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Nantes La fièvre Pokémon Go : mode d'emploi

0 22.07.2016 15:32 écrit par Lucie Beaupérin
Certains Nantais jouent depuis deux semaines. Photo PO-GC

Certains Nantais jouent depuis deux semaines. Photo PO-GC

Les joueurs du monde entier sont pris par la fièvre Pokémon Go. Mais en quoi consiste ce phénomène attendu pour dimanche à Nantes ? Explication pour les novices.

Entrer dans un champs de mines, traverser la rue sans regarder, ou pénétrer dans une zone interdite, les fans de Pokémon Go sont prêts à tout pour attraper Pikachu et consorts. Une chasse virtuelle aux conséquences bien réelles, qui enfièvre ados et trentenaires, jusqu'à la Bourse de Tokyo.

Réalité augmentée sur smartphones

Après avoir chassé ces monstres de poche sur leurs consoles, les joueurs peuvent désormais les capturer sur leurs smartphones grâce à la réalité augmentée, une technologie qui fait apparaître des éléments virtuels dans le monde réel.

Nantes. Pokémon Go: le jeu mobile a déjà conquis les Nantais

1. Les joueurs déplacent leur avatar en même temps qu'eux.

2. Ils doivent trouver des "pokéstop", des points pour décrocher des bonus ou des Pokémon.

3. Il y a aussi des arènes où l'on combat les autres Pokémon.

4. Le but du jeu ? Avoir le plus de points possibles et de Pokémon forts pour gravir les niveaux.

Pas sorti officiellement

Le jeu, disponible pour l'instant dans une quarantaine de pays, n'est pas encore sorti en France. Selon la rumeur, la sortie en France aurait dû être hier, en même temps que celle au Japon. Le jeu est effectivement disponible depuis hier au Japon mais pas chez nous, ce qui fait hurler la communauté française de Pokémon.

Les multiples réactions sur Twitter montrent l’impatience des futurs joueurs. Une pétition a même été mise en place sur change.org pour demander la sortie de l’application dans notre pays. Elle appelle Niantic France a sortir le jeu, un hashtag #OnveutPokemonGoenFrance est même apparu hier dans la journée. Certains avancent que Niantic aurait boycotté la France...

À Nantes dimanche ?

En réalité, les impatients ont trouvé la parade pour contourner la restriction et désormais une grande partie de la planète y joue. Comme en France, où la gendarmerie nationale a déjà tweeté des conseils aux "dresseurs" de Pokemon : "Conducteurs, ne jouez pas à PokemonGo" et "Piétons, redoublez d'attention".

À Nantes, malgré tout, tous les fans de Pokemon se sont donné rendez-vous dimanche 24 juillet au parc du Grand-Blottereau. Ce devait être au départ au Jardin des plantes mais la mairie leur a signifié qu'ils manqueraient de place !

L'éditeur du jeu a déjà positionné ses Pokémon dans les rues de Nantes et certains ont déjà téléchargé l'application en utilisant des comptes à l'étranger, ce qui explique la présence de chasseurs, déjà un peu partout.

 

Situations inattendues

Le phénomène est tel que les autorités de nombreux pays tentent de prévenir des risques à trop se concentrer sur son écran. Sur les réseaux sociaux, les polices du monde entier rappellent les règles de sécurité de base dans l'espace public. Et pour cause, la recherche de petits monstres les yeux rivés sur l'écran du téléphone a conduit à des situations inattendues.

- En Indonésie, un Français a ainsi été interpellé après être entré dans une base militaire en jouant à "Pokémon Go" et a été interrogé plusieurs heures avant d'être relâché.

- En Bosnie, les joueurs ont été mis en garde afin d'éviter les champs de mine, héritages de la guerre intercommunautaire qui a touché le pays entre 1992 et 1995.

- Au Japon, alors que le jeu n'est pas encore disponible mais déjà très attendu, le gouvernement a publié un dépliant des bonnes pratiques pour sensibiliser les enfants aux risques pouvant être liés à Pokémon Go, leur rappelant de ne pas y jouer à vélo ou de ne pas s'aventurer dans des endroits dangereux.

- Et l'Arabie Saoudite va encore plus loin: l'organe religieux le plus important y a de nouveau publié une fatwa datant de 2001 interdisant les jeux mettant en scène les Pokemon, les considérant comme des jeux d'argent, interdits dans l'Islam, et vecteurs de propagation de la théorie darwinienne de l'évolution.

- La marine israélienne préfère elle jouer le jeu en publiant une photo de ses forces capturant un Pokémon en pleine mer, avec la mention: "Il y a des Pokemon que nous seuls pouvons attraper". Côté palestinien, dans un tweet largement relayé, on voit Pikachu émerger des décombres d'une maison à Gaza.

Une première

Un phénomène que Jean-Claude Ghinozzi, président du syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL) qualifie d'"exceptionnel", avec une "adoption massive d'une technologie par le grand public".

"Nous sommes clairement surpris par la rapidité de l'adoption par le grand public. Un jeu tel que Candy Crush (jeu pour mobile, NDLR) a mis plusieurs mois avant de décoller, ici nous sommes sur une question de jours simplement", a ajouté M. Ghinozzi. 

Derrière ce succès se cache Pokémon Company mais aussi le groupe japonais Nintendo, dont les machines ont jusqu'ici accueilli tous les jeux de cette marque et qui est actionnaire de Pokémon Company.

Pour le secteur plus largement, l'intérêt est à long terme car "grâce au côté ludique, les questions liées à l'intrusion dans la vie privée son mises de côté, Pokémon Go participe à l'acceptabilité de l'ensemble de ces technologies", pronostique Simon Richir, directeur scientifique de Laval Virtual, le principal salon français consacré à la réalité virtuelle et augmentée.

Avec l'AFP

 

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