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Nantes Affaire Barbot (2e jour) : suivez le procès en direct

1 15.01.2016 09:17
Florent Maussion

Florent Maussion

Live Blog Procès Barbot aux assises J 2

Didier Barbot, 42 ans, et Stéphanie Livet, 40 ans, ces « amants diaboliques », comparaissent depuis ce jeudi devant la Cour d'Assises de Nantes pour avoir tué, ensemble, Anne Barbot, l’épouse. En mars 2013, son mari, agriculteur à Vritz, avait alerté les médias, placardé des affiches et pleuré « la disparition » de sa femme pendant des semaines, avant que le cadavre calciné de la victime ne soit finalement découvert dans le coffre de sa voiture, en forêt de Saint-Michel-et-Chanveaux. Avec son amante ils ont avoué avoir fomenté un plan. Après avoir assommée Anne Barbot à coups de bûche, ils l'ont étranglée avec une ficelle.


(MàJ 19h25 ; AFP)

"J'aimais deux femmes, j'en trahissais une": Didier Barbot, accusé de l'assassinat de son épouse en 2013 avec sa maîtresse, a expliqué ce vendredi devant la cour d'assises de Loire-Atlantique être passé à l'acte car il n'était "pas capable de divorcer". 
"J'étais rendu au bout du rouleau. Cette double vie, je ne pouvais pas continuer à vivre comme ça, c'était ingérable", a déclaré l'agriculteur de 42 ans. Il est jugé pour avoir tendu un guet-apens à sa femme, Anne Barbot, en l'attirant dans le garage de sa ferme à Vritz (Loire-Atlantique), dans la nuit du 15 au 16 mars 2013, pour la tuer avec sa maîtresse, Stéphanie Livet, une ancienne aide-soignante de 40 ans. 
Les amants auraient alors frappé la victime à la tête avec une bûche, avant de l'étrangler et de transporter son corps dans le coffre d'une voiture, incendiée ensuite dans la forêt de Saint-Michel-et-Chanveaux (Maine-et-Loire), à environ 15 km. 
Après avoir maquillé l'assassinat en disparition, ils avaient fini par passer aux aveux huit mois plus tard, en garde à vue. 
D'une voix douce, posée, Didier Barbot a retracé son enfance "heureuse" et "ordinaire", égrenant dates et noms avec une extrême précision, qui contraste avec les nombreux trous de mémoire des membres de la famille de sa maîtresse, questionnés jeudi soir et vendredi par la cour sur leur connaissance de l'existence d'une relation extra-conjugale entre les deux accusés. 
Lui, le garçon "timide, réservé, un peu blagueur" rencontre Anne à l'âge de 20 ans dans "un bal disco", l'épouse sept ans plus tard, reprend l'exploitation laitière de son père et s'installe dans la maison familiale. 
La voix de Didier Barbot se brise quand il évoque les "difficultés" rencontrées avec son épouse, qui ne pouvait avoir d'enfants: les tentatives ratées de fécondations in vitro qui se succèdent, "démolissant à chaque fois" l'accusé et sa femme, puis le décès à sa naissance de leur fillette, en novembre 2006, qui achève de les "détruire complètement", dit-il, en sortant son mouchoir en tissu. 


"Je lui mentais tous les jours"


Les époux "s'éloignent" car "le but d'un couple, c'est de fonder une famille", répète l'accusé. Alors, quand sa maîtresse lui dit qu'elle est enceinte de lui, au tout début de leur relation, "au début je n'y crois pas", affirme-t-il. Puis, "de plus en plus", il se dit que c'est son enfant, ajoute M. Barbot. 
Est-ce cette grossesse qui le pousse à "supprimer" son épouse plutôt que sa maîtresse?, lui demande la présidente de la cour d'assises, Karine Pontchateau. 
"Ça a dû avoir une importance. Les enfants, c'était tout pour moi", assure Didier Barbot, qui était sur le point de voir aboutir une demande d'adoption avec sa femme. 
Réfutant tout mobile financier - l'exploitation était détenue à parts égales entre les deux époux - l'accusé insiste: "J'aime Anne, je l'aimais. Je lui mentais tous les jours, je n'avais pas la force de lui avouer. Je n'étais pas capable de divorcer, aucun dans ma famille n'a divorcé". 
"Je m'en veux toujours, je m'en voudrai toute ma vie. J'ai été lâche", poursuit-il. 
Didier Barbot avait signalé la disparition de son épouse à la gendarmerie le lendemain des faits, le 16 mars 2013 au matin. Il avait ensuite pris la tête des recherches pour retrouver celle qui avait été surnommée la "disparue de Vritz", collant des affiches ou mobilisant le bourg de 700 habitants, alors solidaire du mari en deuil, lors de marches blanches, jusqu'à la découverte des restes du corps de la victime dans une voiture calcinée, une dizaine de jours plus tard. 
Didier Barbot et Stéphanie Livet encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Leur procès doit se terminer le 22 janvier. 



Retrouvez toute l'affaire Barbot en cliquant ici

Le suivi du procès en plein écran


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