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Mondial 2014 Les huitièmes, autre temps, autres mœurs (carnet de bord)

0 01.07.2014 12:08
Photo CO-Gildas Crozon

Les journalistes nigérians pendant les hymnes, lundi à Brasilia.

Gildas Crozon est l'envoyé spécial des Journaux de Loire au Brésil. Il nous livre son carnet de bord :

Les joueurs nous l’avaient dit, pourtant. « Une autre compétition commence » a été l’adage de la semaine, sitôt passé le dernier match de poules contre l’Equateur. On ne savait pas trop ce que ça pouvait bien vouloir dire, car il s’agit toujours de la Coupe du Monde.

Mais l’avoir vécu le confirme : c’est vrai qu’une autre compétition s’est ouverte. La ferveur se fait plus forte, et parfois plus silencieuse, tension oblige. Sauf pour les confrères nigérians, récitant l’hymne à tue-tête, paupières fermées sur des yeux habités. Les écharpes sorties en tribune de presse, voilà qui n’est pas banal, ni franchement dans les us du lieu ; qu’importe, quand le folklore apporte nouveauté et surprise, il mérite d’être vu. C’est aussi ça la Coupe du monde.

Après ça, Brasilia et son Estadio Nacional Mané-Garrincha aux colonnes romaines a fait changer le décor et les bruits. Les Français étaient toujours là, en nombre. Mais on les a moins entendus. Pas à cause des Nigérians, en minorité. Mais parce que les Brésiliens avaient pris fait et cause pour les hommes en vert. L’honneur fait au petit face au gros, peut-être. Mais peut-être aussi l’expression précoce d’une rivalité endormie jusqu’à des retrouvailles qui pourraient se faire en demi-finale. Les Brésiliens n’ont pas peur de grand-monde, mais des Français, ils se méfient, après trois éliminations douloureuses en trois décades (1986, 1998, 2006).

 

Alors le stade a été pro-nigérian, ou anti-français, tant que le 0-0 a duré. L’ambiance du premier tour, fraternelle et bruyamment festive, a retrouvé le cérémonial conventionnel des stades de foot, qui ont le sifflet facile et les ongles rongés. Mais quand la France a marqué, elle a libéré les énergies bleues des tribunes, et la folle sarabande a repris, sur l’air du soulagement. Car oui, les gens venus suivre les Bleus sont heureux d’être ici, mais désormais ils se voient bien rester et mettre le monde à leurs pieds. Une autre compétition a commencé.

Gildas Crozon

 

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