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Justice Didier Barbot : « Je ne voulais pas divorcer »

0 16.01.2016 09:45
« J'avais deux vies ; je mentais trop ». Illustration d'audience - Florent Maussion

« J'avais deux vies ; je mentais trop ». Illustration d'audience - Florent Maussion

Accusé d'avoir assassiné sa femme avec la complicité de sa maîtresse, Didier Barbot a raconté ses deux amours.

Ce fils était attendu. Ses parents agriculteurs avaient eu deux filles. Didier, né il y a 42 ans à Vritz, allait pouvoir prendre la suite sur l'exploitation. L'école n'était pas son « truc ». Il préférait les tournées avec son père, dans son camion rempli de cochons.

Poli avec ses voisins, « qui ne causaient plus à mes parents », il parvient à racheter leurs terres. Il récite les dates de naissance de ses neveux. Ému, il essuie une larme. « Ils me manquent ». Avec les enfants, il aimait rire. « J'étais le clown de service. Même à la prison, à la buanderie, s'il y a une bêtise à raconter, c'est moi... ».

« Je n'ai jamais voulu avoir un enfant avec Stéphanie »

Il a appris le décès de son père en décembre, à la prison, en lisant les avis d'obsèques dans le journal. « Il est mort par chagrin de voir son fils en prison ».

En juin 2008, Anne prend 10 % des parts de l'exploitation agricole, qui n'est pas très viable. « On vivait de son salaire ».

« Quelques jours avant le décès d'Anne, on a acheté un tracteur d'occasion, 27 000 € hors taxe ». La présidente l'interrompt : « Vous parlez de quelque chose d'accidentel... qui serait survenu de façon inattendue ? ».

Il a rencontré Anne fin 1992, « dans un bal disco. J'avais 20 ans ». La première femme de sa vie. Le couple est heureux mais ne pourra pas avoir d'enfant naturellement. À la troisième fécondation in vitro, Anne est enceinte. La petite décède à la naissance.

Anne est la première à penser à l'adoption. « J'étais assez froid. On n'allait pas avoir un enfant de notre sang ». Ils devaient se rendre dans un orphelinat en Éthiopie.

En août 2010, Stéphanie et Sébastien pendent leur crémaillère. Anne est à Lourdes avec sa mère. Didier se fait inviter. Ils boivent. Trop. Il est malade et reste dormir sur le canapé. La suite, Stéphanie l'a racontée (notre édition d'hier). « On n'a plus réussi à s'arrêter.

L'aime-t-il encore ? « Je ne sais plus où j'en suis ». Stéphanie annonce à Didier, en février 2011, qu'elle est enceinte de lui. « Je l'ai crue ». Les rapports se faisaient rares avec Anne. Stéphanie, elle, ne se faisait pas prier. « Mais j'ai jamais voulu d'enfant avec elle ».

Cette annonce est « une catastrophe » pour lui. « J'aimais deux femmes. J'en trahissais une. Si je ne l'avais pas aimée, ça aurait fait longtemps qu'on aurait divorcé ».

Stéphanie l'incite à divorcer. Il ne veut pas en entendre parler. « Jamais je ne divorcerai avec Anne, parce que je l'aime, malgré l'adultère. Je n'ai pas la force de lui avouer. Je ne peux pas lui dire que je la trompe ».

Préférer tuer plutôt que divorcer... La présidente exige une explication. « J'ai pété un plomb. Je ne peux pas l'expliquer. J'avais deux vies. Je mentais quasiment tous les jours ».

Et pourquoi ne pas supprimer Stéphanie Livet ? « Parce qu'elle a un fils ? » « Oui ». Quand il apprendra qu'il n'est pas le père, il tentera de se suicider.

Philippe Rubion

Notre dossier complet à lire ce samedi dans Presse Océan (éditions numériques en cliquant ici) et sur presseocean.fr

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