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Loire-Atlantique 70 ans de Presse Océan :les fonts baptismaux de François Simon

0 16.04.2014 16:00
François Simon

François Simon

Photo DR

À l’occasion de son 70e anniversaire, Presse Océan propose à partir du jeudi 17 avril un hors-série de 148 pages reproduisant 100 unes les plus marquantes de l’histoire (15 euros chez votre marchand de journaux habituel). Nous avons également demandé à plusieurs anciens journalistes de la maison de nous confier leurs souvenirs.

Il a la plume aussi affûtée que ses papilles. A 60 ans, François Simon est l’un des chroniqueurs gastronomiques français les plus redoutés. Après avoir exercé ses talents de critique durant des années au Figaro, il anime aujourd’hui une émission sur la chaîne Paris Première et tient un blog. Mais c’est à Presse Océan que ce natif de Saint-Nazaire a fait ses armes de journaliste.

Presse Océan : Comment êtes-vous arrivé à Presse Océan ?
François Simon : « C'était en 1975. J’étais étudiant en droit. J’avais 22 ans et j’ai postulé pour le poste de permanencier de nuit. Presse Océan est pour moi les fonts baptismaux. J’y ai tout appris. J’ai eu la chance d’être à la police de nuit »
Combien de temps êtes-vous resté à Presse Océan et qu’en retenez-vous encore aujourd'hui ?
« J’y suis resté quatre ans. Le temps de m’apercevoir que je tournais en rond. J’ai été longtemps avant d’être titularisé. C’est une fantastique expérience. Le soir, il n’y avait pas de chef On était un peu livré à soi-même. L’info était tout terrain. Il fallait aller la chercher, il n’y avait pas d’attaché de presse… Et surtout il fallait écrire vite. Et aujourd’hui je garde toujours cette rapidité d’écriture ».
Quel en est votre souvenir le plus marquant ?
« Un meurtre qui venait d’être commis au Santeuil, le café en face la rédaction. J’étais là avec mon appareil phot, un 6X6. La victime baignait dans une marre de sang. J’ai photographié le type recroquevillé et le lendemain la photo a
fait la une de Presse Océan. C’est terrible car ce n’est pas ma vraie nature. mais le journaliste a souvent un dédoublement de personnalité schizophrène. Mais j’ai aimé cette ambiance de romans policiers. »
Vous êtes aujourd’hui l’un des plus critiques gastronomiques les plus redoutés. On est loin de l’univers du fait divers…
« Moi, je rêvais d’écrire sur le rock’n’roll. En fait, je n’y connaissais rien à la gastronomie.  C’est Christian Millau qui m’a jeté dans la piscine. Il m’a dit  : ‘’Je vais t’apprendre’’ et il ne m’a rien appris. Mais ne dit-on pas que l’appétit vient en mangeant ! Et je le redis et je le revendique : c’est à Presse Océan que j’ai tout appris ».

Propos recueillis par Dominique Bloyet

Lire aussi dans Presse Océan du mercredi 17 avril

 

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