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Affaire Troadec La mère de Pascal et Lydie parle à nos confrères du Parisien

0 09.03.2017 08:57
"Cet or a brisé notre famille", confie cette femme après le drame survenu rue d'Auteuil, à Orvault

"Cet or a brisé notre famille", confie cette femme après le drame survenu rue d'Auteuil, à Orvault

Photo PO-Romain Boulanger

La mère de Pascal et Lydie Troadec, 49 ans et 47 ans, un frère et une soeur au coeur de la tragédie qui s’est nouée la nuit du 16 au 17 février, à Orvault (Loire-Atlantique), témoigne pour Le Parisien/Aujourd'hui en France ce jeudi.  

Elle a accepté de parler une seule fois, au téléphone. Elle n'ouvre sa porte à personne pour protéger son petit-fils, âgé de 8 ans, de cette effroyable tragédie familiale. Roberte (*), 76 ans, a enlevé le nom de sa boîte aux lettres et a fait retirer la poignée de la porte du jardin menant à sa maison. Roberte est la mère de Pascal et Lydie Troadec, 49 ans et 47 ans, un frère et une soeur au coeur de la tragédie qui s’est nouée, la nuit du 16 au 17 février.

+ Lire nos dernières dépêches sur l'affaire Troadec ici

Pascal, tué dans sa maison d'Orvault (Loire-Atlantique) avec son épouse Brigitte et leurs enfants Charlotte, 18 ans, et Sébastien, 21 ans. Lydie, mise en examen pour avoir modifié la scène des crimes commis par son compagnon, Hubert Caouissin, 46 ans.

Pour Roberte, le trésor en lingots et pièces d'or «subtilisé» par Pascal à la mort de son père en 2009 est à l'origine de tout. «Cet or a brisé notre famille», soupire Roberte. «Je sais que j'ai perdu Pascal. Et que Lydie, sa soeur, ma fille, risque de ne jamais revenir à la maison». Roberte s’interdit de pleurer pour ne pas céder au chagrin devant son petit-fils dont elle a la garde provisoire depuis l’arrestation de ses parents dimanche dernier. Cet enfant est né de l'union d’Hubert et de Lydie, devenus les bourreaux de toute la famille Troadec.

"Tenir le choc" 

«Je dois tenir le choc. Je prends sur moi pour ne pas me laisser aller». Elle cherche à scolariser son petit-fils à côté de chez elle : «je sais qu'on risque de me l'enlever mais pour l'instant il reste avec moi ».

«Cette affaire terrifiante trouve son origine dans un trésor composé de lingots et pièces d'or que mon mari avait caché dans le garage de notre maison», reprend la septuagénaire. Un trésor découvert en 2006 lorsque son mari, ex-artisan-plâtrier, avait effectué des travaux chez une locataire dans un immeuble du vieux quartier de Recouvrance, à Brest (Finistère). Un or ,«volé peut être», «à la Banque de France» lors de la seconde guerre mondiale. 

(...)

Jalousie

Selon son récit, la relation entre Pascal d’un côté, Hubert et Lydie de l’autre, n’a jamais été très bonne. «Pascal a toujours été jaloux de la bonne situation d'Hubert qui gagnait très bien sa vie à l'arsenal. Il n'a jamais supporté qu'il devienne le compagnon de sa soeur Lydie. Il ne l'aimait pas», raconte encore la vieille dame.

Par Jean-Marc Ducos et Nora Moreau à Brest (Finistère)


*Le prénom a été modifié

Retrouvez l'intégralité de ce témoignage dans le Parisien/ Aujourd'hui en france daté de ce jeudi  

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