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Chômeur immolé à Nantes : sa veuve témoigne pour la première fois

0 15.03.2013 12:40
Chômeur immolé à Nantes : sa veuve témoigne pour la première fois

Chômeur immolé à Nantes : sa veuve témoigne pour la première fois

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Il y a un mois le 13 février, Djamal Chaar, 41 ans, s’immolait par le feu à Nantes devant Pôle Emploi.

Ce vendredi dans un entretien accordé à Presse Océan, sa femme, Nicole Chaar-Haoui, dénonce la déshumanisation et le manque de moyens de Pôle Emploi. Extrait :

Presse Océan : Vous vous exprimez pour la première fois depuis le drame. Pourquoi ?

Nicole Chaar-Haoui : "Après le drame, j’ai été harcelée par les médias. Je n’avais rien à dire. Mercredi (Lire hier), ça fait un mois. J’ai besoin de rétablir certaines vérités."

Lesquelles ?

"Dans la presse, on a parlé de chômeur en fin de droit. Ça m’a choquée. Djamal est arrivé d’Algérie en France le 4 février 2008. Il a fait sa première mission d’intérim dès le mois de mars. Quand il était à Sidi-Bel-Abbes, il était comédien. Il a fait 15 ans de théâtre d’État. Il était marionnettiste. Ici, il a enchaîné les missions : manutention, acier, préparation de commandes, formation de chaudronnerie, ménage dans les crèches municipales, plonge, démolition… Jusque début janvier, il travaillait de nuit dans les transports frigorifiques. La boîte d’intérim lui a laissé sa chance. Il s’adaptait. Il était courageux, dynamique, avec le souci de bien faire. Quand j’entends l’expression chômeur en fin de droit ou dire qu’il travaillait au noir, ça fait mal."

Quelle est la signification de son geste ?

"C’est bien le message d’un ras-le-bol. Je lui répétais souvent qu’ici, s’il avait des droits, ils seraient appliqués. Là, il était sûr d’être dans son droit. Ce refus a été un couperet. J’espère que sa mort ne restera pas vaine, que ça pourra aider les autres. Notre douleur est personnelle, mais l’immolation devant Pôle Emploi c’est un acte symbolique, plus fort encore qu’un simple message. Ça, ce n’est plus personnel !"

Quel regard portez-vous sur Pôle Emploi ?

"C’est une machine infernale. Des gens se retrouvent en grande souffrance et en grande précarité à cause de ce système. Quand vous faites le seul numéro 39 49, vous n’avez personne. Il y a une déshumanisation. Mais je n’accable pas les salariés de Pôle Emploi. Eux aussi sont en souffrance. L’écoute et le temps sont importants. À Pôle Emploi, notamment depuis la fusion ANPE-Assedic, il y a un manque de moyens humains."

Entretien exclusif à lire en intégralité ce vendredi dans Presse Océan

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