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Attentat de Nice Un camion fonce sur la foule : 84 morts, dont dix enfants

1 15.07.2016 00:36
Le camion qui a foncé dans la foule. Capture d'écran BFM TV

Le camion qui a foncé dans la foule. Capture d'écran BFM TV

A 1h45, le parquet annonce que l'attaque avec un camion, au soir du 14 juillet sur la promenade des Anglais à Nice, a fait « au moins soixante-dix morts ». « Il s'agit d'un bilan encore très provisoire », a ajouté le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre. A 2h, Eric Ciotti (LR) député et président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, explique que l'attaque a fait « 75 morts et 15 personnes sont en urgence absolue ». A 2 h 30, Christian Estrosi (LR), président du conseil régional PACA et ancien maire de Nice, fait état de « 77 victimes décédées ». A 3 h 30, dans une intervention télévisée, le président de la République François Hollande confirme que le bilan est pour l'heure de 77 personnes décédées, dont plusieurs enfants, et une vingtaine de blessés en urgence absolue. A 4 h 30, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, présent à Nice, annonce que l'attaque a fait au moins 80 morts. 18 blessés sont en « urgence absolue ».

« Foncé sur la foule »

Les victimes ont été fauchées par un camion blanc qui a roulé dans la foule sur une distance de 2 km. L'attaque est survenue vers 22 h 30, alors que Niçois et touristes venaient d'assister au feu d'artifice du 14 juillet sur la promenade des Anglais. Le camion « a foncé sur la foule sur une longue distance, ce qui explique ce bilan extrêmement lourd », a déclaré le sous-préfet des Alpes-Maritimes, Sébastien Humbert, à BFMTV : « Il y a eu des coups de feu et le chauffeur a été abattu ».

« Armes lourdes »

Selon Nice Matin, un Niçois d'origine tunisienne âgé de 31 ans était au volant du camion et aurait tiré sur la foule pendant qu'il conduisait. Une carte d'identité d'un Franco-Tunisien a été retrouvée dans le véhicule, a confirmé une source policière à l'AFP. Des armes ont été retrouvées à bord, ajoute le quotidien niçois. Christian Estrosi (LR), ancien maire de Nice, parlant pour sa part « d'armes lourdes ». Toujours selon Nice Matin, des blessés par balle ont été pris en charge aux urgences de Nice

Moins d'une heure après les faits, la préfecture des Alpes-Maritimes a évoqué un attentat et demandé à la population de rester cloîtrée chez elle. Un important dispositif de sécurité a été délimité dans le centre de Nice, où de nombreuses ambulances, des membres des forces de l'ordre et des militaires se sont déployés.

« Un chaos absolu »

« C'était un chaos absolu, des gens hurlaient », témoigne un journaliste de l'AFP présent lors du drame. Un camion blanc « a foncé à pleine vitesse sur les personnes qui commençaient à quitter » la Promenade des Anglais à la fin du feu d'artifice. « Le camion est passé juste à côté de moi et je n'ai eu que quelques secondes pour me mettre à l'abri. J'ai sauté sur le côté. Des débris volaient partout et j'ai dû me protéger le visage ». « J'ai vu des corps voler comme des quilles de bowling sur son passage », témoigne aussi un journaliste de Nice Matin

« Aucune prise d'otage »
Présent à Avignon, le Président François Hollande est rentré dans la nuit à Paris pour rejoindre une cellule de crise. « Aucune prise d'otage n'a suivi l'attaque au camion », a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, infirmant de nombreuses rumeurs qui ont suivi l'attentat. « Les opérations de secours sont en cours, avec notamment le déclenchement du plan ORSEC. La cellule interministérielle de crise a été activée par le Premier ministre ». Le Plan blanc a été déclenché. La section antiterroriste du parquet de Paris a pour sa part annoncé s'être saisie de l'enquête. Le président François Hollande réunira ce vendredi 15 juillet, à 9 h, un conseil restreint de sécurité et de défense et a décidé de prolonger l'état d'urgence de trois mois

Cellule d'aide aux victimes

Une cellule interministérielle d'aide aux victimes a été mise en place au quai d'Orsay. Deux numéros de téléphone dédiés sont disponibles : le 01 43 17 56 46 pour l'information du public et le 04 93 72 22 22 pour les proches des victimes.

L'un des attentats les plus meurtriers

Ce nouvel attentat, lors des festivités du 14 juillet, intervient dans un contexte de menace terroriste très élevée en France. Il est a priori le plus important commis en Europe depuis les attentats qui ont fait 130 morts le 13 novembre 2015 en Ile-de-France et 32 morts le 22 mars 2016 à Bruxelles, commis par la même cellule liée au groupe djihadiste Etat islamique. 

Attaque « odieuse et abjecte »
Dans la nuit, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a condamné l’attentat avec « la plus grande vigueur » : « Une attaque odieuse et abjecte qui vise notre pays le jour même de la Fête nationale célébrant les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité. Le CFCM transmet sa totale solidarité avec les habitants de Nice, exprime sa profonde compassion aux familles des nombreuses victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés ». Le CFCM appelle les musulmans de France à prier vendredi « à la mémoire des victimes ». Le Conseil de sécurité de l'ONU a pour sa part « condamné avec la plus grande fermeté » une « attaque terroriste barbare et lâche ». Dans une déclaration unanime, les 15 pays membres expriment « leur profonde sympathie et leurs condoléances. Tout acte de terrorisme est criminel et injustifiable ».

84 morts "dont 10 enfants et adolescents"

A 17h, ce vendredi, le procureur de Paris François Molins, a tenu une conférence de presse. Il indique que l'attentat de Nice a fait au moins 84 morts, "dont 10 enfants et adolescents". Il a également recensé "202 blessés, dont 52 en état d'urgence absolue" qui sont "entre la vie et la mort", parmi lesquels 25 sont encore en réanimation. Un bilan provisoire.

Un pistolet automatique et des armes factices

François Molins indique que les forces de l'ordre ont retrouvé dans la cabine du camion un pistolet automatique de calibre 7.65 avec lequel le terroriste a tiré sur les policiers. Ont également été découverts dans la cabine un pistolet automatique factice, ainsi que deux répliques de fusil d'assaut (kalachnikov et M16) factices et une grenade percée.

Le tueur totalement inconnu des services de renseignements

Le chauffeur du camion qui a foncé dans la foule jeudi soir avait été condamné, le 24 mars 2016, à six mois de prison avec sursis pour "violences volontaires avec arme", à la suite d'une altercation lors d'un accident de la circulation. Des faits de janvier dernier. Il était, depuis, sous contrôle judiciaire.

Selon le procureur François Molins, cet homme de 31 ans, un chauffeur-livreur né en Tunisie et domicilié à Nice, était connu pour des faits de "menaces", "violences", "vols et dégradations". Il était, en revanche, "totalement inconnu des services de renseignements". Il n'avait jamais fait l'objet de la moindre fiche ni du moindre signe de radicalisation.

L'enquête va tenter d'établir "d'éventuels liens avec une organisation terroriste islamiste". Pour l'heure, les faits n'ont fait l'objet d'aucune revendication. Mais François Molins rappelle que ce "type d'actions correspond aux appels permanents au meurtre des organisations terroristes islamistes".

Sources AFP et Nice Matin

Commentaires (1)

faiblesses
vivalta44 ven, 15/07/2016 - 08:50

...si la soirée du feu d'artifices à Nice était aussi peu organisée qu'à Nantes, alors je comprends le drame...
où était donc les forces de police pour faire la circulation au sortir du feu d'artifice???
un bordel sans nom..ils étaient en récupération de leurs RTT??? de la petite hollande à la cci à 22h3 j'ai mis 1 heure..sans guide, sans panneau de déviation..et sans forces de police!!!! grrrrrrr

 

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