Recevez gratuitement la lettre d'information générale de Presse Océan.
Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Je m'inscris !

Loire-Atlantique Grippe aviaire: 116 communes dans l'oeil du cyclone

0 29.11.2016 21:28
SD

Les particuliers doivent assurer le confinement des volailles.

Depuis la mi-novembre, de nombreuses communes de département ont basculé dans le rouge en terme de risque aviaire. Des éleveurs de faisans et perdrix affirment « ne plus pouvoir travailler normalement ».

Face à la menace de grippe aviaire, plus d’une commune de Loire-Atlantique sur deux est désormais répertoriée en zone dite à risque élevé.

L’alerte, note la préfecture, découle « de nouveaux cas d’influenza aviaire hautement pathogènes détectés chez des oiseaux sauvages et dans des élevages commerciaux » en Europe. La France se trouve inévitablement dans l’œil du cyclone de par les couloirs migratoires. Avec, au premier rang, la Loire-Atlantique et les territoires comptant d’importantes zones humides.

Contrôles spécifiques

Des mesures de prévention et de surveillance spécifiques sont édictées. « Les éleveurs de volaille standard, dont les animaux restent enfermés, sont moins touchés, confie Alain Bernier, aviculteur à Missillac, responsable de la fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) en Loire-Atlantique. Des procédures de désinfection, assez classiques, sont à respecter et il faut veiller à ne laisser entrer aucune personne extérieure dans les installations. Les éleveurs dont les volailles bénéficient d’un parcours en plein air (labellisés ou bio) sont, eux, soumis à un renforcement des contrôles vétérinaires. »

"Epée de Damoclès"

Ces contraintes, assure Christophe Labour, éleveur à Besné et président régional de la section volailles à la FNSEA, sont « bien comprises par les professionnels. La menace existe. On a une épée de Damoclès au-dessus de la tête, il ne faut pas qu’elle tombe ».

La situation est plus critique pour les professionnels spécialisés dans le gibier à plumes. « Leur activité est durement impactée », note t-on. Car les directives des autorités stipulent que « le transport et le lâcher de gibiers à plumes sont interdits dans les zones à risque élevé ». Les élevages de perdrix et de faisans étant destinés à la chasse, autant dire que les éleveurs concernés se retrouvent « complètement bloqués ».

« Tous nos élevages sont sains, énonce Thierry Thabard, directeur de la coopérative « L’envol de Retz », basée à Machecoul. Nos perdrix et faisans sont régulièrement soumis à des prises de sang pour vérifier qu’aucun virus n’est présent. Il n’y a aucun souci. On se trompe de cible et on nous empêche de travailler. Pour la filière, c’est catastrophique. »

Poulaillers particuliers: confinement obligatoire

Depuis 2006, tout détenteur de volailles doit déclarer son poulailler en mairie. Et selon les arrêtés préfectoraux pris à la mi-novembre, les particuliers ont pour obligation d’assurer le confinement de leurs volailles ou de poser des filets de protection.

Dossier complet et témoignages dans Presse Océan ce mercredi 30 novembre.

 

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.
inscription à la lettre d'information générale
logo Presse Océan

Vous avez aimé cet article ?

Recevez gratuitement la newsletter Presse Océan.

Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.