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Nantes 54 migrants évacués du squat de Doulon : et après ?

1 22.11.2016 09:48
  • OLANRIVAIN

    Une migrante venue de Calais ayant atterri à Doulon, attendait ce matin une solution pour ses enfants.



A 8 h ce mardi matin, 54 migrants ont été évacués d’un squat établi dans l'ancien presbytère de l'église Saint-Médard de Doulon.

Ces hommes qui occupaient les lieux depuis des mois se trouvent actuellement dans un gymnase du quartier. « On nous a annoncé que tous seraient relogés ce soir dans différents lieux», indique ce matin Albert Labat, du logis Saint-Jean, qui se trouve sur place.

Décision judiciaire

La préfecture confirme cette évacuation qui a commencé à 8h et justifie sa nécessité ce matin dans un communiqué : "l’ancien presbytère de St Médard de Doulon a été évacué en application d’une décision judiciaire prononçant l’expulsion et pour laquelle le préfet a accordé le concours de la force publique. Ce bâtiment, propriété de la ville de Nantes et loué par le diocèse, était occupé illégalement depuis août 2014, par des personnes isolées avec des différents statuts (demandeurs d’asile, réfugiés, ou déboutés du droit d’asile). Pour des raisons de sécurité et sanitaires, les lieux ont dû être libérés, conformément à la loi."

Préfecture qui indique qu'un entretien avec les équipes de la maison de la veille sociale a été proposé à chaque personne expulsée. Cet entretien permettra, en fonction de critères de situation administrative et de vulnérabilité sociale, d’orienter la plupart des personnes expulsées vers des solutions d’hébergement ou de mise à l’abri que la mobilisation de l’État, de la ville de Nantes et du diocèse ont permis d’identifier."

Un point sur cette action est attendu dans l'après-midi.

Première piste de relogement

Le foyer de la rue Gaston-Turpin, un bâtiment du diocèse, situé près du jardin des Plantes, à Nantes, devrait accueillir 35 personnes qui vivaient à Doulon. Quatre autres personnes devraient être logées en hôtel social ou par le biais du réseau Welcome. La préfecture a annoncé qu'elle mettait cinq places à disposition. Et la ville de Nantes, dix. Huit places en centre d'accueil de demandeurs d'asile sont par ailleurs disponibles, en cas de besoin. 

Situation inquiétante

Début novembre, Presse Océan avait rencontré Albert Labat, au nom des collectifs de soutien aux expulsés de la rue des Stocks et aux mineurs étrangers. Une dizaine d’adolescents étrangers isolés vivaient alors sous des tentes, à Doulon, au pied de ce squat qui débordait. 

Là-bas, les réfugiés et demandeurs d’asile, venus d’Erythrée, du Soudan, du Congo ou encore du Mali se « marchent les uns sur les autres », expliquait-t-il, ajoutant que ce triste spectacle l'« inquièt(ait) beaucoup ». « Il faut voir dans quelles conditions ils vivent… Franchement, on pourrait attendre d’une métropole aussi riche que Nantes qu’elle traite ces êtres humains plus dignement ».

Retrouvez plus d'informations dans presse Océan ce mercredi 23 novembre.

Lire aussi :

Nantes. Des mineurs sous des tentes et des migrants par dizaines dans des squats

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