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Faits divers Déguisée en homme, elle sème la panique à Nantes

0 23.01.2016 18:08
Photo anthropométrique de Joséphine Quintin, le 1 août 1926

Photo anthropométrique de Joséphine Quintin, le 1 août 1926

Collection particulière

À la fin juin 1926, à Nantes, une jeune femme de 26 ans est prise d'un véritable coup de folie. En une nuit, elle allume plusieurs incendies et blesse deux hommes par arme à feu.

Les policiers et les passants rassemblés devant la porte de son immeuble, au n° 12 de la place Bretagne, l'avaient bien mis en garde. Un individu armé est entré dans l'immeuble pour échapper aux agents intrigués par l'allure de ce jeune garçon en veston de coton noir et pantalon gris au visage passé au brou de noix coiffé d'une casquette.

Il est tôt ce vendredi matin, 30 juillet 1926, et l'électricien s'en moque. Il est pressé de rentrer chez lui malgré l'appel à la prudence. Sur le palier du 2e étage, il fait une pause-pipi. Mais les toilettes sont occupées. Il essaie toutefois de forcer la porte quand elle s'entrouvre pour laisser passer une main armée qui tire deux coups de feu. Touché grièvement à la poitrine et à la hanche, l'électricien s'écroule dans les escaliers.

Le tireur en profite pour filer et va se cacher dans une maison de la rue Didienne où il est finalement désarmé et arrêté. Ou plus exactement elle, car le fugitif que l'on pensait être un adolescent est en fait une femme de 28 ans. L'épilogue d'une nuit de folie à Nantes inspirée par la vengeance.

"J'ai pensé que c'était le moment de me venger"

Dans la nuit du 29 au 30 juin, Joséphine Quintin, une modiste de 28 ans, a d'abord saccagé son habitation, dans les quartiers Est de Nantes, avant d'y mettre le feu puis d'allumer plusieurs autres incendies et de tirer sur l'une des victimes.

Arrêtée après une course-poursuite et un deuxième blessé dans le centre-ville, elle met fin à ses jours en septembre de la même année à l'hôpital St-Jacques où elle est internée. Pour seul motif à ces gestes de folies, la jeune femme a expliqué vouloir se venger : « J'ai agi ainsi lorsque je n'ai plus eu d'argent. J'ai pensé alors que c'était le moment de me venger de toute personne qui a contribué à ma ruine et qui me voulait du mal », a-t-elle déclaré aux policiers qui l'interrogeaient.

Lire dans Presse Océan du dimanche 24 janvier 2016

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