Ces crédits serviront à réparer les routes, les réseaux et, surtout, la digue des marais salants de Guérande.
Mercredi, la Région a adopté un plan d'aide de 20 millions d'euros aux sinistrés de la tempête. Hier, c'est le Département qui a voté une enveloppe d'aide d'urgence. Montant : trois millions d'euros. Ces crédits iront d'une part aux communes sinistrées, d'autre part à la réparation de la digue des marais salants.
Dans un souci de complémentarité avec les autres dispositifs mis en oeuvre, le Département interviendra sur ses domaines de compétence : réparation des voiries, des réseaux, restauration des espaces naturels côtiers...
« La Région se charge du soutien à l'activité économique, précise Patrick Mareschal, président du conseil général. Les dégâts des particuliers, eux, sont du domaine des assurances ».
Une grosse trentaine de communes pourrait bénéficier de ces fonds départementaux budgétés sur le poste « dépenses imprévues ».
« Vingt-huit communes relèvent de la loi littoral en Loire-Atlantique, dont certaines sont sur la côte et d'autres sur l'estuaire, ajoute Patrick Mareschal. Mais nous élargirons l'aide à toutes les communes qui demandent l'arrêté de catastrophe naturelle ».
La seconde partie des crédits sera dédiée à la consolidation de la digue des marais salants : « Il s'agit là de la sauvegarde d'un environnement. Si les paludiers ne pouvaient plus pratiquer leur activité, ce serait tout un patrimoine départemental qui disparaîtrait ».
Colmater les brèches
Trente-deux brèches ont été répertoriées à ce jour dans cette digue de 15 kilomètres.
La première urgence sera de les colmater avant la grande marée du 31 mars dont le coefficient atteindra 112. La récolte de sel en dépend. L'opération se fera en étroite collaboration avec l'intercommunalité Cap Atlantique.
« Nous nous chargerons de la reconstruction et ils s'occuperont du fonctionnement des étiers, de la circulation hydraulique interne aux marais salants », détaille Bernard Deniaud, vice-président délégué à l'environnement.
Jérôme Jolivet
jerome.jolivet@presse-ocean.com
Repères
Les indemnités de Total utilisées
Le Département a adopté, en décembre 2008, un plan de protection et de valorisation du littoral et de l'estuaire. Celui-ci définit l'affectation de l'indemnité de 5,3 M€ versée par Total (après Erika). Ce plan prévoit notamment une restauration de la digue guérandaise pour 3 M€. Un expert avait été mandaté pour participer à un diagnostic sur l'ouvrage. Son travail s'en trouve renforcé.