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Mémoire Quand Victor Hugo, mort il y a 130 ans, écrivait sur Nantes

1 22.05.2015 19:54
Victor Hugo avait des attaches nantaises par sa mère

Victor Hugo avait des attaches nantaises par sa mère

Il y a 130 ans, le 22 mai 1885, Victor Hugo s'éteignait à Paris. En août 1834, l'écrivain avait séjourné à Nantes, la ville natale de sa mère, Sophie Trébuchet (1772-1821).

À l'occasion d'un voyage en Bretagne où il part rejoindre sa maîtresse Juliette Drouet, Victor Hugo (1802-1885) séjourne à l'été 1834 une journée dans la cité des ducs. La ville où est née sa mère, Sophie Trébuchet. Née rue des Carmélites à Nantes en 1772, elle était la fille d'un capitaine de navire et de Renée Le Normand du Buisson, fille d'un procureur du tribunal de Nantes. Elle avait rencontré son futur mari, Léopold, en 1796 à Châteaubriant où l'officier était alors en garnison.

Le 14 août 1832, le jour même de son arrivée à Nantes, l'auteur d'Hernani (1830) et du Dernier jour d'un condamné à mort (1830), alors âgé de 32 ans, écrit une courte lettre à son épouse Adèle qui trompe l'ennui dans les bras de Sainte-Beuve. Il y regrette notamment l'absence de clochers dans le paysage.

« Je suis arrivé ce matin à 3 heures à Nantes ; j'ai dormi quelques heures, puis j'ai été voir toute la ville, et me voici prêt à me coucher pour quelques heures encore et à repartir pour Tours par le bateau à vapeur demain à 6 heures du matin », écrit-il.

« Une admirable chose, le tombeau de François II »

« J'ai vu à Nantes beaucoup de vieilles belles maisons, la cathédrale, édifice tronqué de toutes époques, qui contient une admirable chose, le tombeau de François II. Parles-en à ton père. Le château de Nantes a dû être magnifique. Ce qui en reste est d'une grande beauté, bien féodale et bien sévère. Je suis monté au moment où le soleil se couchait sur le clocher de la cathédrale et de là j'ai vu toute la ville, les quatre bras de la Loire, l'Erdre dont les bords sont charmants, le canal, tous les vieux toits, et la prairie de Mauves. C'est beau. Pas assez de clochers pourtant. En général, la Bretagne, si pieuse, ne brille pas par les églises ».

Dominique Bloyet

Commentaires (1)

Si "la Bretagne si pieuse ne brille pas par ses églises"
observateur44 ven, 22/05/2015 - 21:36

c'est que deux siècles plus tôt, le pouvoir royal français faisait couper les clochers pour punir les bretons d'avoir refuser de payer la gabelle. Les bigoudaines portent des chapeaux qui signifiaient leur attachement aux clochers détruits... Aujourd'hui, Victor Hugo monterait au Nid et apprécierait l'enfilade des clochers de la cathédrale à Saint Clément, de Saint Donatien à Saint Félix... Il en aurait pour son argent...

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