Cette journée du 18 février, ils s'en souviennent « comme si c'était hier », dit l'un d'eux. D'ailleurs, ils n'ont pas apprécié d'avoir « été livrés à nous-mêmes ». Leur courroux envers les élus n'a pas disparu. « Dimanche, nous n'avons vu aucun représentant de la Ville. Ce n'est pas normal. Quand il y a une catastrophe comme celle-là, les victimes aiment bien savoir qu'elles sont soutenues. Nous, les habitants de Méan, nous sommes les oubliés de Saint-Nazaire. »
Les élus plaident coupable
Un à un, les élus font leur mea culpa. « Oui, il y a eu des défaillances dans notre organisation », lâche Gaëlle Benize, adjointe en charge du quartier Méan-Penhoët. « Nous n'avons pas pris conscience des dégâts », concède David Samzun, adjoint à l'urbanisme, de permanence ce week-end-là.Pas suffisant pour atténuer la colère des habitants. « Et si ça reproduit ? » Gaëlle Benize leur promet la rédaction « d'une procédure d'alerte ».Mardi dernier, la météo annonçait des fortes pluies conjuguées à un fort coefficient de marée. « Nous avons remis tous nos meubles en hauteur parce que nous ne nous sentons pas à l'abri. Et encore, nous sommes jeunes. Je pense aux personnes âgées. Elles sont sans défense. »
Travaux urgents
Les élus ont promis de discuter avec le syndicat mixte et le port autonome pour tenter de régler les problèmes d'envasement du port. » Surtout, ils vont lancer des travaux « dès que possible » pour « régler les soucis sur le réseau des eaux pluviales. » Une étude d'experts a confirmé les « faiblesses du réseau, surtout en cas de fortes pluies ». Un million d'euros, déjà prévus dans le PDD (plan de développement durable) vont être injectés « dès que possible et avant la fin du municipe », promet Jean-Jacques Lumeau. Ils serviront à construire une surverse au bout du réseau. Histoire de mieux gérer les fortes pluies et éviter les débordements.
Nicolas Aufauvre