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Nantes Braquages aux assises : « Depuis je vais au travail avec la peur »

0 25.02.2016 14:57
Le verdict de la cour d'assises est attendu vendredi.

Le verdict de la cour d'assises est attendu vendredi.

Photo Presse Océan Olivier Lanrivain

Au troisième jour du procès de deux présumés braqueurs, les victimes sont entendues par la cour d’assises de Loire-Atlantique ce jeudi.

Les accusés, âgés de 23 et 27 ans, sont jugés pour avoir braqué quatre commerçants à Nantes et son agglomération en février 2014, mais aussi pour avoir volé ou tenté de voler six véhicules sous la menace d’une arme.

Ce jeudi matin, une des automobilistes a raconté à la barre comment, à 4h30 du matin, en bas de son immeuble et alors qu’elle partait au travail, elle avait été éjectée de sa Chevrolet par deux hommes qui n’avaient pas hésité à tirer un coup de feu en l'air pour la presser de quitter l’habitacle. Elle raconte « l’anxiété » et la « méfiance » qui, deux ans après les faits, ne la quittent plus. « J’ai dû déménager. Mon ami m’accompagne désormais quand je travaille de nuit. »

Une gérante de station-service dit, elle, que désormais elle part « travailler avec la peur » tous les jours. Depuis cette nuit où le duo avait déboulé dans son commerce, à Bouguenais, une arme de poing et une batte de base-ball dans les mains. « La porte était fermée. Ils n’ont pas pu entrer. Mais ils m’ont menacée à travers la vitre, en disant qu'ils allaient casser le carreau. » Présente au moment des faits, sa fille, sous le choc, a dû démissionner. Incapable de travailler à nouveau.

Ou cette patronne d’un bureau de tabac de Saint-Herblain, elle aussi braquée par les deux hommes en noir. Un matin, à peine une demi-heure après l’ouverture du rideau de fer. « L’un d’eux a pointé l’arme sur moi et m’a demandé la caisse. J’ai refusé. Ils ont essayé de passer derrière le comptoir. Mon chien leur a fait peur. Ils sont partis. J’étais tétanisée et en colère, j’essayais de me cacher derrière une pile de briquets. La cliente que je servais a été traumatisée. Elle a mis plus de six mois avant d’oser entrer à nouveau dans un bureau de tabac.»

Ce jeudi après-midi, ce sont les employés de deux Carrefour City victimes de vols à main armée qui sont appelés à témoigner. Le verdict est attendu demain.

Plus d'informations à lire vendredi 26 février 2016 dans Presse Océan ou nos éditions en ligne

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