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France-Monde Une jeune femme originaire de Châteaubriant enlevée au Yemen

3 24.02.2015 19:35
  • AFP

    Âgée de 30 ans, Isabelle Prime, enlevée au Yemen, a passé son enfance à Châteaubriant.

  • Isabelle Prime a été enlevée dans la matinée dans le centre de Saana.

    Isabelle Prime a été enlevée dans la matinée dans le centre de Saana.

Une jeune ressortissante française et son accompagnatrice yéménite ont été enlevées mardi au Yémen. La jeune femme est originaire de Châteaubriant.

Selon nos informations, confirmées par Le Courrier de l'Ouest, la jeune femme enlevée mardi matin au Yemen est originaire de Châteaubriant. Elle se nomme Isabelle Prime. Elle est la petite fille de Marcel Auffray, expert géomètre et ancien adjoint à la mairie de Châteaubriant et d'un médecin très connu dans le nord de la Loire-Atlantique.

Ses parents habitent à Angers. Depuis la fin de ses études, la jeune femme avait travaillé pour plusieurs entreprises de télécommunications, en France et à l'étranger, avant de s'installer au Yémen il y a deux ans.

 

Enlevée par des hommes armés

François Hollande a assuré qu'il s'agissait d'une jeune femme de 30 ans qui travaillait pour le compte de la Banque mondiale.

Le président de la République a exigé devant la presse que la libération de la jeune femme "intervienne dans les meilleurs délais".

Selon une source des services de sécurité yéménites, la jeune Française a été enlevée dans la matinée dans le centre de Sanaa, par des hommes armés non identifiés.

Selon cette source, elle a été interceptée par ces hommes armés avec son accompagnatrice yéménite alors qu'elles se trouvaient à bord d'un taxi. Les deux femmes ont été conduites vers une destination inconnue.

Études à Angers, Paris, Turin

Isabelle Prime s'était établie à Sanaa, la capitale yéménite, en décembre 2013. Née à Nantes, Isabelle Prime a grandi à Châteaubriant où elle a une partie de sa famille avant d'arriver à Angers à l'âge de sept ans. Son père est médecin anesthésiste à Angers.

Élève en primaire à Saint-Pierre dans la Doutre, elle intègre ensuite l'institution Saint-Martin. S'en suit une année au Grossmont College en Californie, puis trois ans au département d'économie de l'Université d'Angers.

De 2004 à 2012, elle se forme auprès de l'Université polytechnique de Valence, la Reims Management School, Sciences po Paris et l'Université de Turin. Partir au Yémen, c'était son choix.

« C'est une région du monde qui m'intéresse, de même que le projet », indiquait Isabelle Prime au Courrier de l'Ouest en avril 2014. Elle s'était installée au sein même de la capitale. « En tant que chef de mission, j'étais chargée de trouver le logement. Du fait de la situation sécuritaire, nous avons dû nous regrouper dans une seule maison et sommes malheureusement obligés d'avoir des gardes armés. Le Yémen n'est pas un pays en guerre mais il y a un risque d'attaque constant », indiquait-elle en 2014.

Dégradation des conditions au Yémen

"Tous nos services sont mobilisés pour localiser et obtenir la libération rapide de notre compatriote", a assuré dans un communiqué le ministère français des Affaires étrangères, qui avait appelé récemment les Français à quitter ce pays en proie à des troubles. "Le centre de crise du Quai d'Orsay est en contact avec sa famille", a ajouté le ministère dans son communiqué. 

La capitale du Yemen est actuellement contrôlée par les miliciens chiites Houtis. 

Début février, la France et d'autres pays occidentaux avaient fermé leurs ambassades au Yemen. Paris avait alors conseillé à sa centaine de ressortissants de quitter le pays "dans les meilleurs délais". 

Les intérêts français au Yemen avaient été pris en charge en début de mois par la représentation marocaine dans le pays. Mais ce n'est plus le cas aujourd'hui, le Maroc s'étant depuis aussi retiré du Yémen. Paris étudie actuellement les possibilités de représentation, selon des sources diplomatiques. 

"Compte tenu de la dégradation des conditions sécuritaires au Yemen, nous renouvelons avec insistance la recommandation faite il y a déjà deux semaines à tous nos compatriotes de quitter au plus vite le pays", a ajouté le ministère français dans son communiqué.

Contexte politique

Le président yéménite Abd Rabbo Manour Hadi, retenu un temps à Sanaa mais désormais libre de ses mouvements et protégé par ses partisans à Aden (sud), revendique son statut de chef d'Etat légitime face à la milice chiite qui contrôle la capitale, au risque d'accentuer les divisions du pays. 

Dès son arrivée à Aden, il a déclaré assumer ses fonctions et a qualifié de "nulles et non avenues" toutes les mesures prises par les Houthis. 

Six monarchies sunnites du Golfe - Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Oman, Qatar, Koweït - ont salué la fuite de M. Hadi de Sanaa, évoquant "un pas important qui affirme sa légitimité". 

Plus d'informations demain dans les pages spéciales de Presse Océan,
édition du mercredi 25 février (à télécharger sur smartphone, tablette et PC).

Commentaires (3)

Aveuglement
observateur44 mer, 25/02/2015 - 15:38

Depuis plus de 15 jours déjà, le Quai d'Orsay a demandé aux ressortissants Français de quitter le Yémen immédiatement. Cette jeune femme ne pouvait pas ne pas être informée puisqu'elle habitait une maison adjacente à l'Ambassade. Son aveuglement interpelle dans la mesure où sa mission "humanitaire" n'est pas aussi évidente que cela.
Bref, une fois de plus l'inconscience de certains sera financièrement couverte par la multitude des contribuables.

 

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