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Loire-Atlantique Au nord du Nantes, de nouveaux gisements miniers espérés

0 10.10.2015 06:04
Des prélèvements de sol sont en cours entre Abbaretz et Nozay, autour d’une ancienne mine d’étain fermée en 1957.

Des prélèvements de sol sont en cours entre Abbaretz et Nozay, autour d’une ancienne mine d’étain fermée en 1957.

Photo PO

Une société rêve de mettre à jour des gisements d'étain et de métaux rares au nord de Nantes. Le sous-sol de 16 communes de Loire-Atlantique est l'objet d'une première campagne de sondages.

En juin dernier, le gouvernement a octroyé à la société « Variscan Mines » un permis exclusif d’exploration de la zone dite de Beaulieu, secteur s’étendant sur 16 communes situées autour de l’ancienne mine d’étain d’Abbaretz, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Nantes.

Miroir aux alouettes ou vrai Eldorado ? Les ingénieurs géologues sont à la recherche de nouveaux gisements d’étain, mais aussi de métaux critiques - iridium, niobium, tantale, molybdène - composants rares, donc chers, indispensables aux entreprises intervenant dans l’électronique de pointe pour la fabrication d’ordinateurs, de téléphones portables, de scanners, ou encore d’éoliennes. « Cela fait 30 ans qu’il n’y a plus eu d’exploration minière en France mais on ne se lance pas dans ce projet sans raison, prévient Jack Testard, président de « Variscan Mines ». On n’est pas des fous furieux, on a une connaissance géologique du secteur suffisamment importante pour dire que la probabilité de trouver des minerais intéressants est réelle. »

Depuis août, une première campagne d’analyse du sol est lancée. Entre 8 000 et 10 000 prélèvements de terre et de roches, à une profondeur maximale d’un mètre, doivent être opérés d’ici la fin de l’année. Les recherches se concentrent dans l’axe de l’ancienne mine, fermée dans les années 50, entre Abbaretz et Nozay.

Les archives du Bureau de recherches géologiques et minières, accessibles depuis l’obtention du précieux titre minier, sont épluchées. Selon le scénario le plus probable, « Variscan Mines » devrait orchestrer des forages plus importants en 2016 afin de vérifier si les entrailles de la terre sont susceptibles d’abriter - ou non - des filons de minerais intéressants. La limite administrative de ces sondages est fixée à 500 mètres. « Mais il n’y aura pas besoin d’aller aussi loin, estime Patrick Lebret, géologue de la société. Si on trouve du granit à 200 m, cela signifiera que l’on aura dépassé le gisement. Car les métaux se situent au-dessus du granit. »

Selon l'expert, les chances de succès sont comprises « dans une fourchette comprise entre 10 et 20 % ». En cas de veine, l’exploitation de la mine, si elle se concrétise, mettra près d’une décennie à voir le jour. Une centaine d’emplois à la clé, affirment les responsables de « Variscan Mines ».

Dossier complet dans Presse Océan ce samedi 10 octobre.

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