Recevez gratuitement la lettre d'information générale de Presse Océan.
Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Je m'inscris !

Futur aéroport La petite phrase de François Hollande sème le trouble

5 25.09.2015 20:00

Dans une interview, François Hollande rappelle que tous les recours ne sont pas encore épuisés. Réactions en chaîne.
C’est une petite phrase lâchée au détour d’une interview à « Aujourd’hui en France », à propos de la prochaine Conférence COP21 sur le climat. À la question « L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes doit-il voir le jour ? », François Hollande (PS) répond : « Toutes les concertations et les expertises possibles ont été organisées, mais les recours ne sont pas encore tous épuisés ».
Des propos qui laissent « perplexe » Alain Mustière, le président des Ailes pour l’ouest, qui rappelle que « tous les recours engagés à ce jour ont été purgés » et que les pourvois en appel « ne sont pas suspensifs ». « Il y aura toujours des recours, c’est sans fin, poursuit Alain Mustière, pour qui le chef de l’État « prend le risque de se ridiculiser » s’il reporte encore sa décision de faire évacuer la ZAD et de lancer les travaux.

"Premier étage de la fusée"

À l’inverse, Jean-Philippe Magnen se félicite que « le président de la République réaffirme l’engagement pris en 2012 et renouvelé en 2014 ». À savoir « la suspension des travaux jusqu’à l’épuisement de tous les recours » et ce, « jusqu’en appel puis en cassation ».
Le président du groupe EELV à la Région veut même voir dans les propos de François Hollande « le premier étage de la fusée avant des annonces plus concrètes à l’occasion de la COP21 », en décembre.
Plus prudent, Julien Durand ne croit pas trop à ce scénario. « On verra bien. On prend les nouvelles comme elles arrivent, lâche le porte-parole de l’Acipa, la principale association d’opposants. Le président de la République rappelle son engagement d’attendre l’épuisement de tous les recours. Ça nous emmène déjà très loin ».

"Rien de nouveau sous le soleil"

Contacté, l'entourage de Jacques Auxiette, président PS de la Région, renvoie vers l’Élysée, qui ne voit « rien de nouveau sous le soleil » dans les propos du chef de l’État : « Il n’y a aucune information nouvelle par rapport aux dernières déclarations du Premier ministre ». Or, en juillet dernier, après le rejet de 17 recours par le tribunal administratif, Manuel Valls avait expliqué que cette décision devait « entraîner la reprise des travaux », au plus tard début 2016.
X.B.

Commentaires (5)

aeroport notre-dame des landes
genevimarti jeu, 11/02/2016 - 21:55

pourquoi s'intéresser au peuple maintenant alors qu'une décision de justice a été donnée en faveur du projet et que les travaux doivent être engagés en septembre ? drôle de méthode mais belle stratégie en vue de 2017 ! Le peuple rigole...

Quel bon président
seb4449 lun, 28/09/2015 - 10:25

Toujours aussi mou, ne décide rien, ne fait rien. Mais quelle lâcheté, il est vraiment hypocrite, il sait que les recours les opposants en trouveront toujours...et alors on fait quoi? On va encore devoir attendre des années de procédure interminables qui coûtent cher alors que la justice a toujours donné l'accord à l'aéroport pour l'instant

Futur aéroport : la petite phrase de François Hollande
job 44 sam, 26/09/2015 - 13:38

J'ai noté que Valls doit parler du " futur aéroport " en Janvier prochain..
La piste de Château-Bougon ( Nantes Atlantique) s'est affaissée de près de 80 cm depuis sa construction , voilà 70 ans, par l'envahisseur allemand.
Affaissement tectonique ? Il est question de plus en plus de faille dans l'écorce terrestre passant sous la piste actuelle... ce qui pousserait à l'abandon d'un aéroport à Bouguenais.
Les plaques terrestres sont en mouvement, j'ai entendu un professeur russe affirmer qu'il y avait une faille sous le terminal 2 E de l'aéoroport Roissy Charles de Gaulle, qui s'était effondré en 2004 soit un an après sa construction. Cet effondrement avait fait quatre morts.
Ce professeur russe avait affirmé aussi qu' tremblement de terre avait fissuré la croûte terrestre sous le réacteur n°4 de Tchernobyl juste avant son explosion.
On ne nous dit pas tout.

Il est urgent d'attendre
sven.jelure sam, 26/09/2015 - 07:58

Les partisans du projet de nouvel aéroport font semblant de n'avoir pas entendu ou pas compris ce qu'a dit le président de la République : pas de travaux avant l'épuisement des recours. Que les recours ne soient pas suspensifs en droit ne change rien à l'engagement pris par le chef de l'Etat.
Et justement, il est urgent d'attendre ! Que les opposants aient eu besoin d'aller en justice pour que l'étude économique sur le projet d'aéroport soit communicable donne quand même à réfléchir. Puisque cette étude est, paraît-il, favorable au projet, on aurait dû la diffuser largement. Or on la garde sous le boisseau à l'instar d'un secret d'Etat, ce qui jette forcément le doute sur son contenu. Il faut prendre le temps de mettre les arguments sur la table publiquement pour convaincre une majorité de citoyens.
En outre, il est possible d'attendre : les partisans de l'aéroport ont longtemps affirmé que l'aéroport serait saturé à 4 millions de passagers/an. Il a franchi cette barre l'an dernier et l'on constate à présent qu'il n'est pas saturé puisqu'il progresse encore (cf. ce que j'en dis dans mon blog (http://lameformeduneville.blogspot.fr/2015/09/lobbying-pour-nddl-15-satu...). Cela donne du temps pour réfléchir (tout en montrant que que les partisans du projet peuvent très bien s'être trompés dans leurs analyses). Cela permet aussi d'attendre des jours meilleurs pour les finances publiques.

Temporiser c'est renoncer
Cyril ven, 25/09/2015 - 20:50

Son discours vient après qu'une commission ait donnée son accord pour que les opposants puissent avoir accès à ce qui a permis de pondre la déclaration d'utilité publique en 2008, le coeur du projet d'aéroport NDDL : ça laisse de nombreux et nouveaux angles d'attaques aux opposants !

Autrement, les pourvois en appel font partie par définition des recours.
Comme les pourvois en appel vont durer encore plus d'un an...
Sachant qu'il y aura un nouveau recours contre l'arrêté sur la destruction de l'amphibien qui n'est toujours pas paru et pas prêt de paraitre au JO...
ça fait autant de moyens légaux pour repousser voire annuler le projet : beaucoup de juristes bossent pour faire sauter le projet.

Tout autant de raisons qui fait que le Président ne peut que temporiser.

Le Président va nécessairement mettre fin au projet au premier recours validé par la justice, désavouant son premier ministre au passage après avoir désavouer E.Macron.

 

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.
inscription à la lettre d'information générale
logo Presse Océan

Vous avez aimé cet article ?

Recevez gratuitement la newsletter Presse Océan.

Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.