Le découpage des régions, leur fonction, la campagne électorale laissent perplexes les jeunes électeurs.
Un grand « machin » compliqué comme le disait de Gaulle à propos de l’ONU. L’impression est sensible quand on évoque la région et le scrutin de dimanche avec de jeunes électeurs. Des étudiants de Sciences’com, qui connaissent pourtant bien la chose publique, en témoignent.
Découpage pas clair
Stanislas, Sarah et les autres, tous un peu plus de 20 ans, soulignent d’abord les contradictions du schéma régional. « Autant l’entité bretonne interpelle, explique Anaïs, autant la région des Pays de la Loire présente un découpage aléatoire ». Nicolas confirme sur un autre registre : « Je trouve que la région est coupée en deux avec, d’un côté, l’attractivité forte de Nantes et du littoral et, de l’autre, des départements moins bien dotés ». « Pas sûr ! reprend Sarah, la véritable attractivité régionale c’est celle des grandes villes de l’Ouest : Nantes, Rennes, Angers et pas des régions ».
Et cela se complique encore quand tout le monde plaide pour le statu quo. « Oui, explique Adrien, il faut être compétitif dans le monde. Et seules les régions sont capables de répondre à cette nécessité ». Tant mieux. Mais, ajoute Baptiste dans la foulée, « la proximité est aussi importante dans les affaires publiques. Et là, le département est au bon niveau tandis que la région semble lointaine ».
Campagne d’états majors
La campagne électorale ajoute à l’embarras des jeunes. Certes, dit Maureen, le scrutin a « le mérite de parler de l’entité régionale » Mais ses camarades estiment que tout est écrasé par les querelles d’états majors. « On est dans la guerre médiatique, regrette Anaïs. On ne fait pas attention aux programmes des candidats régionaux ». « C’est bien dommage, ajoute Jean-Baptiste. Autour de moi beaucoup de gens iront voter blanc juste pour contester le système politique ». « Et ces choses-là, conclut Pierre, n’arrivent pas dans les élections locales où la politique passe au second plan ».
C’est dire si nos candidats ont du pain sur la planche !
J.-D. Fresneau
Jacques Auxiette sera élu ce matin à la tête du conseil régional. Restent quinze vice-présidences à pourvoir.
Sonnée mais pas KOSi le scrutin régional la laisse sur le flanc, la droite locale se refuse à verser dans le catastrophisme.
Auxiette bis repetitaTout en restant en deçà de 2004, la participation plus forte que dimanche dernier a profité à la gauche.
Jacques Auxiette remporte le second tour
PS : 34.36 %
UMP : 32.78 %
Europe Ecologie : 13.64 %
FN : 7.05 %
Front de Gauche : 5 %
MoDem : 4.57 %
Lutte Ouvrière : 1.6 %
Nous te ferons Bretagne : 0.99 %
PS : 35,61 %
UMP : 28,09 %
Europe Ecologie : 16,06 %
FN : 6,19 %
Front de gauche : 5,58 %
MoDem : 4,35 %
Nous te ferons Bretagne : 2,62 %
LO : 1,50 %