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Nantes "Des morts passés sous silence": la colère des "amiantés" du Tripode

1 23.11.2016 22:13
PO-YG

Une partie de l’intersyndicale du Tripode Beaulieu (CGT-CFDT-FO-Solidaires-UNSA).

Les fonctionnaires ayant officié dans l’ex-tour nantaise redoutent le refus, par l’État, du classement du site en site amianté.

C’est peut-être l’heure de vérité. Le 30 novembre, les élus syndicaux des agents du Tripode - ex-tour nantaise farcie de 350 tonnes d’amiante - ont rendez-vous au ministère de la Fonction publique pour évoquer leur demande de classement du site en site amianté.

Un dispositif qui permettrait aux agents ayant travaillé au sein du bâtiment Tripode (Ndlr : près de 1 800 personnes émanant du ministère des affaires étrangères, de l’Insee, du Trésor public ont été exposées au matériau cancérigène jusqu’en 1993, année où le bâtiment a été vidé de ses occupants) de bénéficier d’une « meilleure reconnaissance des maladies professionnelles et d’un accès à la préretraite amiante pour ceux qui sont encore actifs ».

Espérance de vie gravement amputée

Début octobre, dénonçant l’inaction de l’État, les élus syndicaux ont révélé qu’une étude épidémiologique, préconisée par l’Institut national de veille sanitaire, mettait en évidence que les fonctionnaires de l’ex-Tripode, confrontés « à une présence massive d’amiante floqué dégradé », mouraient en moyenne six ans plus tôt que des collègues non exposés, sur la même période d’observation.

"Réunion-fiasco"

Le 10 novembre, une réunion à Bercy a tourné « au fiasco », selon les mots de Francis Judas, délégué CGT, employé de l’Insee. « On nous a présenté une étude dans laquelle il est écrit qu’il y a eu 55 décès d’agents Tripode entre 2007 et 2012. Sauf qu’il y a peut-être eu en réalité 138 décès, car on nous a avoué qu’il y avait 83 personnes dont on ignorait si elles étaient encore en vie ou pas. C’est du mépris, une honte. Il y a un manque de transparence effroyable. »

Bataille folle

L’administration a indiqué aux représentants de l’intersyndicale (CGT-CFDT-FO-Solidaires-UNSA) qu’elle ne souhaitait plus communiquer sur le nombre de maladies professionnelles déclarées par des agents du Tripode. « Plutôt que de reconnaître le Tripode en site amianté, l’administration aurait-elle décidé de faire silence sur nos morts et nos malades ? », gronde Francis Judas.

Plus d'informations dans Presse Océan ce jeudi 24 novembre.

 

Commentaires (1)

Ah les fonctionnaires , tout
steribox jeu, 24/11/2016 - 00:55

Ah les fonctionnaires , tout est bon pour rafler de l'argent , alors qu'ils ont quasiment tous ou tous une voiture , qui pollue tout autant et tue sans distinction tout le monde , ils boivent aussi trés certainement de l'alcool qui est la première cause de mortalité en France , fument , certains se droguent , ont des portables , micro-ondes et se plaignent-ils pour ça ? oh non alors quand plus ils ont fait un boulot sans se fatiguer , ne sont jamais partie en retard , et oui pas le genre à se tuer au turbin les fonctionnaires

 

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