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Médicament Furosémide Mort suspecte à St-Nazaire : la justice ouvre une enquête

0 15.06.2013 07:00
Stéphane Richard a remis hier aux enquêteurs l’ordonnance et la boîte de médicaments suspecte.

Stéphane Richard a remis hier aux enquêteurs l’ordonnance et la boîte de médicaments suspecte.

DR

Après la mort d’une habitante de Drefféac traitée avec un médicament potentiellement vicié, la justice ouvre une enquête pour cerner les causes de ce décès.

Les doutes entourant les circonstances de la mort de Thérèse Bidallier, habitante de Drefféac, devraient être levés. Âgée de 83 ans, la dame a officiellement succombé à une insuffisance cardiaque samedi 8 juin, à l’hôpital de Saint-Nazaire (notre édition d’hier). Mais ce décès revêt un caractère suspect. Car l’octogénaire, qui semblait jouir d’une bonne santé, a vu sa santé se dégrader subitement, après avoir été soignée pour un œdème à la jambe avec des comprimés de Furosémide. « Sitôt que ma belle-mère a commencé ce traitement, je l’ai vue décliner, confie Stéphane Richard. Elle ne s’alimentait plus, ne buvait plus, dormait tout le temps. »

L’« affaire Furosémide » a éclaté juste après ce décès. Les autorités sanitaires ont découvert qu’à la suite d’une erreur d’emballage, le groupe pharmaceutique Teva a commercialisé des boîtes de Furosémide contenant des cachets de somnifère. Stéphane Richard a aussitôt fait « le rapprochement » et constaté que les comprimés de sa belle-mère faisaient « partie des lots douteux ».

Ordonnance et comprimés sous scellés

La famille de Thérèse Bidallier a déposé plainte hier. Parallèlement, le parquet de Saint-Nazaire a ouvert « une enquête pour rechercher les causes exactes de la mort » de la patiente. L’ordonnance et les boîtes de comprimés prescrits à Thérèse Bidallier ont été placés sous scellés. « On est satisfait, on voulait une enquête pour savoir la vérité » énonce Stéphane Richard.

Au moins trois décès suspects sont désormais recensés en France par la justice, hors le cas de Drefféac. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur le mauvais conditionnement de boîtes de Furosémide pour tromperie aggravée, homicides et blessures involontaires, mise en danger de la vie d’autrui et administration de substance nuisible.. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur le mauvais conditionnement de boîtes de Furosémide pour tromperie aggravée, homicides et blessures involontaires, mise en danger de la vie d’autrui et administration de substance nuisible.

Traitement impératif

L’Agence du médicament rappelle qu’il est « primordial que les patients soignés avec du Furosémide n’interrompent pas leur traitement, en se reportant sur les comprimés mis sur le marché par huit autres laboratoires. »

En cas de doute sur un lot de Furosémide, les patients peuvent appeler le centre régional de pharmacovigilance, à Nantes, au 02 40 08 40 96, précise l'Agence du médicament.

 Plus d'informations dans Presse Océan ce samedi.

 

 

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