Recevez gratuitement la lettre d'information générale de Presse Océan.
Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Je m'inscris !

Nantes Injection mortelle de silicone : 3 ans requis contre une transsexuelle

0 09.03.2017 12:49
Photo Presse Océan - OL

Photo Presse Océan - OL

Cinq ans de prison, dont trois ferme, ont été requis ce jeudi matin contre une transsexuelle de 46 ans, jugée devant les assises de Loire-Atlantique pour avoir injecté en 2011 une dose mortelle de silicone à un transsexuel israélien désirant "féminiser" son corps.

L'avocat général, Olivier Bonhomme, a demandé à la cour d'assises de déclarer coupable Ariana Cabezas Tubon, née Luis Carlos en août 1970 à Guayaquil, en Equateur, des faits d'administration de substance nuisible ayant entraîné la mort sans intention de la donner et d'exercice illégal de la médecine.

L'accusée, qui comparaît libre sous contrôle judiciaire depuis lundi après avoir effectué dix mois de détention provisoire après sa mise en examen en novembre 2011, encourt quinze ans de réclusion criminelle.

Pour l'avocat général, Mme Cabezas Tubon, qui avait acquis une certaine « réputation » dans le milieu transsexuel pour ses injections de silicone, « savait qu'elle agissait mal, pour de l'argent ». « Elle mérite une sanction dissuasive, une peine qui la renvoie en détention, sans qu'elle ne soit trop sévère », a expliqué M. Bonhomme.

L'accusée a reconnu devant la cour avoir procédé en 2010 et 2011 à une quinzaine d'injections clandestines de silicone sur des transsexuelles, un produit, a-t-elle admis mercredi, qu'elle savait nocif et illégal, depuis son interdiction en France en mai 2010.

La victime, Michel, un transsexuel israélien de 27 ans, avait eu recours aux services d'Ariana pour « remodeler son fessier ». Contactée via Facebook, l'accusée avait procédé à l'opération dans un appart-hôtel de Nantes, dans la nuit du 22 au 23 octobre 2011, et injecté deux litres de silicone.

« Je savais qu'il y avait des risques mais je ne pensais pas que ce qui est arrivé à Michel pouvait arriver. (...) Je ne voulais pas lui faire de mal », a déclaré Ariana, en pleurs, mercredi lors de son interrogatoire sur les faits.

La décision de la cour d'assises est attendue dans la soirée.

 

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.
inscription à la lettre d'information générale
logo Presse Océan

Vous avez aimé cet article ?

Recevez gratuitement la newsletter Presse Océan.

Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.