Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, a adressé hier soir une lettre aux élus touchés par la tempête Xynthia. Dans ce courrier, il tente de déminer le tollé provoqué par la perspective de destruction des habitations qui se trouvent dans des zones à risque.
"Levons un malentendu amplifié par l'émotion : il ne saurait être question de la démolition systématique et autoritaire des immeubles et habitations dans les zones décidées par l'Etat et très improprement appelées zones noires", rédige ainsi le ministre. Lui préfererait le terme de "zone de solidarité". L'objectif y est "d'apporter immédiatement une solution pour les personnes qui décident de quitter leur habitation : l'Etat leur ouvre le droit de lui vendre immédiatement leur logement en garantissant un juste prix de rachat qui se base sur la valeur du patrimoine avant la tempête".