant élus MoDem actifs au conseil municipal de Nantes… En attendant, l’intérim au sein de la structure départementale est assuré par Alain Guillon, maire de St-Michel-Chef-Chef, et Maryvonne Bonny, tous deux vice-présidents.
Eric Cabanas
Martine Aubry à Nantes jeudi
Martine Aubry, la première secrétaire du Parti socialiste, est annoncée en Loire-Atlantique jeudi prochain. Elle effectuera son déplacement dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le cancer. Deux visites sont d’ores et déjà programmées : celle du Cyclotron à Saint-Herblain et celle de l’Institut en soins infirmiers, également à Saint-Herblain.
Tous ensemble, la gauche vraiment ! C’est parti
Le Front de gauche (Parti communiste français, Parti de gauche, Gauche unitaire), le Nouveau Parti anticapitaliste, les Alternatifs, République et socialisme, la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE) ont conclu un accord pour une liste unitaire pour les élections régionales de mars 2010 en Pays de la Loire. Sur la base de leur convergence sur les éléments fondamentaux d’un programme de rupture pour une transformation sociale et écologique de la région. Avec le candidat tête de liste régionale, Marc Gicquel, les candidats du département présenteront leurs propositions ce soir à 20 h, salle Bretagne, rue Villebois-Mareuil à Nantes.
Christophe Béchu, prétendant déclaré au siège de président du Conseil régional des Pays de la Loire, a présenté hier à Nantes, les listes UMP de chaque département. 103 candidats au total, dont 33 en Loire-Atlantique, sous la houlette du maire de Vertou, Laurent Dejoie… et en 7e position, Franck Louvrier, le conseiller en communication de Nicolas Sarkozy : « En politique, j’ai appris qu’il fallait avancer marche après marche ». Combien de marches l’escalier du perron de la mairie de Nantes ?
La liste
Tête de liste : Laurent Dejoie, UMP, maire de Vertou, vice-président de Nantes métropole. Danièle Rival, UMP, maire de Batz-sur-Mer, conseiller régional sortant ; Michel Hunault, député de la 6e circonscription, conseiller régional sortant ; Sandra Bureau, MPF, conseiller municipal de Riaillé ; François Pinte, UMP, conseiller régional sortant ; Sophie Jozan, UMP, conseiller municipal à Nantes, conseiller régional sortant ; Franck Louvrier, UMP, conseiller en communication de Nicolas Sarkozy ; Christine Guerriau, conseiller régional sortant ; Olivier Deschanel, Alliance centriste, adjoint au maire de Carquefou, président du Modem 44 ; Nathalie Poirier, Parti chrétien-démocrate, adjoint au maire d’Ancenis ; Patrice Chéreau, MPF, conseiller régional sortant ; Saïda de Cargouet, adjoint au maire de Notre-Dame-des-Landes ; Jean-Luc Le Brigand, RAD, maire de Préfailles ; Pascale Briand, UMP, conseiller régional sortant ; Bernard Clouet, Divers droite, maire de Pontchâteau ; Anne-Marie Cordier, Alliance centriste, adjointe au maire de Ligné ; Robert Belliot, UMP, maire de Pornichet ; Patricia Rio, MPF, présidente départementale du MPF ; Yohann Boblin, UMP, maire de La Chevrolière ; Julia Jordan ; Cyril Berg, UMP, conseiller municipal à Ancenis ; Isabelle Mérand, RAD, adjointe au maire de Saint-Sébastien-sur-Loire ; Louis Ramin, UMP, adjoint au maire d’Orvault ; Valérie Lorrin ; Guillaume Chauvet, UMP, conseiller municipal à Pont-Saint-Martin ; Anne Luneau, divers droite ; Pascal Roger, PCD, conseiller municipal à Plessé ; Maud Durandet, UMP, conseiller municipal à Saint-Nazaire ; Julien Bainvel, UMP, conseiller municipal à Nantes ; Marie-Noël Paternoster, alliance centriste, conseiller municipal à Nort-sur-Erdre ; Benoit Stekr Ridel, UMP ; Isabelle Guiheneuf, UMP, adjointe au maire de Savenay ; Alain Hunault, UMP, maire de Châteaubriant, président de la communauté de communes.
J.-P.H.


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Un mois pour convaincre
Bayrou dit « non » (vidéo)
Régionales : Europe Ecologie entre en scène
Béchu : aéroport sous conditions
Démissions en série au MoDem 44
Septième : Franck Louvrier !
Verts : l'assaut des Régionales
L'implosion du MoDem
Rendez-vous en mars
Les régionales, mode d'emploi