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Accueil de demandeurs d'asile: la Loire-Atlantique épinglée par des associations

0 13.02.2013 11:20

Dans un rapport publié mercredi, une vingtaine d'associations estiment que les demandeurs d'asile doivent suivre un "parcours du combattant" de plus en plus difficile pour faire valoir leurs droits.

Dépôt de la demande, hébergement, accès aux soins... Il y a depuis quelques années "une profonde détérioration du dispositif d'accueil des demandeurs d'asile" malgré "un coût de plus en plus élevé", déplore la Coordination française pour le droit d'asile, qui regroupe notamment la Cimade, Amnesty International ou le Secours catholique. Cela traduit, selon les auteurs, "un état d'esprit général beaucoup plus rétif que jadis à l'accueil de l'étranger" mais aussi "une logique technocratique parfois sourde" aux propositions des associations.

En raison des engagements internationaux de la France, les demandeurs d'asile ont un droit au séjour, à un hébergement, à l'accès aux soins et à un petit pécule pendant l'examen de leur dossier. Chaque étape est toutefois une gageure, selon les auteurs du rapport.

Sept semaines l'APS en Loire-Atlantique

Ainsi s'agissant de l'inscription en préfecture pour obtenir le droit de rester sur le sol français, une fois l'adresse -parfois difficilement- obtenue pour mener ses démarches : si l'accueil est satisfaisant à Bordeaux ou Marseille, le rapport épingle notamment la Loire-Atlantique où il faut sept semaines pour obtenir une "autorisation provisoire au séjour" (APS).

Vient ensuite la demande à l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra). La remise du dossier est parfois l'objet de tracasseries, comme à Grenoble et Lyon où les documents sont envoyés par lettre recommandée à des personnes qui n'ont souvent pas de papiers d'identité pour les retirer. Tout est à l'avenant, déplorent les associations, rappelant qu'il existe seulement 21 400 centres d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) pour 57.000 demandes déposés en 2011.

Ceux qui n'accèdent pas à ce type d'hébergement basculent dans des dispositifs d'urgence, notamment dans des hôtels coûteux et pas adaptés. Parfois, ils se retrouvent à la rue. Les difficultés existent aussi pour percevoir l'allocation temporaire d'attente (ATA) ou s'inscrire à la couverture maladie universelle (CMU), selon ces associations qui évoquent un "des-accueil" des demandeurs d'asile.

Avec AFP

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