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Grand ouest Elle ne vendait pas assez de génériques, une pharmacie sanctionnée

1 31.08.2012 17:55
La première pharmacie déconventionnée en France est installée dans les Deux-Sèvres.

La première pharmacie déconventionnée en France est installée dans les Deux-Sèvres.

Photo Le Courrier de l'Ouest - Philippe Bonnarme

Une pharmacie des Deux-Sèvres s'est vue déconventionnée pour un mois, une sanction infligée par l'assurance maladie pour n'avoir pas délivré suffisamment de médicaments génériques. Une information du Courrier de l'ouest.

La pharmacie située à Airvault en Deux-Sèvres, entre Parthenay et Thouars, s'est vu notifier en juillet qu'elle serait déconventionnée et ne pourrait appliquer aux clients le tiers-payant, dispensant les assurés sociaux de faire l'avance des frais. Sauf si elle embauche un pharmacien remplaçant, lui conventionné.

"D'après ce que je sais de source syndicale (pharmacienne), nous sommes les premiers. Ils ont voulu faire un exemple", a indiqué la co-gérante, Jacqueline Girardeaux, qui entend faire appel auprès du Tribunal des affaires sanitaires et sociales.

Mme Girardeaux a expliqué avoir été mise en garde par sa Caisse d'assurance maladie mi-2011, et s'être vue alors fixer un objectif de 60% de génériques pour la fin 2011. Elle n'a pu atteindre que 50%.

La Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) des Deux-Sèvres a confirmé la que les pharmaciens mis en cause "n'ont pas appliqué l'accord conventionnel du tiers-payant générique".

"C'est injuste"

"Le taux de distribution de médicaments génériques dans l'officine incriminée se situe de 30 à 50% alors que la majorité de la profession dans le département affiche des taux compris entre 75 et 80 %", a déclaré au Courrier de l'Ouest Julien Bouchereau, responsable régulation-juridique de la CPAM locale.

"C'est injuste et de mauvaise foi", estime Mme Girardeaux, qui dit avoir fait son possible mais assure que de nombreux médécins prescrivent des médicaments "non substituables".

La pharmacienne a assuré ne pas être contre les génériques "mais pour délivrer des génériques de qualité".

Elle a jugé qu'il y a actuellement "un retour de bâton, car on a +génériqué+ un peu tout et n'importe quoi, et on s'aperçoit qu'il y a des problèmes".

L'assurance maladie tente d'enrayer la baisse de consommation des génériques, tendance qui a vu le taux de substitution des médicaments originaux (princeps) par des génériques stagner autour de 72% en avril, après avoir atteint 79% en 2010.

L'Académie nationale de médecine a nourrit la controverse en février en soulignant que le générique n'était "pas la copie conforme" de l'original.

 

Une information du Courrier de l'ouest

Commentaires (1)

ATTENTION
gegedescouets dim, 02/09/2012 - 19:02

Il faut savoir que les excipients contenus dans les génériques peuvent ne pas convenir à certains patients ; de plus, ils ne sont pas recommandés pour des traitements de longue durées car ils varient suivant les dates de fabrications.
Il faudrait réunir des gens compétents et "indépendants" pour aborder sérieusement ce problème autrement que sous l'aspect purement pécuniaire !

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