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Futur aéroport 3 mois avec sursis en appel pour deux Allemands

0 14.10.2014 17:16
NATHALIE BOURREAU

NATHALIE BOURREAU

La cour d'appel de Rennes a condamné ce mardi à trois mois de prison avec sursis deux ressortissants allemands, poursuivis pour violences envers les forces de l'ordre lors d'une manifestation en 2012 sur la zone réservée à la construction de l'aéroport controversé de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes. 

Les deux jeunes gens, un homme et une femme âgés tous deux de 26 ans, se sont vus en outre signifier une interdiction de séjour de deux ans sur le territoire de la Loire-Atlantique.  Ce jugement est conforme aux peines qu'avait requises le parquet à l'audience d'appel, le 2 septembre dernier.  Les deux jeunes Allemands avaient été condamnés en première instance par le tribunal correctionnel de Nantes le 19 décembre 2012 à trois mois de prison avec sursis et une interdiction de séjour d'un an dans les communes autour de Notre-Dame-des-Landes pour "violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique" - en l'occurence des jets de pierres, de bouteilles et de coktails molotov - et refus de se soumettre à des relevés d'empreintes digitales. 

Ils avaient été interpellés la veille vers 0h30, en pleine opération "César" d'expulsion des opposants anti-capitalistes à l'aéroport, alors qu'une cinquantaine de personnes avaient pris les forces de l'ordre à partie, à Vigneux-de-Bretagne (Loire-Atlantique). 

Selon le rapport d'enquête, cité lors de l'audience en appel, les deux Allemands avaient été "repérés pour leur virulence à l'égard des forces de l'ordre" et formellement reconnus, notamment par leur tenue vestimentaire. 

Les deux prévenus, un homme et une femme, ont contesté les faits à l'audience, affirmant, l'un, avoir seulement pris des photos et, l'autre, être restée en marge des affrontements. 

Pour leur avocat, Me Stéphane Vallée, "le problème est celui de la question de la reconnaissance formelle" des prévenus. 

"Les seuls éléments matériels qui permettent de considérer qu'il y a eu des jets de projectiles" de leur part, "ce sont les déclarations des policiers qui - au vu de l'impossibilité de faire une vidéo - n'ont pas été en mesure d'identifier de manière certaine" les jeunes gens, selon lui. 

Rappelant que les forces de l'ordre avaient été "harcelées pendant des heures par des jets de projectiles", il a estimé que les interpellations ne s'étaient pas déroulées "dans la sérénité absolue". "Ce sont les personnes qui courent le moins vite, les plus simples à interpeller" et "pas forcément parce qu'elles ont commis une infraction", a-t-il argumenté. 

AFP

 

 

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