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Nantes Disparition. Philippe Bourget, pionnier nantais des guitaristes rock

0 19.05.2017 15:48
Philippe Bourget, en 1975, sa période "Glitter" avec une Gibson Les Paul Custom

Philippe Bourget, en 1975, sa période "Glitter" avec une Gibson Les Paul Custom

Un grand guitariste rock, le Nantais Philippe Bourget s’est éteint ce vendredi au CHU de nantes des suites d’une longue maladie. Son ami Noël Terrones, ancien patron du magasin de disques Fuzz (place de la Bourse) et guitariste revient sur son parcours.

« C’est le premier vrai guitariste électrique Nantais, mon inspirateur de jeunesse et mon pote depuis 1965. Philippe Bourget dit Boulon vient de quitter la scène. Philippe Bourget a été le premier guitariste Rock Nantais "typé" professionnel car dès ses début avec le groupe les Rockers en 1961. Il avait recruté les meilleurs dont Yvon Rivoal a la basse et Bernard Morellec a la batterie qui a été le premier batteur nantais capable d'effectuer de vrais solos de batterie. Leurs débuts fracassants à l'occasion d'un énorme concert dans la salle du Champ de Mars en 1961 devant 6000 personnes avait déclenché des émeutes de Rockers dignes de celles de Paris. Il a ensuite joué avec les Shouters un groupe du Mans, puis avec Zig Zag (incluant les futurs musiciens de Jean-Jacques Goldman, Claude Le Peron et Philippe Granvoinet), avec qui il a enregistré le tube Lady Sun digne des Aphrodite's Child,et aussi avec Tagada. Philippe Bourget a fait des milliers de concerts dans les bals de toutes la France avec ses différents groupes. Il a été également a l'origine du premier groupe de blues Nantais, Gaby Blues Band, avec les freres Terrones. Tous les musiciens des années 60/70 ont joués ou fréquentés de très près Philippe car il a ensuite monté une société de prestation de sonorisation, "Sons et lumières".

Laurent Charliot, auteur de l’histoire du rock nantais, nous a également fait parvenir deux articles de deux groupes dans lesquels a joué Philippe Bourget :

Zig Zag
«Venez les gars, on va foutre la zizanie…». C’est dans cette phrase anodine de Claude Le Peron lancée à ses collègues Chevalier, Chagnon et Bourget, tout autant qu’un clin d’œil au papier à rouler, que Zig Zag trouve l’origine de son nom. Ce groupe, qui sévira de 1972 à 1977, est un des acteurs majeurs de cette décennie. Il est le premier à proposer des concerts faits principalement de compositions personnelles. Il est constitué de musiciens de bal expérimentés et avides de s’échapper des circuits populaires pour rejoindre les sentiers plus tortueux tracés par les modèles anglo-saxons. Ils pratiquent tout d’abord un rock blues très glitter, aux influences Hendrix et Slade, puis petit à petit, se rapprochent davantage de Magma. Zig Zag sort en 1972 ce 45 tours «My Lady Sun», proche de l’esprit des Aphrodite’s Child, chez Pathé Marconi. Les paroles sont signées de Boris Bergman, jeune parolier « imposé » par la maison de disque. C’est justement à lui que l’on doit les paroles de « Rain and Tears » des Aphrodite’s Child qui vient de connaitre un grand succès et il s’illustrera bien plus tard encore aux côtés de Bashung. Cette carte de visite leur permettra bientôt les honneurs d’un passage au très prisé «Pop Club» de José Arthur et d’un concert au Golf Drouot.

Les Sparks
Créés en 1963, Les Sparks sont en fait originaires du Mans. Mais la présence à la guitare du nantais Philippe Bourget et leurs passages réguliers sur notre cité en a fait un groupe nantais d’adoption.
Véritable virtuose de la six cordes, Philippe Bourget n’a alors sur la place aucun égal au niveau de la technicité et de la créativité, ce qui lui vaut alors d’être courtisé par de nombreux orchestres nationaux.
Les Sparks sont alors considérés comme un des meilleurs orchestres amateurs de France et affichent rapidement un sacré palmarès. Ils accompagneront en effet en tournée durant quelques semaines le chanteur Monty, gloire éphémère du moment, et seront un des seuls orchestres provinciaux amateurs à se produire régulièrement à Paris. En 1965, ils représentent la France au Festival International de Hanovre qui sera radiodiffusé et télévisé. Ils se présentent de villes en villes, remportant à chaque fois un grand succès, et les premiers prix lorsqu’il s’agit de concours. C’est le cas à l’occasion de la Coupe du Rock en 1965. Ce soir là, le groupe affronte à la Salle des Concerts du Mans les Redskins, autre formation mancelle dans laquelle officie Albert Choisnet au chant.
Puis les Sparks passeront petit à petit des standards des années 60 aux reprises des nouveaux groupes comme les Rolling Stones ou les Kinks, avant de connaître quelques changements de membres et de se rebaptiser les Shouters en 1966.
Philippe Bourget quittera quant à lui les Sparks en 1970. On le retrouvera à la guitare dans les années qui suivent sur les tournées d’Hervé Vilard, Hugues Aufray et John Lee Hooker. Puis il fondera les groupes Zig Zag puis Gaby Blues Band à la fin des années 70 avant de se consacrer à la sonorisation de spectacle

 

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