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Nantes Barrage de gendarmes forcé : sursis requis contre trois exploitants

0 24.02.2016 09:30
L'audience, qui s'est déroulée dans le calme, se tenait sous haute surveillance

L'audience, qui s'est déroulée dans le calme, se tenait sous haute surveillance

Photo PO-AHD.

Quatre à six mois de prison avec sursis ont été requis mardi à l'encontre de trois agriculteurs qui avaient forcé un barrage de gendarmes le 11 janvier dernier.


D’un côté des tracteurs, qui rentraient d’une opération escargot « pour soutenir les agriculteurs menacés d’expulsion sur le site du futur aéroport », à Savenay. De l’autre, des gendarmes, « inquiets » à l’idée de les voir se retrouver sur la quatre voies.

Une chose est sûre : « Tout le monde est en stress à ce moment-là », résume l’avocate des trois gendarmes, aujourd’hui parties civiles à l’audience.

Mais revenons-en aux faits : il est 18 h, ce 11 janvier, quand les militaires décident d’escorter les tracteurs,« par sécurité ». À Saint-Étienne-de-Montluc, la situation se tend au niveau d’un barrage. Les gendarmes voient des « tracteurs » leur « foncer » dessus.

« Mon bras a été happé », se rappelle l’un d’eux, qui s’est vu « mourir ». Les prévenus, eux, assurent « ne pas avoir compris » qu’ils les enjoignaient de s’arrêter. Ces trois exploitants agricoles, âgés de 22 à 53 ans, répètent avoir « simplement » voulu rentrer chez eux, après avoir défendu leur métier, « qui est en danger ». « Mais ce procès n’est pas celui des opposants au projet de Notre-Dame-des-Landes ou de la paysannerie ! », tonne le ministère public. « Ce dossier, c’est le dossier de l’irresponsabilité coupable de trois individus qui ont mis certaines personnes en danger. Et ça, c’est inadmissible ! »

Selon la défense, beaucoup de choses ont été « exagérées » dans ce dossier. « À commencer par la nature des poursuites », se fâche Me Erwan Le Moigne. « Ce traitement traduit la volonté d’assimiler les opposants à des délinquants ! »

Le procureur a requis des peines de 4 à 6 mois de prison avec sursis, ainsi que des suspensions de permis, à l’encontre des prévenus, jugés pour « refus d’obtempérer, mise en danger de la vie d’autrui » et « violences volontaires avec arme par destination » (le tracteur).

Délibéré le 7 mars.

 

A lire dans Presse Océan ce mercredi 24 février 2016

 

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