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Mondial 2014 Le dernier adieu (carnet de bord)

0 07.07.2014 19:56

 

Gildas Crozon est l'envoyé spécial des Journaux de Loire au Brésil. Il nous livre son carnet de bord.

Dimanche 6 juillet, 17h57. La Coupe du Monde se termine. En tout cas la mienne, et celle-là s’achève dans la mythique enceinte de la Praça Carlos Gomes. Un parc, en fait, où deux enfants jouent, c’est à parier, le match de leur vie. Par la faute d’un geste technique maladroit, le ballon leur échappe un instant, et m’offre la première occasion de mettre en valeur mon intérieur du pied droit. J’aurais donc plus joué que Cabella. « Obrigada », dit leur maman, peut-être aussi leur coach. C’est vrai que cet intérieur du pied, sans contrôle, était réussi, surtout sous l’attente oppressante d’une valise à faire, cent mètres plus loin, à l’hôtel. Ma dernière nuit ici se nourrira de gloire, c’est certain.

 

La Coupe du Monde s’arrête car l’avion n’est plus qu’à quelques heures de là. Le Brésil n’en a pas terminé, lui. Ribeirao Preto non plus, car sa Seleçao lui reste chevillée au cœur. Elle va vite remiser ses drapeaux français, c’est sûr, mais pour l’heure ils sont encore hissés, et les concerts donnés pour cette rencontre franco-brésilienne d’un mois continuent, eux aussi. L’effervescence n’est plus teintée de bleu-blanc-rouge, elle est uniquement jaune et verte. Cela embellit l’humeur du pays, et rend cet accent plus chantant encore. Un mois plus tard, sonne donc l’heure du départ, et tout cela, l’accent, la ferveur, l’accueil fait à ces Français sincèrement aimés, les matchs, la viande, l’intimidante Sao Paulo, la sudiste Porto Alegre, la belle Rio de Janeiro, la chaude Salvador de Bahia, l’unique Brasilia, et partout l’hiver plus chaud que l’été de chez nous, fabrique déjà le début d’un souvenir et d’une pointe de nostalgie. C’était même l’occasion de découvrir l’existence des sambodromes, ces avenues enserrées de gradins, réservées aux défilés d’écoles de samba. Parce qu’ici, quand on aime quelque chose, on le célèbre dans la démesure. C’était drôlement chouette, de vivre le foot en son royaume


Gildas Crozon

 

 

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