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Nantes 30 ans de la Beaujoire : vos anecdotes

1 07.05.2014 07:08
Supplément spécial vendu avec le Presse Océan du mercredi 7 mai.

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Aujourd'hui, vous pouvez retrouver gratuitement dans votre Presse Océan notre supplément retraçant les 30 ans de la Beaujoire. A cette occasion, nous avions lancé un appel pour recueillir vos meilleurs souvenirs en lien avec ce stade emblématique. Nous vous proposons de les découvrir ici publiés. Récits d'une communion.

Parmi ceux qui nous ont écrit,

Arnaud Blanloeil remercie le FC Nantes :
"Fidèle supporter du FC Nantes, un de mes meilleurs souvenirs d'enfant ( j'avais 13 ans) reste l'épopée européenne 85-86 et notamment le quart de finale de la Coupe de l'UEFA contre  l'Inter de Milan d'Altobelli, Tardelli, Zenga, Bergomi, Rummenigge, parmi les plus grands joueurs de l'époque."
"Au match aller, nous avions perdu 3-0 : mission quasiment impossible au retour....Cependant, je me revois en tribune Loire avec mon maillot Europe 1, mon short par dessus mon pantalon ainsi que mes chaussettes jaunes et vertes, dans une ambiance de folie. Chaque supporter s'était vu confier un briquet Europe 1 pour illuminer toutes les tribunes du stade : un spectacle magnifique digne des plus beaux tifos de nos jours. La communion des supporters était fabuleuse et encore plus forte lorsque Michel Der Zakarian avait ouvert le score très rapidement (au bout de 10mn) : nous menions même 3-1, tout proche d'un exploit.... Je ne vous dis pas l'ambiance ! Cependant, Altobelli, un des meilleurs attaquants du monde avait ruiné nos espoirs de qualification en égalisant en seconde mi-temps".
"En 8eme de finale, juste avant cette confrontation contre l'Inter, nous avions éliminé le Spartak de Moscou du grand Dasaev, un des meilleurs gardiens du monde. Notre José Touré, le brésilien de Nantes, nous avait donné la qualification grâce à une magnifique tête. Je n'oublie pas non plus le magnifique but de VIncent Bracigliano en 16eme de finale contre le Partizan de Belgrade, victoire 4-0."
"Cette épopée 85-86 me donne encore des frissons et des images plein les yeux. Merci au Fc Nantes de m'avoir donné des moments d'émotion aussi intenses dans ce stade de la Beaujoire."

 

Franz-Renan Joly, avec une anecdote très personnelle :
"Je suis un supporter du FC Nantes depuis plusieurs années et j’aimerais vous faire partager une anecdote ! Ca s’est passé lors du dernier match entre le FC Nantes et L’En Avant Guingamp, 33e journée. Je suis un habitué (non abonné) de la tribune Loire et durant ce match, elle était fermée pour cause de huis clos.3
"Comme vous le savez, ce virage représente le KOP du FC Nantes. Les abonnés de cette tribune ont été invité par le club à suivre le match de la tribune Jules Verne. Pour ma part, j’ai acheté ma place en tribune Erdre comme beaucoup d’habitués du KOP Loire."
"En général, les places de la tribune familiale de l’Erdre sont numérotées pas comme en Loire ou l’emplacement est libre. Lors de ce match, les non abonnés de la Loire avons essayé de créer un KOP en Erdre afin de mettre l’ambiance. Nous nous sommes placés en bas à gauche de la tribune près du parquage visiteurs pour entonner nos chants."
"Une atmosphère étrange s’est dégagée avec trois KOP au seins du stade de la Beaujoire, en comptant celui qui officie généralement en Erdre. Les champs des KOPS nantais, mélangés à ceux des visiteurs, ont donné au match une saveur particulière. Ce huis clos partiel a permis à nous, supporters, de chanter dans une tribune en manque d’ambiance malgré le très belle initiative du KOP Erdre (qui prend forme). Ca reste un souvenir inoubliable et particulier…"


Bruno Ignace Barbé, lui, est surtout nostalgique du stade Saupin. Mais quand il écrivit ce texte poignant en 2003, exhumé aujourd'hui de ses archives, il n'oublia pas la Beaujoire :
"Le prochain anniversaire du F.C. Nantes (soixante ans du club et 40 années consécutives parmi l’élite) est pour moi l’occasion de revenir sur ma première émotion au stade Marcel Saupin. J’étais alors à l’orphelinat de Bethléem de Nantes arrivé dès l’âge de 3 ans. Le football devint très vite notre quotidien et sur les nombreuses cours qui entouraient les bâtiments nous échangions, à chaque fois que nous étions dehors, toutes sortes de ballons. Il se jouait partout des matchs acharnés qu’entrecoupaient quelques fois des jeux de « tèque » (sorte de base- ball à la française) ou balle aux prisonniers et parfois de basket. Mais toujours des ballons."
"Le terrain de foot qui longeait le Cens était réservé aux « grands » qui disputaient le championnat inter-écoles. Alors que je grandissais en suivant le parcours des orphelins destinés à rester longtemps (petits, moyens, grands puis apprentis,…) mon amour du football grandissait aussi. Les posters des équipes et des joueurs que nous avions le droit de punaiser sur les panneaux collectifs des dortoirs me faisait rêver. Ceux de Saint-Etienne et de Nantes étaient les plus nombreux. Notre père directeur, l’abbé Bourdeau, était un amoureux du football. Il se mêlait volontiers à nos jeux et arbitrait les litiges. Il était aussi le sélectionneur de la grande équipe lors des matchs du jeudi. Le samedi soir ou le dimanche après-midi, dans sa Renault 4, il emmenait avec lui quatre orphelins, à chaque fois différents, pour assister à un match du championnat de France au stade Malakoff, vite devenu Marcel Saupin".
"Et c’est avec envie que nous écoutions, à leur retour, le récit des heureux élus spectateurs, charmés par un nouvel exploit des Canaris. Le lendemain nous refaisions le match, chacun s’attribuant le nom d’un joueur. C’est ainsi que je devins tour à tour Simon, Gondet, Blanchet ou Boukhalfa. Mais ma plus grande impatience était d’être enfin un de ceux à pouvoir découvrir le stade et voir enfin l’équipe de mes rêves dérouler le fameux football à la nantaise du grand maître José Arribas."
"Mon heure arriva lors de la saison 66-67 pour Nantes-Sedan. Qu’elle émotion cette entrée dans le stade ! Nous étions en « populaire », l’abbé Bourdeau au milieu de la tribune, nous derrière le but avec pour consigne de l’attendre là à la fin de la rencontre. La liesse populaire, l’odeur des frites et des Hot dog, l’échauffement des joueurs, le crieur de journaux « France-soir  pour vous asseoir », la composition des équipes, la réclame à la mi-temps, les verres de Gros Plan en va-et vient sur les tréteaux, l’incroyable défilé des hommes urinant sur le muret le long de l’Erdre, et surtout « le » match avec cette extraordinaire ambiance. Ce cri de « Gondet ton but », ces rires lorsque « Gaby » (De Michèle) enrayait l’attaque adverse et relançait le jeu vers l’avant, le tonnerre d’applaudissement lorsque « Bud » (Budzynski) survolait les airs, les clameurs qui accompagnaient les dribles de « Blaouette » (Blanchet), et l’attente admirative lorsque Simon recevait le ballon de Suaudeau, et Eon impérial dans les buts. Nantes gagna facilement 3 buts à 1, Gondet clôturant le score sur penalty. A chaque action, je me retournais vers le Père Bourdeau autant pour ne pas le perdre des yeux que pour le remercier de ce formidable spectacle".
"Les descriptions de ce bel après-midi ensoleillé que je ne manquais pas de faire à mes camarades lors de notre retour « à la maison » suscitèrent la bousculade dans le bureau du Père Directeur pour être le nouvel élu"."Depuis rien de l’histoire du F.C. Nantes ne m’a échappé, les bons comme les moins bons moments. La nostalgie de Saupin me manque un peu, mais le joyau de la Beaujoire  a encore une voix de mon enfance, celle d’un autre passionné, Yannick Bigaud speaker officiel des Jaunes et ancien orphelin de Bethléem."


Supplément spécial "30 ans de la Beaujoire" à découvrir dans Presse Océan du mercredi 7 mai.



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