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Nantes Fin d’audience agitée au procès des « casseurs »

1 02.04.2014 16:11
Dès lundi devant la préfecture, des militants anti-aéroport soutenaient les 9 personnes interpellées par la police.

Dès lundi devant la préfecture, des militants anti-aéroport soutenaient les 9 personnes interpellées par la police.

Photo Presse Océan - Olivier Lanrivain

La police a dû faire évacuer la salle des comparutions immédiates, mardi soir au tribunal de grande instance de Nantes. De nombreux militants anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont vivement manifesté leur colère et leur incompréhension à l’heure du délibéré du tribunal qui jugeait quatre hommes soupçonnés d’avoir participé aux débordements qui ont émaillé la manifestation anti-NDDL du 22 février dernier.
Un des prévenus, militant de 23 ans, a été condamné à 1 an de prison ferme et incarcéré à l’issue de l’audience. Le procureur de la République avait requis 6 mois ferme contre cet horticulteur sans emploi coupable d’avoir confectionné et lancé des engins incendiaires lors de la manifestation (lire nos éditions papier de mercredi).

« Militant pacifiste »

Autre prévenu, autre profil. Philippe, 53 ans, « militant pacifiste » au DAL de Nantes qu’il a fondé en 2008. « Un exemple de dévouement à l’endroit de ses condisciples », selon son avocat Loïc Bourgeois. Jamais interpellé, jamais condamné. Sur des clichés, on le voit se tenir au milieu des casseurs, des pavés en main. « Je me suis retrouvé dans un climat de violence que je condamne, raconte-t-il. J’étais perdu. Mais je n’ai absolument pas jeté de pavé sur les forces de l’ordre. J’ai dû m’en débarrasser plus loin. »
Titulaire d’un DESS, l’intermittent du spectacle reconnaît juste avoir « renvoyé des pastilles de lacrymogène à l’envoyeur ». Il écope de 4 mois de prison avec sursis et d’une interdiction de participer à une manifestation sur la voie publique à Nantes et Notre-Dame-des-Landes.


Vêtements trempés


Le tribunal évoque une autre vidéo prise pendant la manifestation. Sur celle-là, on voit Gaël, 21 ans, dans les locaux de la TAN saccagés deux heures auparavant. Ce peintre en intérim, 12 mentions au casier, est poursuivi pour avoir volé deux t-shirts et une veste. Ses vêtements avaient été trempés par les canons à eau anti-émeute. Il cherchait "un vestiaire pour se changer". Il est condamné à deux mois ferme. Peine à laquelle s’ajoute la révocation de deux mois de sursis. Sans mandat de dépôt.


« Comme les autres »


Enfin il y a Jordan, 20 ans. Le garçon peut avoir le sang chaud. En témoigne une condamnation en mai dernier après un coup de casque. Le 22 février, il buvait des bières avec un copain quand il est tombé sur la manif. « J’avais jamais vu des émeutes comme ça. » L’effet de masse et la bêtise font le reste. Il balance « une dizaine ou une vingtaine de pierres » sur les CRS. « Comme un idiot j’ai fait comme les autres. »

Il est condamné à 5 mois de prison ferme. Mais ressort libre de l’audience. Rejoindre les militants en colère.

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