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Economie Les syndicats de Sercel (Carquefou) espèrent limiter la casse

0 18.01.2016 14:11
Près de 400 salariés sur 600 ont participé au débrayage ce lundi matin

Près de 400 salariés sur 600 ont participé au débrayage ce lundi matin

PO-XB

Nouveau débrayage très suivi des salariés de Sercel à Carquefou, ce matin, pour faire pression sur leur direction.

Spécialisée dans les équipements pour la prospection pétrolière et gazière, l'entreprise, filiale du groupe de services pétroliers français CGG, a annoncé début novembre un plan de suppression de 112 emplois sur les 910 qu'elle compte en France. Le siège de Carquefou, qui abrite un centre de R&D et des services support à la production de capteurs, est visé à hauteur de 74 emplois sur 584. Le plan prévoit aussi la fermeture du site des Ulis, dans l'Essonne (29 salariés) et de Toulon (16 salariés), dont les activités seront transférées à Carquefou et Saint-Gaudens (Haute-Garonne).

La procédure a été lancée le 14 décembre. Les syndicats (CFDT, CGT) présentaient ce lundi leurs contre-propositions.  "L'objectif est de réduire le nombre de suppressions d'emplois et de limiter au maximum les licenciements secs en privilégiant les départs volontaires, explique Ludovic Béziel, délégué syndical central CFDT. "On sait que le contexte est difficile. Avec la chute du cours du baril, l'exploration pétrolière est quasiment à l'arrêt. Mais même avec a baisse de l'activité, Sercel a encore dégagé des bénéfices en 2015. L'entreprise a les moyens de financer un PSE de qualité".

Implantée à Carquefou depuis 1965, Sercel a employé plus de 800 salariés dans les années 1980. Mais en 1987, un premier plan social s'était soldé par 200 suppressions d'emplois. Le dernier plan de départs volontaires date de 1999.

Ce nouveau PSE inquiète d'autant plus les salariés de Sercel que personne ne peut dire quand le marché du pétrole redémarrera. "On espère tous que cette crise ne durera pas trop longtemps", souligne Ludovic Béziel.

Une nouvelle réunion de négociation est prévue ce mardi à Saint-Gaudens. Les syndicats se donnent jusqu'à la fin mars, au terme de la procédure de mise en œuvre du PSE, pour obtenir des avancées de la part de leur direction. "S'ils ne bougent pas, le mouvement risque de se durcir", annonce Michel Gautier, délégué CFDT.

X.B.

 


 

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