Le premier round des élections régionales a lieu le 14 mars. Tour d’horizon des principaux candidats.
À un mois du premier tour des régionales, Jacques Auxiette affiche une grande sérénité face à l’enjeu et à l’adversité. Pour le président (PS) sortant du conseil régional des Pays de la Loire, presque tous les voyants sont au vert.
L’union a minima réalisée autour du chef de file socialiste a été mieux digérée que prévu ; l’accueil sur le terrain est jugé très satisfaisant par ceux qui suivent l’ancien maire de La Roche-sur-Yon à la trace ; les derniers sondages nationaux confirment une avance substantielle de la gauche au second tour.
Bref, le contexte politique se veut porteur, comme en 2004, malgré quelques nuances d’époque.
Reste que, rapidement, Jacques Auxiette et ses colistiers vont concentrer les critiques et les attaques. Celles de Christophe Béchu, le leader de l’UMP missionné pour récupérer une Région emblématique, celles aussi de leurs anciens alliés communistes et Verts qui, pour différents motifs, ont choisi de compter leurs voix au premier tour.
Avant rabibochage ? Tout dépendra de leur performance. Les critiques et les attaques, enfin, de tous les autres candidats qui rivaliseront d’imagination pour se positionner en tant qu’alternative crédible.
Béchu sur le terrain
Pour Christophe Béchu, les vacances de février tombent mal. Après une négociation ardue avec le sénateur centriste de la Mayenne Jean Arthuis, dont il est finalement sorti par le haut, le président (UMP) du conseil général de Maine-et-Loire a donné un coup d’accélérateur à sa campagne. Sans les contrarier, la quinzaine qui s’ouvre peut ralentir les plans de ce challenger ambitieux, qui a forcément besoin de plus de temps et de proximité pour convaincre l’électorat. Sans compter qu’il lui sera reproché, un jour ou l’autre, les échecs du gouvernement et les errements de l’Élysée.Ces multiples difficultés n’empêcheront pas l’élu angevin de continuer à labourer le terrain. Il n’a pas le choix. Christophe Béchu doit compenser un déficit évident de notoriété par la curiosité et l’engouement qu’il est en mesure de susciter au travers sa jeunesse, son allant et sa détermination.D’avoir fédéré toutes les énergies au sein de la droite ligérienne suscite l’admiration à l’UMP, où la constitution des listes a accouché dans la douleur, et témoigne d’un dynamisme bien réel. Est-ce suffisant pour opérer la bascule ? A priori, non.La victoire se dessinera sous le poids des reports de voix au second tour. Reports traditionnels à gauche, beaucoup plus aléatoires dans l’autre camp.
La double ambition d’Europe Écologie
Au fil de la campagne, Europe Écologie affine sa double ambition. Tout d’abord, capitaliser le résultat des élections européennes de juin 2009 (16,46 % des suffrages en Pays de la Loire) afin de s’imposer comme la troisième force politique de la Région. Ensuite, réaliser un score assez significatif (la barre des 15 points a été évoquée) pour négocier pied à pied avec Jacques Auxiette au soir du premier round.Le dossier du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, aujourd’hui dans les tuyaux avec l’assentiment du PS et de l’UMP, s’annonce-t-il comme un écueil insurmontable ? « Il serait absurde de dire que c’est un casus belli », a déclaré cette semaine Jean-Philippe Magnen, qui se dit adepte de la « coopération conflictuelle ».Une notion assez floue pour laisser libre court à toutes les interprétations et à toutes les échappatoires. D’autant que, selon les dernières estimations, Europe Écologie doit faire face à une baisse de ses intentions de vote : 10 %. Soit à 17 points des listes socialistes…
Emmanuel Caloyanni
Jacques Auxiette sera élu ce matin à la tête du conseil régional. Restent quinze vice-présidences à pourvoir.
Sonnée mais pas KOSi le scrutin régional la laisse sur le flanc, la droite locale se refuse à verser dans le catastrophisme.
Auxiette bis repetitaTout en restant en deçà de 2004, la participation plus forte que dimanche dernier a profité à la gauche.
Jacques Auxiette remporte le second tour
PS : 34.36 %
UMP : 32.78 %
Europe Ecologie : 13.64 %
FN : 7.05 %
Front de Gauche : 5 %
MoDem : 4.57 %
Lutte Ouvrière : 1.6 %
Nous te ferons Bretagne : 0.99 %
PS : 35,61 %
UMP : 28,09 %
Europe Ecologie : 16,06 %
FN : 6,19 %
Front de gauche : 5,58 %
MoDem : 4,35 %
Nous te ferons Bretagne : 2,62 %
LO : 1,50 %