Recevez gratuitement la lettre d'information générale de Presse Océan.
Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Je m'inscris !

Nantes Danse : la chorégraphe Phia Ménard décongèle des corps

0 01.11.2015 11:42
Phia Ménard,  cette semaine, rue de la Paix à Nantes, tout juste arrivée de Rio

Phia Ménard, cette semaine, rue de la Paix à Nantes, tout juste arrivée de Rio

Photo SP

Du 3 au 6 novembre, la chorégraphe nantaise aux multiples vies investit le lieu unique avec Belle d’hier, un spectacle proche de la science-fiction avec cinq femmes et des princes congelés. 
Sa vie est un roman. Née Philippe Ménard, devenue Phia Ménard, au fil d’une métamorphose exprimée sur les planches, la chorégraphe nantaise débarque d’une favela de Rio quand on la retrouve à Nantes, cette semaine, au café les Biens-Aimés, rue de la Paix.
«Des géants beaux et inquiétants vont se transformer en serpillière »
A peine jetlaguée, cette baroudeuse du spectacle (elle joue 250 soirs par an), apprécie les grands écarts d’une vie qu’elle s’est bâtie par choix. « C’est génial de passer d’un monde à l’autre, d’une petite scène brésilienne où les gamins montent et courent sur le plateau en permanence après être passé par l’hyper protocole au théâtre de la Ville à Paris. Je me suis construite comme ça ». « Nous n’inventons rien, nous le voyons différemment », reste son leitmotiv et la traduction de sa compagnie Non Nova, basée dans le centre de gros de la banlieue nantaise. « Je fais de l’art car j’ai besoin de liberté », poursuit la chorégraphe qui gère 27 salariés au sein de sa troupe qui distille de par le monde une moyenne de 400 spectacles par an. La voilà donc à nouveau dans son port d’attache pour « Belle d’hier ». On y suit cinq femmes à qui « j’ai demandé de ranger l’humanité ». Pour cet acte, elle a choisi des êtres glacés. « Des princes congelés arrivent sur scène. Ce sont des géants noirs, beaux et inquiétants, ils ressemblent un peu à Dark Vador. Ils vont se transformer en serpillière ». Phia Ménard joue « sur la confusion. Où sont les femmes et où sont les hommes, on ne sait pas. Si on ne donne pas le genre tout de suite, ça laisse au spectateur le temps de s’identifier. C’est le regard de mon expérience et de la société. J’ai aussi travaillé sur la lenteur. Le théâtre est le seul endroit où l’on peut encore tenir le temps, c’est sa force ».
Stéphane Pajot
REPERES
Au Lieu Unique, Belle d’hier quai Ferdinand Favre
Du 3 au 6 novembre à 20 h 30. Durée : 1 h 30.

 

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.
inscription à la lettre d'information générale
logo Presse Océan

Vous avez aimé cet article ?

Recevez gratuitement la newsletter Presse Océan.

Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.