Nombre d'élus locaux réagissent face au suicide, ce mercredi midi d’un demandeur d’emploi devant une agence Pôle Emploi à l'est de Nantes, rue de la Garde.
Ainsi Jacques Auxiette, président du conseil régional des Pays de la Loire exprime-t-il ses "incompréhension et horreur face à un geste désespéré" : "Je suis horrifié par cette tragédie, inque-t-il. Seule l’enquête permettra de comprendre peut-être les motivations profondes de cet acte désespéré, qui marque également profondément les personnels qui ont assisté à la scène. La réalité collective du chômage ne doit pas faire oublier la détresse individuelle et quotidienne de chaque chômeur."
Patrick Rimbert, maire de Nantes exprime "sa profonde émotion après la mort" de l'homme de 43 ans : "Je pense avant tout à la famille et aux proches de cet homme à qui j'adresse mes plus sincères pensées. Ce drame souligne le désarroi dans lequel la crise et le chômage plongent certains de nos concitoyens. Cela ne remet pas en cause le travail accompli par les agents de pôle emploi ou des services sociaux qui au quotidien sont aux côtés des plus en difficultés."
Gilles Retière, président de Nantes Métropole : "C'est avec effroi que j'ai pris connaissance du terrible évènement survenu aujourd’hui. Je tiens à exprimer à la famille et aux proches ma pensée la plus sincère et leur adresser toutes mes condoléances. C’est un choc terrible pour tous et en particulier pour les agents du Pôle emploi qui ont assisté à cette scène."
Philippe Grosvalet, président du Conseil général de Loire-Atlantique : "Consterné par le suicide d'un homme cet après-midi à Nantes, je m'associe à la douleur de sesproches et leur adresse toutes mes condoléances. J'ai également une pensée particulière pour celleset ceux qui ont assisté a ce drame, sans pouvoir agir. Cet événement dramatique témoigne d'une réelle souffrance sociale que nul ne peut ignorer et quiinterroge chacun à quelque niveau de responsabilité qu'il soit - citoyen, salarié, employeur ou élu. Face au chômage qui accable nombre de nos concitoyens, la mobilisation pour l'emploi et l'accès aux droits est d'une urgence vitale."
"Tristesse et stupéfaction" pour Robin Salecroix, secrétaire fédéral du Mouvement des jeunes communistes de Loire-Atlantique : "On ignore encore ce qui a pu pousser la victime, chômeur en fin de droits, à cet acte désespéré qui lui a coûté la vie et nous tenons à respecter l’enquête en cours, écrit-il. Cependant, nous tenons à alerter les pouvoirs publics et le gouvernement sur la situation de l’emploi, du chômage de l’extrême précarité que vivent un nombre toujours plus grand de français, jeunes et moins jeunes."







