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Loire-Atlantique Abattoir halal : pétition, rendez-vous avortés et fronde

0 09.04.2014 06:00
Des membres de l’association avec des courriers restés sans réponse.

Des membres de l’association avec des courriers restés sans réponse.

PHOTO PRESSE-OCEAN-OLIVIER LANRIVAIN

Pétition, demandes d’entretien sans suite : les musulmans nantais réclament en vain un abattoir halal. Émoi.

La tristesse, l’incompréhension et le désarroi. Le Nantais Miloud Abdelkafi, président de l’association des retraités du quartier Malakoff, a pris connaissance, navré, des sanctions menaçant des éleveurs ovins de Loire-Atlantique. Ces derniers, qui ont autorisé des clients à tuer des agneaux sur leurs exploitations lors de la fête musulmane de l’Aïd, risquent d’être poursuivis par la justice pour avoir orchestré l’abattage de moutons « dans des conditions illicites ».

Solidaire des éleveurs, Miloud Abdelkafi se déclare tout autant consterné de découvrir que la préfecture de Loire-Atlantique soutient n’avoir jamais enregistré « aucune demande officielle d’agrément temporaire pour un abattoir de la part de la communauté musulmane » (PO du 14 mars). « C’est faux », rétorque le porte-parole de l’association, en brandissant plusieurs courriers. Le premier date du 30 novembre 2012 et est adressé au préfet. L’association des retraités y expose les difficultés rencontrées « depuis plusieurs années » par la communauté musulmane pour accomplir l’abattage de moutons selon le rituel religieux requis. Une pétition, réunissant 500 signatures, est jointe à la missive. Sans effet.

Nouveau courrier en juillet 2013 stipulant que l’association est « à la recherche, comme tous les ans, d’un lieu d’abattage rituel pour la fête de l’Aïd ». Encore lettre morte. L’intervention de la députée PS Marie-Françoise Clergeau, trois mois plus tard, ne rencontre guère plus de succès. « La fête de l’Aïd, c’est un acte extrêmement important pour la population musulmane, insiste Ali Benakli, membre de l’association des retraités. Or, aujourd’hui, du fait de l’absence d’établissement agréé, certains musulmans sont obligés de renoncer à cette fête. » « Les sacrifices de moutons ne se limitent pas qu’à cette seule fête, abonde Miloud Abdelkafi. On en fait aussi à l’occasion d’un mariage, d’un baptême, d’un repas de deuil… Il faut enfin trouver une solution en Loire-Atlantique. »

Dossier complet dans Presse Océan ce mercredi 9 avril.

 

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