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Nantes Des start-up lèvent des fonds malgré la crise

2 29.11.2012 10:00
  • OLIVIER LANRIVAIN

    Julien Hervouet pilote le développement de iAdvize.

  • DR

    Jérémie Berrebi a investi à Nantes.

En pleine crise, deux start-up nantaises réussissent à lever des fonds : iAdvize et Clever Cloud. Elles structurent leur croissance.

Lever un million d’euros alors que les principaux marqueurs économiques sont au rouge, c’est le succès d’iAdvize. La start-up nantaise a trouvé l’appui d’Alven Capital, qui investit pour soutenir son développement exponentiel.

« En 2010, nous avions réalisé 50 000 € de chiffre d’affaires, nous sommes passés à 500 000 € en 2011 pour la première année de commercialisation, chiffrent Maxime Baumard et Julien Hervouët d’iAdvize. En 2012, nous allons dépasser le million d’euros, avec 100 % de croissance sur 2012-2013. Nous serons près de 25 personnes à la fin du mois et 40 fin 2013. L’objectif est de devenir leader européen. »

« Étoffer notre offre, continuer d’innover, nous diversifier »

IAdvize propose des services web aux e-commerçants, notamment du chat avec les clients. « Nous voulons étoffer notre offre, continuer d’innover, nous diversifier, nous développer auprès de nouveaux clients : banques, assurances… »

L’entreprise recrute des commerciaux à l’international, des chefs de projets pour renforcer son secteur recherche et développement. « Nous devons travailler sur le long terme. Si nous restons à l’échelle d’une PME, nous risquons de nous faire manger par des concurrents. »

Autre exemple concret dans le paysage numérique nantais : Clever Cloud. La start-up de l’Île rouge emploie neuf personnes. Elle vient d’opérer une levée auprès de Kima Ventures, le fonds d’investissement du fondateur de Free Xavier Niel et Jérémie Berrebi (lire ci-dessous).

Trouver le bon partenaire

« L’objectif est de pouvoir bosser sur notre produit, construire notre infrastructure européenne de salles blanches, serveurs et bande passante », vise Quentin Adam. Clever Cloud assure de l’hébergement de données avec une particularité : elle facture et ajuste les ressources en fonction de la consommation. Les hébergeurs « traditionnels » proposent du stockage déterminé selon des estimations. Ces start-up ont-elles eu des difficultés pour trouver ces financements ?

« Ces six derniers mois, nous avions une proposition d’investisseur chaque semaine », assure Maxime Baumard chez iAdvize. « Il ne faut pas se tromper, trouver le bon, complète Quentin Adam. Un investisseur apporte ses relations, un regard, son expertise, des conseils. Il prend des parts dans le capital de l’entreprise. » « On parle business plan évidemment. Mais une levée de fonds, c’est aussi une histoire humaine autour d’un projet », défend Maxime Baumard. La plus-value est réalisée quand la start-up est reprise par un grand groupe.

« Nous investissons sur des bosseurs »

« Le climat général est morose, mais cela ne nous touche pas », témoigne Jérémie Berrebi, co-fondateur de Kima Ventures avec Xavier Niel. 

« Nous avons passé la crise de 2000 et une période noire en 2007. Le secteur du high-tech représente des marchés gigantesques. Nous n’attendons pas que les politiques se déplacent, nous créons la conjoncture. Nous investissons sur des équipes de bosseurs, persévérants, qui défendent auprès de nous de bons projets. Lever de l’argent lorsque l’on est en province, comme à Nantes, est plus difficile qu’à Paris. Par conséquent, les équipes travaillent beaucoup plus sur leur projet : elles créent des boîtes qui génèrent du revenu et ne comptent pas sur une prochaine levée de fonds pour survivre. Nous voyons passer beaucoup d’opportunistes. Avec l’expérience, on repère vite les dossiers solides, les entrepreneurs passionnés. Et nous devons aller vite : nous investissons dans deux entreprises chaque semaine. »

Emmanuel Vautier

Commentaires (2)

Les entrepreneurs Nantais !
martinchenip mar, 20/05/2014 - 11:04

Nantes reste une ville dynamique, même si effectivement ce n'est pas Paris et pas encore Lyon. Les métiers liés à internet et aux nouvelles technologies y sont effectivement assez présentes, contrairement à d'autres départements comme ceux de la région centre.

Pour motiver les investisseurs, l'essentiel est en effet d'avoir un bon business plan comme évoqué dans l'article mais cela demande beaucoup de travail, et surtout un projet viable de A à Z !
Bon courage à tous les entrepreneurs, Nantais ou non.

Rassurant !
Tatave jeu, 29/11/2012 - 12:06

Oui, il est rassurant de constater que de jeunes entrepreneurs font fi de la morosité ambiante, prennent des risques et investissent, en créant de l'emploi.
Après on s'étonnera que certains réussissent...et deviennent des "nantis" ou "pigeons" selon les cas ou sensibilités... ?
Oser, saisir sa chance avec le brin d'inconscience qui sied aux entrepreneurs, n'est-ce pas une solution à la crise ?

 

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