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Loire-Atlantique Des sites radioactifs à traiter d’urgence

0 25.05.2015 21:13
 Marie-France Gauthier, présidente de l’association « Moine et Sèvre pour l’avenir ».

Marie-France Gauthier, présidente de l’association « Moine et Sèvre pour l’avenir ».

Photo PO

En Loire-Atlantique, des habitations, hangars, chemins, sont contaminés et présentent une radioactivité anormale souvent due à l’enfouissement, par le passé, de résidus d’extraction d’uranium.

Les analyses sont formelles. À Gétigné, au lieu-dit « Haute Gente », le salon de ce jeune père de famille présente une radioactivité largement supérieure à la normale. La présence massive de radon, gaz provenant de l’uranium reconnu comme cancérigène, est attestée.

Des techniciens ont enregistré jusqu’à 3 800 becquerels de radon par m3 dans une chambre de la maison. À titre de comparaison, l’Organisation mondiale de la santé préconise de ne pas dépasser 100 becquerels/m3.

Pas une surprise. L’ancienne mine de l’Écarpière est toute proche et par le passé, des résidus d’extraction d’uranium ont largement été épandus alentour.

« C’est sûr que l’on se pose des questions par rapport aux risques pour la santé, confie le propriétaire des lieux, 37 ans. Ma compagne et moi avons un enfant âgé d’un an. On attend les travaux avec impatience. Mais on ne panique pas non plus. Sitôt que la situation a été connue en 2009 à l’issue de la campagne de mesures menée par Areva (Ndlr: ex-Cogema, en charge de l’exploitation des mines), on a laissé en suspens tous les travaux que l’on voulait faire : jardins, enduits… Il y a deux ans, on nous a expliqué qu’il allait falloir décaisser le sol, y compris dans la maison. »

Les travaux sont enfin prévus en septembre.

D’autres sites contaminés

Un autre bâtiment devrait également nécessiter des travaux d’urgence à Boussay. Là encore, la nature du sous-sol et l’ancienne activité minière sont pointées du doigt. « De nombreux terrains sont infestés de stériles, ces résidus d’extraction qui n’étaient pas assez riches en uranium aux yeux de l’exploitant de la mine mais dont la teneur est potentiellement nocive pour l’homme, rapporte Marie-France Gauthier, présidente de l’association « Moine et Sèvre pour l’avenir ». Jusque dans les années 70, dans le cadre de relations de bons voisinages, la Cogema proposait gratuitement les stériles aux particuliers comme aux collectivités. Les matériaux ont servi à remblayer des terrains, des routes ou ont même été utilisés pour les fondations de bâtiments. »

13 anciennes mines dans le département

D’autres « foyers de pollution » pourraient être découverts, relève Marie-France Gauthier, présidente de l’association « Moine et Sèvre pour l’avenir ». La Loire-Atlantique compte en effet treize anciennes mines d’uranium essentiellement concentrées autour de Getigné, Gorges, Piriac-sur-Mer, Guérande, Saint-Molf et La Turballe.

Dossier complet ce mardi 26 mai dans Presse Océan.

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